Mauvais management : Avez-vous un manager qui fait peur ?

 

J’ai rédigé cet article pendant la période d’Halloween, ce qui m’a donné envie de parler du sujet brûlant de la peur au travail, ou plutôt…des « patrons qui font peur ». BOUH !

Figurez-vous que les « mauvais patrons », ou « mauvais managers », sont la première cause de départ de l’entreprise pour un employé, d’après Gallup.

Les victimes d’un mauvais manager

Malheureusement, une équipe gérée par un mauvais manager ne tourne pas rond. On peut y constater des arrêtes maladie à répétition, des conflits internes, un important turnover. Et c’est qui qui paye les pots cassés ? Ben, tout le monde :

  • Les collaborateurs qui sont mal managés et qui sont, du coup, démotivés, tristes et/ou en manque de reconnaissance. Cela peut devenir très sérieux et mener parfois à une situation de burn-out, et c’est très grave. Pour info, l’entreprise a aujourd’ hui une obligation de résultats, concernant la santé de ses salariés à ce propos.
  • L’entreprise, car bien entendu, des collaborateurs qui sont patraques et qui viennent bosser avec la boule au ventre, qui sont démotivés, ça n’est ni productif, ni efficace, ni performant. C’est ballot, car la productivité, la performance et l’efficacité, c’est justement ce dont l’entreprise a besoin pour faire des profits dans notre contexte économique hyper-concurrentiel.
  • Le manager lui-même, parce qu’il doit sans arrêt vivre dans la pression et le conflit avec ses collaborateurs. Il subit également la pression des chiffres qui vient « d’en-haut ». Bref, le manager se retrouve entre le marteau et l’enclume et se sent souvent bien seul. Il a d’ailleurs, rarement le courage de demander de l’aide, notamment quand il est jeune manager et se pense dans l’obligation d’être « bon tout de suite ».
  • Les clients de l’entreprise. Hé oui, les clients ont de plus en plus envie de se fournir chez des entreprises responsables et soucieuses du bien-être de leurs salariés et de leurs clients, pour un monde meilleur. L’entreprise veut pouvoir utiliser sa marque pour attirer de nouveaux talents (que je considère ici comme des clients), et de nouveaux clients. Alors imaginez des entreprises ou administrations au management douteux qui font le bad buzz pour cause de suicide sur le lieu de travail ou burn-out en série…Vous auriez envie d’y bosser, vous ?

Coaching professionnel et meilleur management

En tant que coach professionnel, j’accompagne par exemple des managers qui souhaitent « mieux manager », en montant en compétences dans leur leadership ou leur capacité à communiquer. Le tout afin d’améliorer les performances de l’équipe. J’en parle d’ailleurs sur mon autre blog, Touchemann  Co. Hé oui, on ne « naît » pas manager, ça s’apprend, ça se travaille, et sur le long terme.

Et dans mes accompagnements de coaching de carrière, je rencontre aussi des collaborateurs, qui sont démotivés par leur travail, qui n’arrivent pas à communiquer avec leur manager, et qui se sentent mal dans leur entreprise. Parfois, ils en ont même envie de tout plaquer. 

L’idée est de proposer à tout ce petit monde un accompagnement professionnel, dans un cadre de réflexion et d’action pour passer ces épreuves (parfois qui oscillent entre simple inconfort et grande souffrance, donc à prendre très au sérieux…)

 Comment reconnaître un « mauvais manager » ?

Les raisons d’un inconfort dans l’entreprise sont souvent dûes à des problèmes de management. Sur la palette du « manager qui fait peur»,  on peut rencontrer les mauvais managers qui sont juste mal formés ou mal choisis, ce qui les rend maladroits, mais on rencontre aussi les harceleurs ou autres pervers narcissiques, et là, …juste fuyez avant de vous abîmer pour de bon.

Alors, comment est le vôtre, parmi les 10 suivants ? Et si vous êtes vous-même manager, vous reconnaissez-vous ?

  1. Le manager qui harcèle

Votre patron vous traque, il est derrière votre épaule et scrute tout ce que vous faites, et ceci à plusieurs reprises tout au long de la journée. Il vérifie tout. Vous sentez qu’il ne vous fait pas confiance. Il ne respecte  pas vos temps « off », et il vous appelle systématiquement en dehors des heures de boulot. Vous avez l’impression d’être son centre du monde, il ne vous fiche pas la paix.

  1. Le manager non-équitable

Votre manager a des employés « préférés » avec lesquels il n’a pas les mêmes exigences qu’avec les autres, pour X ou Y raison. Parfois parce que ceux-ci l’ouvrent plus fort que lui quand quelque chose ne va pas. Parfois parce qu’ils sont plus compétents que lui, et qu’il a lui-même secrètement peur d’eux, et de leur pouvoir de nuisance sur son travail et/ou son statut.

  1. Le manager vicieux

Votre patron demande à vous rencontrer vendredi en fin d’après-midi, juste avant de partir en week-end, et pour un motif qu’il ne vous dit pas (ça, c’est pervers). Si bien que vous vous demandez à quelle sauce vous allez être mangé, vous vous posez des questions et montez en pression. Tout cela manque de transparence et de considération…

  1. Le manager parachuté

Parfois, il arrive qu’un manager soit un très mauvais technicien, et qu’il ait obtenu une promotion interne sur un poste managérial parce que son N+1 de l’équipe précédente, dans un autre service, voulait se débarrasser de lui. Cela créé une rivalité avec les collaborateurs de sa propre équipe quand il devient manager à son tour, vis-à-vis de laquelle il est complexé, parce qu’il réalise très bien qu’il n’est pas à niveau.

  1. Le manager stressant

Etre chapeauté par un manager qui ne sait pas gérer son propre stress vis-à-vis des objectifs qu’il a à tenir et aux difficultés qu’il rencontre, peut être très anxiogène pour l’équipe. Une atmosphère de pression va régner, et le stress deviendra communicatif. Inutile de compter sur les stimulations et encouragements, dans ces cas-là, pour vous aider à avancer.

  1. Le manager indiscret

Quand un patron se confie à vous sur sa vie privée, ça fait peur, et c’est fait, consciemment ou pas, pour impliquer votre affect. C’est comment dire…manipulatoire. Et c’est de toutes les façons inapproprié dans un contexte professionnel. Faites barrage.

  1. Le manager de mauvaise foi

C’est le manager qui n’avoue jamais qu’il a tort, et surtout qui ne peut pas concevoir que vous ayez raison, ce qui voudrait dire que son autorité est remise en question. Ces patrons-là, en général, ne savent pas encourager. J’ai l’exemple d’une cliente commerciale qui est régulièrement la seule dans son équipe à atteindre son objectif de chiffre d’affaires. Mais son patron lui reproche de ne pas avoir un nombre de rendez-vous quotidiens assez important. Lorsqu’elle a dit « pourtant mon objectif de CA est atteint, et avec moins de rendez-vous, donc j’ai été plus efficiente que les autres », son patron lui répond « mais on ne t’avait pas posé un très gros objectif,  tu peux mieux faire »…AU SECOURS !!

  1. Le manager girouette

Le mauvais manager est celui qui est capable de vous donner un ordre et un contre-ordre, comme si de rien n’était dans la même semaine, voire journée. Ils font partie de ces managers très démotivants qui n’ont aux-même pas vraiment de vision ni de visibilité sur l’environnement, qui gèrent leur service ou leur entreprise de façon court-termiste, et qui pensent que si l’objectif n’est pas atteint, c’est la faute à ses commerciaux qui sont fainéants… AU SECOURS (bis)

  1. Le manager « tout à l’égo »

La manager qui fait peur, c’est celui qui pense qu’il existe une seule, une unique, une meilleure manière de faire : la sienne. C’est le manager « tout à l’égo » (je ne sais plus de qui est l’expression, mais j’ai adoré). C’est inintéressant pour tout le monde. Les collaborateurs ne se sentent pas écoutés, pas valorisés, donc peu reconnus et démotivés.

  1. 10. Le manager qui ne sait pas donner de signes de reconnaissance

Un patron qui fait peur, c’est celui qui ne trouve pas le moyen de reconnaître que vous avez fait du bon boulot et que vous avez bossé dur. Pas un mot gentil, juste un encouragement pincé de temps en temps, voire pas du tout. On les rencontre trop souvent en entreprise, malheureusement. Peut-être se sentent-ils menacés par le succès de leurs collaborateurs par peur d’être dépassés ? Peut-être n’ont-ils jamais appris à féliciter et ça n’est pas de leur faute ?

Vous vous êtes reconnu dans ces caricatures, en tant que collaborateur ou manager ? Si vous n’êtes pas bien dans vos baskets au boulot parce que ce type de management est difficile à gérer pour vous, contactez-nous, nous pouvons vous aider.

En attendant, vous pouvez aussi lui offrir ce bouquin, en cliquant sur ce lien affilié :

4 réflexions au sujet de « Mauvais management : Avez-vous un manager qui fait peur ? »

  1. Bonjour,

    Que faire lorsque l’on travaille avec une manager d’une cinquantaine d’années et qui a un comportement « puer aeternus » ?
    Je m’explique…
    Lorsque je suis arrivée dans mon entreprise (filiale d’une grande entreprise), j’ai été embauchée en tant que responsable de pôle comptable. Un jour (au début de mon intégration), j’avais déjeuné avec une personne que j’encadrais sans pour autant familiariser avec elle. Le lendemain, la chef du service comptable est venue me demander pourquoi j’avais déjeuner avec cette collègue. Elle m’a insinuée que je ne devais pas. Je n’avais pas compris pourquoi elle s’était comportée ainsi… Après une petite enquête discrète, j’avais appris que ces deux personnes avaient un antécédant conflictuel. Nous étions dans un service de 8 personnes et tous avaient reçu l’ordre de ne pas déjeuner avec cette collègue (plutôt agréable). Celui ou celle qui avait le malheur de déjeuner avec elle était ostracisé d’office ! Et pourtant, cette chef de service déjeunait avec des personnes qu’elle encadrait.
    Quel piètre manager ! Elle réagissait selon ses humeurs et sa propre subjectivité. Elle compensait sa médiocrité par le vice et la manipulation…
    Un jour, en son absence, j’étais allée déjeuner avec cette même collègue. Le lendemain, la chef était au courant. Et là, avait commencé ma mise à l’écart : tous mes collègues (du service) ne m’adressaient plus la parole, m’évitaient… La chef avait commencé à me retirer des dossiers… Pour faire court, je me suis retrouvée au placard ! pour une histoire de déjeuner !
    Ainsi, j’avais décidé de travailler seule. J’ai programmé mon départ en passant un concours. Aujourd’hui, je travaille au contact des entreprises, seule les 3/4 du temps. J’ai des objectifs à atteindre mais au moins, je travaille sereinement. Travailler ce n’est pas subir les méandres d’un ou d’une pseudo-manager. Mais vous, comment auriez-vous réagi ?
    Madame, je ne dénigre pas votre ambition mais aujourd’hui, il y a beaucoup de personnes dégénérées dans le monde du travail.
    Très sincèrement, à part quitter une entreprise où l’ambiance de travail est exécrable, je ne vois pas ce que l’on peut faire d’autre.
    Hélas, pour certaines personnes, c’est Halloween tous les jours… Ce sont les mentalités qui doivent changer en l’occurence, celles des managers… Ce n’est pas gagné.
    Bien cordialement

    1. Merci de votre témoignage, Linda. Alors oui, chacun son histoire avec son manager. Votre choix a été de quitter l’entreprise en question, c’est courageux, et c’est la solution qui a été la meilleure pour vous à ce moment-là. Chaque personne, avec sa subjectivité, réagira à sa façon, et ces situations sont infiniment complexes. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise solution, chacun doit trouver la sienne, au moment qui est le sien.

  2. Bonjour,
    Merci pour cet article qui m’aide à y voir plus clair. Je suis de plus en plus démotivée au travail et ces derniers temps j’arrive même avec 10 minutes de retard pratiquement tous les jours. Dès que je mets les pieds dans mon bureau, je suis de mauvaise humeur.
    Je ne supporte plus le manque de reconnaissance, et le manque d’opportunité d’évolution. Au sein de la boîte, c’est le copinage plutôt que les compétences qui prime lorsque l’on veut être récompensé. Et l’avancement est réservé au lèches bottes/chouchous du patron.

    Je constate que le problème ne vient uniquement pas de moi, et qu’il est temps de reprendre confiance en mes capacités afin d’évoluer dans ma carrière et mener à bien une future recherche d’emploi.

    1. Bonjour Isa, merci pour ce commentaire, votre situation a effectivement l’air inconfortable…Et bien sûr, ce qui me vient, là, c’est « PARTEZ!!! » avant que ce quotidien dévalorisant ne viennent toucher profondément votre estime de soi, ce qui rendrait les choses plus difficiles à « réparer » ensuite…

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