Être mieux dans sa vie professionnelle ne rime pas toujours avec changer de métier

Votre situation professionnelle ne vous convient plus. Elle vous insupporte même tellement, que vous en perdez le sommeil. Vous y pensez tout le temps. Et cet inconfort vous poursuit jusque dans votre vie perso, où vous ne parvenez même plus à profiter pleinement de vos moments en couple ou avec vos enfants.

« Si tout était possible », vous partiriez en claquant la porte de votre entreprise et en chantant « au revoir, au revoir présideeent »…

Et vous pensez à un changement radical. Partir en courant à 180°. Vous ne voulez même plus entendre parler d’un client, d’un bureau, d’un chef, d’une réunion, d’un mail, d’un dossier.

Vous voulez changer de métier. Reprendre une formation. Créer votre boite. Un petit resto. De la médecine chinoise. Devenir coach. N’importe quoi, mais PARTIR. CHANGER. ET VITE.

Alors je vous épargne le suspense. Sur environ 300 clients que nous avons accompagnés avec Solène au moment où j’écris ces mots, les envies de changement qui se soldent par une reconversion professionnelle complète représentent à peine un petit 20%, et encore.

Micro-changer ou tout recommencer, chacun son truc

La reconversion, c’est long. Et ça n’est pas forcément nécessaire pour tout le monde, même pour celui que l’envie de changer radicalement de job rend littéralement malade.

Changer de vie professionnelle, ça peut vouloir dire plein de choses. Du micro-changement d’attitude au boulot, à la reconversion professionnelle complète, tout a le même point de départ, une même envie légitime: Celle d’être professionnellement en phase avec ce que vous êtes vraiment. Remettre du sens dans votre vie professionnelle. Faire quelque chose d’utile. Être reconnu. Avec davantage d’authenticité et de cohérence.

Sauf que dans les faits, le nuancier des possibilités qui s’offrent à vous pour être mieux professionnellement et vous rapprocher de ça, est bien plus riche qu’une reconversion professionnelle à tout prix.

Donc la procrastination n’a plus de sens…vous pouvez faire votre premier pas

Parce que vous vous imaginez que le changement pour être mieux dans son boulot passe forcément par un changement radical, et ben vous vous figurez que ça va être long. Que ça va être dur. Que ça va être pénible. Que ça va être risqué. Et là, franchement, vous n’avez ni l’énergie, ni le temps, ni les moyens.

Trop compliqué, avec les enfants qui sont petits (ou les enfants qui sont grands et qui coûtent plus cher). Et puis votre conjoint a aussi envie de changer, et c’est lui la priorité. Et puis il y a les remboursement de l’emprunt de la maison, encore pour quelques années. Et puis vous avez 48 ans, et « on ne change plus à 48 ans ». Quoi ? Retourner à l’école ? Vous ne vous y voyez pas du tout…Et puis « On sait ce qu’on perd mais on ne sait pas ce qu’on va trouver » (et c’est la bonne nouvelle, puisqu’on pourrait trouver vachement mieux…)

Alors vous procrastinez. Comme on procrastinerait de se préparer à l’ascension de l’Everest (alors que vous vous sentiriez déjà très bien, après une bonne petite rando pour monter au lac d’Oô, les toulousains me comprendront 😉 )

Vous remettez votre prise en main du dossier à plus tard, parce que finalement vous n’êtes pas prioritaire. Parce que le chantier est trop conséquent. Parce que quand vous voyez la dernière ligne de votre bulletin de paie à la fin du mois, vous vous dites que vous n’êtes pas si mal loti, finalement…

Héééé ! Stop !!! Pas de panique ! Vous n’avez pas besoin de tout changer radicalement pour vous sentir mieux dans vos pompes !!

OK, ce que je viens de décrire là, c’est légitime. Changer, ça fait peur, et forcément, ça devra piquer un peu dans la mise en oeuvre. Mais je vais vous donner des exemples, pour vous prouver que chacun peut trouver son compte dans le niveau de changement qui lui convient.

Vous avez différents choix, différents niveaux d’action pour changer

Sur le nuancier du changement il y a plusieurs niveaux d’intensité. À vous de trouver, le niveau de changement qui vous soulagera, vous conviendra, vous apportera de l’oxygène, de la motivation, voire l’envie de tout bouler tellement il a du sens et tellement il a été identifié par vous comme une évidence…

À vous d’envisager « a priori » celui qui vous fait envie aujourd’hui. J’emploie « a priori », parce que par expérience, quand on commence une telle exploration avec son coach, on sait qu’on va soulever le caillou de l’envie de changement, mais on ne sait pas encore ce qui se cache en dessous. Il peut y avoir des vers de terre (de fausses bonnes idées), des fourmis (beaucoup de boulot), et même des trésors… 😉 ) Ce nuancier est bien entendu non exhaustif, puisque chacun trouvera sa propre combinaison pour être mieux dans ses baskets, en fonction du contexte qui lui est propre.

Garder le contexte, changer l’attitude

Parfois, une méchante envie de changement pourra être carrément assouplie à coup de petits (mais costauds) ajustements.

C’est quand vous avez par exemple, envie de changer parce que les relations au boulot ne sont pas satisfaisantes. Et qu’elles vous frustrent, qu’elles vous minent, qu’elles vous font ronger votre frein. Mais le reste va bien. Le boulot vous plaît, et l’entreprise aussi par ailleurs.

Alors cette envie de changement cache en fait un besoin de développer ses compétences en communication avec l’autre : Savoir affirmer ses besoins et ses limites, apaiser les conflits. Être à l’écoute de ses besoins pour comprendre ce qui nous gêne, développer son empathie, sa gestion du stress.

Vous pouvez aussi compléter ce qui vous manque. Si ce qui vous manque est le sentiment d’appartenance à une équipe, vous pouvez mettre en place des choses  pour renforcer vos activités extra-professionnelles et combler ainsi l’étage de la pyramide de Maslow qui ne serait pas nourri au boulot.

Exemple : Ma cliente qui bosse dans l’industrie agro et qui s’est engagée activement dans l’associatif, pour distribuer des repas aux plus démunis. L’équilibre global se refait, et l’apaisement revient (de façon plus ou moins durable et jusqu’à la prochaine envie de changement, chacun son rythme, chacun ses mesures en fonction de son contexte personnel).

Garder l’entreprise, changer de poste

Si vous aimez votre boite, mais que vous avez fait le tour de votre poste, en sentant que vous en avez encore sous la pédale. Dans ce cas, investiguez les sources d’évolution possible en interne. Une fois que ces pistes sont identifiées clairement comme motivantes et ayant du sens, vient la mise en place d’une stratégie, qui impliquera peut-être d’envisager une formation technique, de parfaire sa communication, son affirmation de soi pour effectuer des demandes claires aux personnes intéressées, et de la confiance en soi pour se positionner sur un poste d’envergure « plus importante » peut-être.

Exemple : Mon client responsable financier dans une entreprise, et qui souhaite améliorer sa posture managériale, pour pouvoir prétendre à un poste à dimension plus stratégique dans son groupe. Passionnant, et prometteur.

Garder le métier, changer d’entreprise

Si vous aimez votre métier, mais que cette entreprise ne vous convient plus. Peut-être parce qu’elle vous a déçu, ou parce que les effectifs sont full. Vous avez envie d’un secteur d’activités plus motivant, une taille d’entreprise différente ou un meilleur salaire. Parfois pour un choix de vie de famille dans une région plus plaisante.

Allez donc dépoussiérer les raisons profondes de l’insatisfaction que vous rencontrez, histoire d’être sûr que vous n’allez pas tout changer pour finir par reproduire le même schéma dans une nouvelle entreprise. Et puis quand tout cela sera bien clair, et bien vous attaquerez la partie « et maintenant comment on fait ? », et vous irez chercher ce nouveau boulot ailleurs.

Capitaliser sur ses compétences, créer sa boîte

Il est costaud, ce changement-là. La création d’entreprise, beaucoup en rêvent mais tout le monde ne passe pas à l’acte. Faut dire que la lourdeur administrative, la peur de l’échec, la peur de la prise de risques, et le « je ne sais pas par quoi commencer » peuvent peser lourd sur la décision de s’y mettre, aussi bien intentionné soit-on.

L’envie de changement qui passe par la création d’entreprise touche les soiffards de liberté et d’indépendance, ceux qui veulent fabriquer leur propre Sens de leur travail.

Exemple : Ma cliente ex-cadre dans un service culturel, qui a monté son agence de scénographie, et qui met en lumière son côté créatif. Passionnant 🙂

Tout changer ! Se reconvertir…

Oui, on change tout ! On se re-forme, on créé sa boite, ou on cherche un nouveau boulot qu’on n’a jamais pratiqué, et on redevient junior. Alors oui c’est impactant, oui. C’est long, c’est parfois fatigant, ça peut être engageant financièrement.

Mais c’est aussi passionnant, et ça devient léger du moment qu’on  a choisi cette voie de la reconversion parce que c’était notre évidence, parce que c’était la nôtre.

C’est le changement que j’ai opéré moi-même, en quittant le commerce et le marketing dans de grosses boites pour devenir coach professionnel. En coaching, on parle d’un changement de type II, ou changement de paradigme, changement « lourd » (même si moi, je me sens beaucoup plus légère dans ma nouvelle vie).

L’exploration d’une envie de reconversion est une démarche plus ou moins longue, en fonction du stade d’avancement de votre réflexion au départ du parcours. Selon la méthode, vous allez explorer les raisons de votre insatisfaction du job actuel, poser le cadre de votre job rêvé, étudier sa faisabilité, construire des passerelles pour aller le topper,ou topper ce qui s’en rapproche le plus.

Et si je décidais de ne pas changer ?

Et parfois, pour être mieux dans vos pompes, vous n’avez finalement même pas à changer. Vous prenez le temps d’explorer votre envie de changement, et finalement vous vous dites que vous n’êtes pas si mal. Que ça peut encore durer un peu.

Parce que vos priorités peuvent avoir changé dans l’intervalle. Parce que vous, ou votre contexte personnel a changé. Quoiqu’il en soit, vous sortez de votre exploration soulagé, parce que vous avez donné sa chance à cette envie de changement, et qu’elle ne vous frustrera plus. Vous ne culpabiliserez plus de ne pas avoir pris les choses en main.

Exemple :  Ma cliente venue pour une envie de création d’entreprise, et qui au bout de quelques séances, m’a annoncé sa grossesse et la mise entre parenthèses de son projet de changement, qui était devenu secondaire.

Il y a aussi ce client qui s’est rendu compte au bout de 7 séances, que son projet de changer de situation n’était en fait pas le sien, mais celui de son héritage familial. Prendre conscience de ça l’a rendu mix dans ses pompes, et il continue tranquillement son chemin.

Alors vous l’avez compris, pas forcément besoin d’un méchant changement pour se sentir mieux, mais les méchants changements sont à la portée de tous quand même. C’est juste une histoire de méthode de connaissance de soi.

Et si vous preniez un premier pas, pour votre changement pro ?

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2 réflexions au sujet de « Être mieux dans sa vie professionnelle ne rime pas toujours avec changer de métier »

  1. Bonjour,
    Je viens de dévorer plusieurs articles publiés sur votre blog, édifiant de clairvoyance. Je suis actuellement en coaching de carrière et à la lecture de vos mots, les choses me semblent davantage posées, les questions à se poser sont si pertinentes. Bravo et surtout un grand merci…

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