L’importance de l’entretien exploratoire en coaching individuel

Cher lecteur. Si vous êtes en train de lire cet article, c’est que vous vous intéressez au monde merveilleux de l’accompagnement, et aux nombreux bénéfices qu’un parcours de coaching individuel pourrait apporter à votre vie professionnelle (et personnelle par ricochet, évidemment). Vous envisagez peut-être même de vous faire accompagner de façon imminente, ou de faire accompagner l’un de vos collaborateurs par un coach professionnel, que vous êtes en train de choisir sur la toile…

Très bonne initiative, bravo ! Chez coachingdecarriere.com, on aime, on accueille avec plaisir, et on adore travailler avec les personnes qui sont dans une dynamique d’action et de mouvement, hop hop hop ! Et si vous êtes là, c’est que vous y êtes, dans le mouvement. Donc, WELCOME !

Trouver un coach pour passer à l’action

Si vous venez trouver un coach, c’est que vous cherchez des réponses à vos questions, et que le changement, petit ou gros, ne saurait tarder. En tous cas, vous en avez envie. Mais la plupart du temps, à ce stade, l’avenir est assez flou. Vous avez peut-être besoin de structurer votre réflexion sur ces idées qui vont et qui viennent (et que vous jugez un peu folles parfois), vous avez peut-être besoin aussi d’un regard neutre sur vos projets qui pourraient être de l’ordre de « changer de boulot », « changer de boite », « apprendre un nouveau métier », « créer votre entreprise », « changer de service », etc.

Et vous avez tout juste. On vient voir un coach quand on a une demande de changement, et quand on est prêt à s’engager dans une réflexion sérieuse et structurée pour trouver les réponses à ces questions et cet inconfort qui nous prennent du temps sur notre sommeil, et on ne vient trouver un coach QUE pour cela.

Qu’est-ce qu’un « entretien exploratoire » en coaching individuel ?

Et c’est bien pour être sûr que vous venez pour ces bonnes raisons, que votre coach (professionnel) doit vous proposer ce que l’on appelle dans le métier un « entretien exploratoire » avant de démarrer tout travail de coaching, ou de vous faire toute proposition. Certains coaches l’appellent aussi « entretien préalable ».

Cet entretien a pour but de définir si le coaching peut avoir lieu entre le coach et la personne à coacher potentiellement, vous. Alors chaque coach à son propre fonctionnement. Ce que nous proposons, nous, c’est un entretien en face-à-face ou à distance d’une durée de plus ou moins 30 minutes, et libre de tout engagement.

Le futur coaché y pose sa situation, pendant que le coach vérifie que cette demande soit bien une demande qui puisse être accompagnée par un coaching, et chacune des parties prend le temps de vérifier que le feeling et la communication passent, et qu’il sera possible de travailler ensemble.

L’entretien exploratoire en coaching peut-il ne pas être concluant ?

Oh que oui, et c’est même mieux pour le coach, et pour la personne coachée. Il existe plusieurs cas de figure.

Le client ne choisit pas le coach

C’est ce qui arrive quand la décision de vous engager avec le coach rencontré ne vous paraît pas évidente à la fin de cette séance exploratoire. C’est ce que nous, les coaches, appelons « l’alliance », qui ne s’est pas encore faite. Je vous conseille donc d’en rencontrer un, voire deux autres, pour pouvoir comparer leurs approches.

Autres exemples, quand les outils présentés par le coach ne vous parlent pas. Ou encore quand vous n’adhérez pas à la méthode d’intervention qu’il vous présente. Ou enfin quand le coach prend la posture de vendeur, et que ça vous agace…

Petite réserve : Rencontrer plusieurs coaches pour pouvoir bien choisir le sien, c’est normal. Mais si l’indécision persiste, posez-vous tout de même la question suivante : « En quoi mon indécision persistante est-elle une résistance au changement de ma part ? »

Le coach ne peut pas accepter la demande du client

Le coach, lui aussi, peut décider de ne pas poursuivre avec un potentiel client. Parfois, la demande formulée ne répond pas aux standards de déontologie auxquelles adhère le coach. Dans ce cas, le coach doit refuser d’accompagner le client. Par exemple, il m’est déjà arrivé de refuser la demande d’un client qui était « je souhaite quitter cette boite, aidez-moi à trouver autre chose », alors que la demande de son responsable RH (accessoirement le financeur du coaching), était plutôt « nous souhaitons faire accompagner notre collaborateur pour qu’il sache mieux communiquer avec son équipe commerciale, avec qui il a des difficultés ». Il était donc impossible pour moi d’honorer cette demande, déontologie oblige. Merci l’entretien exploratoire !

Il m’est aussi arrivé de devoir dire non à une jeune fille qui m’avait sollicitée pour trouver son orientation post-bac, et chez qui j’avais, en l’écoutant durant l’entretien exploratoire, décelé une trop grande souffrance liée à un situation personnelle actuelle hyper compliquée, et des freins à l’action vraiment trop importants. Lorsque le stade de l’inconfort est dépassé pour atteindre celui de la souffrance et de manière trop évidente, personnellement je n’imagine pas prendre en charge l’accompagnement en question. En revanche, je suis capable d’adresser le sujet à une autre personne-ressource, comme un psychologue, un sophrologue, un médecin, ou même le médecin du travail.

Dans d’autres cas encore, la demande de la personne à coacher sera plutôt de l’ordre de la formation ou du conseil. Si les domaines concernés par la demande appartiennent au champ de compétences du coach, l’accompagnement peut avoir lieu. Dans ce cas, c’est un contrat spécifique de formation ou conseil qui sera proposé, mais pas un contrat de coaching.

D’ordre général, quand le coach sent qu’il n’est pas compétent pour mener l’accompagnement, il ne doit pas poursuivre avec le client.

Et si l’entretien exploratoire est concluant ?

Alors c’est super, le coach et le futur coaché se sont choisis. Le coach doit alors proposer un contrat écrit à la personne, dans lequel seront repris les éléments qui ont été décidés ensemble oralement : Thèmes (ou objectifs) du coaching, nombre, durée, fréquence et lieu des séances, tarif de l’accompagnement proposé, et code de déontologie auquel adhère le coach.

La séance exploratoire étant la séance « zéro », il ne reste plus au binôme coach-coaché qu’à fixer un rendez-vous pour la séance 1, au cours de laquelle seront affinés les objectifs et où le travail commencera concrètement.

Si le coaching est financé par une entreprise, alors le coach doit également rencontrer le «donneur d’ordre », à savoir le responsable RH ou le service formation financeur, et parfois le manager opérationnel commanditaire, pour vérifier que les objectifs de chacun sont bien convergents. On appelle cet entretien un « entretien tripartite ».

Vous aussi, vous avez une petite (ou grosse) envie de changement professionnel et vous souhaitez en savoir plus sur nos différents accompagements ? Contactez-nous !

Et pour en apprendre davantage sur le coaching professionnel au sens large, nous vous conseillons ce basique de François Délivré :

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