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Tu feras du commerce, ma fille…

J’ai grandi dans une famille de commerçants dans un petit village alsacien. Enfant, je voyais ma mère vendre des fleurs dans notre boutique, située au sous-sol de la maison. J’adorais jouer dans ce magasin, qui était pour ma sœur et moi un lieu de vie et d’amusement. Je ne savais pas ce qu’était une cliente : je pensais que ma mère aussi, jouait à la marchande avec ses copines 🙂 Ce que j’en garde aujourd’hui, c’est que l’activité professionnelle doit être simple à vivre, et synonyme de plaisir au quotidien…en partie parce qu’elle est intimement liée à l’équilibre global de chacun.

Vendre…puis « se vendre », pour trouver un job

Mon avenir était tout tracé, j’allais travailler dans le commerce ! De petit job en petit job, à 21 ans je deviens manager d’une équipe de vendeurs. Puis je finis mes études avec un diplôme de Sup de Co en poche, prête à me poser sur le monde du travail comme sur un petit nuage (et faire la fierté de mes parents !). Alors je postule dans les plus belles entreprises, j’obtiens de nombreux entretiens, ma motivation est sans faille pour obtenir THE poste, que je finis par décrocher chez un célèbre fabricant de yaourts, la crème de la crème des entreprises, surtout pour une jeune fraîchement sortie d’école de commerce. Là, je suis formée à la vente et au commerce par les meilleurs. Des gens brillants.

Deux ans passent à travailler tous les jours dans la boite de mes rêves. Jusqu’à l’annonce d’un premier plan social... Pas grave. Je prends les devants et je pars me vendre dans une autre entreprise, plus petite. Je m’investis, je me montre mobile, je n’ai même pas le temps d’avoir une vie personnelle, puisque je suis en déplacement sur toute la France en permanence. Et là, surprise, l’annonce d’un nouveau plan social. Et c’est le début de la spirale négative : Manque de reconnaissance, perte de confiance en soi et de motivation, liés à une vraie perte de Sens : « Est-ce que tout cela en vaut vraiment la peine ? »…Donc, pour ne pas tout gâcher quand même, je reste quelques temps dans le (beau et grand) placard que l’on me propose alors, et au bout de quelques mois je décide finalement de prendre le risque : JE PARS.

 Et si je changeais de voie ?

Après quelques dizaines d’entretiens d’embauche, me revoilà dans une nouvelle entreprise, et à nouveau dans le commerce (ben oui, on va au plus simple). Mais complètement éteinte, cette fois. Je n’éprouvais plus aucun plaisir à me lever le matin, je tombais régulièrement malade, je dormais mal, je n’y croyais plus, j’avais l’impression d’être un numéro, et cerise sur le gâteau, la culture d’entreprise et le mode de management dans cette entreprise étaient carrément trop asphyxiants pour moi… J’avais besoin d’autre chose mais j’entendais mon entourage me dire « On ne quitte pas une grosse boite comme ça », « Tu n’imagines pas la chance que tu as d’avoir un boulot », « C’est la crise, tu ne retrouveras plus rien d’autre », « T’en as pas marre de tout le temps changer ? Tu ne voudrais pas te stabiliser, maintenant ? »

Et vous savez quoi ??? Je l’ai fait quand même (rien à perdre, la situation ne pouvait pas être pire). Donc : rupture conventionnelle, accompagnement Pôle Emploi (entre deux portes) et rendez-vous à l’Apec, bilan de compétences (que je n’ai personnellement pas trouvé très utile…  « travailler dans le commerce », super, merci, j’ai déjà essayé).

Ma reconversion professionnelle : La réussite de l’autre

J’ai donc constaté que les dizaines d’heures d’accompagnement reçues n’avaient rien donné et ne donneraient rien (je connaissais très peu le coaching à l’époque, et n’y avais même pas pensé pour m’aider, dommage j’aurais gagné du temps…). Mais j’avais décidé de me débrouiller toute seule, de ne compter que sur moi-même et de m’en sortir par le haut: donc  j’ai donné du soutien scolaire à des enfants déscolarisés pour raison de santé. Vachement moins bling bling que ma boite à yaourts, mais n’empêche que…

BANCO ! Le plaisir et la motivation ont été au rendez-vous :  Mais oui, en fait j’avais juste besoin de me sentir utile ! J’avais juste besoin de contribuer à la réussite de l’autre, c’est ça qui m’animait !

Alors cette question s’est posée : « Comment je pourrais donner un coup de main aux autres en capitalisant sur le domaine pour lequel je suis la meilleure ? » . Sans l’ombre d’un doute, mon domaine d’excellence est le commerce (la vente, l’écoute, la mise en valeur d’une offre…) D’où ma décision : « Je vais apprendre aux autres à se vendre, à se mettre en valeur, pour qu’ils s’épanouissent dans leur vie professionnelle » . Même à ceux qui ne savent pas le faire, ou qui ont peur de changer, d’ailleurs. Parce qu’aujourd’hui, pas le choix, il faut se distinguer, sortir du lot, pour se permettre d’obtenir le job de ses rêves. Cette discipline, ça s’appelle le « Personal Branding ».

De la vente au coaching : Reconversion professionnelle réussie !

Une fois cela identifié, le plus dur était fait. Les choix de formation qui suivirent ne furent qu’une formalité : PNL, analyse transactionnelle, plusieurs centaines d’heures de formation au coaching professionnel à l’université, supervision, et tous les outils qui vont bien.

Aujourd’hui, je soutiens et j’accompagne ceux qui veulent se reconvertir, trouver un (bon) job, ou monter en confort à leur poste en améliorant leur quotidien (performance, communication, relations, leadership). Ce fameux épanouissement professionnel, en fait.

Aujourd’hui nous sommes un petit cabinet de 2 consultantes permanentes, et nos clients sont partout dans le monde francophone : France, Québec, Suisse, Sénégal, Brésil…(merci SKYPE !). Je travaille avec des particuliers et des entreprises (vous pourrez visiter mon autre blog dédié ici), pour accompagner leurs demandes de changement, et pour faire monter leur vie professionnelle d’un niveau (et celles de leurs collaborateurs !).

Je suis donc coach professionnel, mais aussi formatrice. J’interviens dans l’enseignement supérieur pour accompagner les jeunes dans la construction de leur projet pro. J’anime également des ateliers dans des cabinets de conseil RH et d’outplacement sur le thème de « savoir se vendre » ou du « Personal Branding ». J’anime des conférences, et mes blogs reçoivent des milliers de visiteurs par jour.

Comme vous le voyez, je suis passée par tous ces questionnements qui peuvent vous poser problème aujourd’hui, à vous aussi. Alors pour finir, je vais vous donner un conseil, qu’un certain Confucius m’a soufflé…

« Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras jamais à travailler un seul jour dans ta vie »

Si si, je vous jure que c’est vrai 🙂

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