Le choix des outils en coaching

Comme vous le savez si vous avez lu mon billet « comment bien choisir son coach ? », un coach professionnel a l’obligation de se former de manière continue tout au long de sa vie de coach, et doit actualiser ses connaissances régulièrement, du moment où il adhère et respecte la déontologie de son métier. Et justement cette semaine, je discutais au téléphone avec une copine coach qui revenait tout juste de ce type de formation, à savoir un séminaire de Process Communication®.

La Process Communication®, un outil de coaching

Pour vous l’expliquer de manière simplifiée, la Process Communication® est un modèle mis au point dans les années 70 par un analyste transactionnel. Ce modèle permet de décrypter nos comportements et relations en nous rangeant dans un des 6 grands profils de personnalité qui ont été établis. On part du principe que chaque type de personnalité a des besoins différents, et du coup, 6 manières d’améliorer sa communication, de résoudre ses problèmes, et plein d’autres choses encore. Donc tout le monde a un type de personnalité préféré qui constitue sa base, mais peut passer en fonction du contexte, par d’autres profils sous forme de « phases ». Vous me suivez ?

Les types de personnalité de la Process communication®

Les 6 types de personnalité de la Process com’ sont :

  • Le type « Travaillomane »

Il est logique, factuel, motivé par l’atteinte d’objectifs, aime être reconnu pour son travail, et axé sur la pensée avant l’action

  • Le type « Rêveur »

Il est calme, tranquille, motivé par les consignes, aime prendre son temps, il est axé sur la pensée/réflexion et a besoin d’un stimuli extérieur pour passer à l’action

  • Le type « Persévérant »

il a des convictions, est motivé par ses opinions, aime l’adhésion et a besoin de croire en ce qu’il fait pour agir

  • Le type « Rebelle »

il est spontané, jovial, créatif, et son action est motivée par la qualité de la relation

  • Le type « Promoteur »

il est solitaire et fonceur, il a besoin de nouveauté et de résultats immédiats, il s’adapte tel un caméléon

  • Le type « Empathique »

il est chaleureux, sensible, motivé par les relations, et axé sur les émotions

Le coaching est fait pour sortir les gens de leur tiroir

Alors je vous le dis tout net, je ne suis pas fan du tout de ce genre de grille de lecture et je ne travaille jamais sur cette base avec mes clients (ni avec le MBTI ou avec leurs copains, ni même avec le bilan de compétences), parce que le métier de coach tel que je l’entends, c’est justement de faire sortir les gens de leur tiroir étiqueté, pour les faire aller plus loin, et élargir leur cadre de réflexion et afin de s’élargir à de nouveaux comportements.

En effet : comment amener quelqu’un à casser les préjugés qu’il a sur lui-même, quand on démarre en lui disant « toi, tu es plutôt bleu », ou « toi tu es plutôt rouge » ? Ben oui forcément :  si le coach, ou le test de personnalité me disent que je suis plutôt « Rebelle », et que j’ai toujours pensé d’ailleurs que j’étais plutôt « Rebelle », et puis c’est ce qu’on m’a toujours dit, comment pourrais-je changer ? Et du coup, je vais me figurer dès le départ que tous les trucs qu’un « Rebelle » ne fait pas d’habitude, vont être difficile pour moi a priori. C’est limitant, non ?

Je crois que, nous autres les humains, nous sommes beaucoup plus complexes et riches que ça. D’ ailleurs moi-même quelquefois, je suis bleue le lundi et rouge le mardi. Et même parfois, je suis rouge quand je me réveille le matin, et bleue quand je me couche le soir-même.

A chaque coach son outil préféré

Toutefois, ça n’est pas parce que Bérangère Touchemann n’est pas fan de l’outil Process Communication®, que l’outil Process Communication® n’est pas bon.

Le choix des outils en coaching est complètement subjectif, et chaque coach professionnel a son/ses outils préférés. Il n’y a d’ailleurs pas de bon ou de mauvais outil en soi, car tout dépend de la manière dont on l’utilise. Il y a même du coaching minimaliste, qui n’utilise pas d’autre outil ou modèle que le questionnement pur (la maïeutique).  Ce qui est certain, c’est que si la personne coachée tire un bénéfice de l’utilisation d’un outil par son coach, et que la compréhension de certains points lui permet d’avancer et d’atteindre de son objectif, alors BANCO, on garde.

Mon choix d’outils pour ma pratique du coaching

Chaque coach professionnel a ses préférences au niveau des outils qu’il utilise comme base de travail. On parle de « cadre de référence ». Certains utilisent la PNL, d’autres l’Analyse Transactionnelle, d’autres le coaching systémique,  et d’autres encore vont mixer coaching et conseil. Moi par exemple, dans ma pratique je trouve intéressant d’être agile, et de choisir tantôt l’un ou l’autre de ces cadres, en fonction de la situation. J’aime aussi les outils très terre-à-terre comme le CV, en coaching avec mes clients. Je peux même l’utiliser, si la situation s’y prête, avec les clients en poste au moment du coaching, et qui viennent me trouver pour une problématique de leadership, de conflit au travail, de management, ou de gestion du stress, et pas forcément pour trouver un emploi.

L’outil-CV est plus riche qu’il n’y parait, et permet, par un travail approfondi de questionnement et d’échange avec son coach, de reconnecter avec ses réalisations et son parcours, et donc de regagner très vite des points de confiance en soi, ce qui facilite le travail pour la suite.

Le coach professionnel de base promoteur

Alors vous voulez quand même savoir quelle est ma base, en Process Communication®  ?  Et bien moi, j’aurais plutôt une base « promoteur » : La solitaire fonceuse qui a besoin de nouveauté et de résultats immédiats, et qui s’adapte comme un caméléon pour saisir les opportunités. Un profil d’entrepreneur, en somme.

Alors oui, il est vrai que j’ai besoin de solitude pour ma réflexion avant de passer à l’action. J’aime vivre ma vie comme je l’entends, et ne pas devoir attendre sur une équipe ou sur le « go » d’un chef pour passer à l’action. C’est d’ailleurs pour cette raison que le mille-feuilles hiérarchique de la grande entreprise m’a rapidement agaçée.

Du coup, aujourd’hui je me sens comme un poisson dans l’eau dans ma vie de coach de carrière à mon compte, et complètement libre d’aller dans ma direction, et à mon rythme (rapide). Ce besoin d’action reflète exactement ma vision du coaching et de l’accompagnement que je pratique avec mes clients : Agir, agir, et agir encore.

Bien entendu, je suis une coach de base « promoteur », mais je me sens aussi « rêveur », « empathique » et « rebelle ». Et puis tantôt non. Bref, ça n’est pas un portrait fixe, et la Process Communication® l’explique bien, d’ailleurs.

Le client du coach promoteur

Alors comme vous l’avez compris, je n’en sais rien, de ce que je suis d’après la Process Com’, et puis je m’en fiche un peu d’ailleurs, parce que je suis moi et tout va bien.

En coaching, on dit qu’on a les clients qui nous ressemblent. Effectivement, mes clients m’amènent souvent en séance une problématique que j’ai déjà rencontrée moi-même (reconversion, recherche d’emploi, bloquée à un poste en interne), ou une situation dans laquelle je me sentirais moi-même en difficulté (oui oui, le coach aussi a des difficultés, il n’est pas un super-héros 🙂 )

Dans la même logique, j’ai beaucoup de clients en questionnement sur leur reconversion, et qui souhaitent explorer la piste de la création d’entreprise (tiens tiens, comme par hasard). Je rencontre aussi fréquemment le cas de la personne en situation de confort matériel à son poste, mais pas heureuse au travail parce que pas reconnue par son entreprise, ou en manque de nourriture intellectuelle. Ca me rappelle quelqu’un, il n’y a donc pas de hasard…

Pour en savoir plus sur la Process Com, cet ouvrage constitue une bonne base pour connaître sa base et ses phases. Bonne lecture !

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