Vous manquez de reconnaissance au travail ?

 

L’autre jour, j’ai accompagné une jeune femme sur son changement de job. Elle est commerciale, plutôt junior.

Elle me décrivait sa situation avec son N+1.

Ce genre de chef…(soupir) me fait me féliciter tous les jours d’avoir quitté la vie salariée pour travailler à mon propre compte.

Je vous donne le pitch :

Elle connait une méchante frustration au travail.

Quand elle est arrivée sur le poste, son boss ne l’a pas vraiment formée, et elle doit se débrouiller toute seule en cas de problème.

Il ne la félicite pas pour les grosses affaires qu’elle lui ramène, car il les considère comme un dû. Du style « ben quoi, tu veux une médaille ? T’es payée pour ça… »

Il l’accompagne juste le jour de la signature des contrats, pour s’approprier l’affaire et ne lui dit jamais merci.

Ensuite, il s’approprie les affaires gagnées lors des réunions mensuelles.

 

Reconnaissance au travail : Un ptit merci de temps en temps

Alors qu’est ce qui lui manque, au point d’être si mal dans ses baskets aujourd’hui ?

Et bien il lui manque un ptit « MERCI » de temps en temps.

Un ptit merci qui veut dire « tu as fait du bon boulot », ou encore « tu es quelqu’un de fiable ». Bref, un ptit merci qui ne mange pas de pain, qui rassure quelqu’un qui démarre dans une entreprise (ou qui y est depuis longtemps, d’ailleurs), un ptit merci gentil, poli et normal.

Donner de la reconnaissance au travail, c’est dur ?

Mais nous ne sommes pas tous égaux devant le don de signes de reconnaissance à l’autre.

Et il y a plein de manière de contourner la chose.

Il y a d’abord l’ultra-fermé « je ne donne aucun signe de reconnaissance, et puis d’abord je n’en donne pas à ma femme non plus, alors… ».

Il y a aussi l’orgueilleux «je n’en ai pas reçu non plus, moi. Donc je ne vois pas pourquoi j’en donnerais »,

On a aussi l’innocent « je n’ai jamais appris à en donner et je ne me rends même pas compte que je n’en donne pas »,

Ou même le vicieux « si je dis que c’est bien, il va pouvoir me demander quelque chose, je me méfie »…Et il y en a plein d’autres.

Gratitude et reconnaissance au travail

Obtenir de la reconnaissance et de la gratitude au boulot, ça fait du bien.

Si vous en manquez, pour ne pas en souffrir, il y a plusieurs options, à prendre une par une ou simultanément :

  • Apprendre à s’affirmer pour savoir demander explicitement des signes de reconnaissance
  • S’auto-reconnaître de manière assez forte pour ne pas dépendre de la reconnaissance des autres
  • Partir
  • Donner de la reconnaissance soi-même, pour en recevoir mécaniquement en retour

J’aime bien cette dernière option, parce qu’elle me fait venir deux idées agréables là tout de suite.

D’abord cette fabuleuse phrase de Gandhi, qui dit « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ».

Ben oui, tout changement commence par soi-même.

Ça a l’air simple comme ça, mais parfois on a la tête dans le guidon du quotidien et pas assez de recul pour repérer la marge de manœuvre dont on dispose pour faire évoluer les choses au travail.

Et puis il y’a  une autre phrase qui me vient, et qui est bien connue dans l’état d’esprit du réseauteur.

C’est « Qui donne reçoit ».

C’est comme ça que ça marche, quand on veut réseauter sainement. Rends service à quelqu’un sans rien attendre en retour, et il te le rendra sûrement.

Ou quelqu’un d’autre te le rendra. En tous cas, faire un pas vers l’autre, c’est faire monter tout le bazar d’un niveau, croyez moi.

Et bien pour la reconnaissance au travail, c’est pareil. On dit MERCI, et sincèrement.

D’ailleurs, j’ai envie d’en profiter pour faire mon tour gratuit de gratitude. Quoi ? Qui a dit remise des César ? 😉

Alors je remercie :

  • Mes bons managers

Oui, parce qu’on ne parlera pas des mauvais managers. J’en ai pourtant rencontré, comme tout le monde, alors du coup je suis doublement contente d’en avoir eu des bons, et deux en particulier. Ces deux personnes ont été modélisantes pour moi (modélisant, ça veut dire « sur qui j’ai copié-collé quand je suis devenue manager à mon tour », on en a tous un, non ? )

Je remercie donc Anne, la manager qui aime les gens et avec qui tout est simple et bien fait au boulot.

Je remercie aussi Jean-Marie, l’excellence dans la confiance et la bonne humeur. Je suis fan de toi, et je suis fan du magnifique et touchant  blog de ta femme 😉

  • Mes bons collègues

Je remercie tous ceux qui ont accompagné mon parcours professionnel à travers nos victoires, nos crises de confiance, nos décisions difficile à prendre au moment des PSE (déjà 3 PSE au jour de mes 29 ans, qui dit mieux ?), nos moments de révolte contre nos entreprises, nos chefs, un système, et aussi nos fous rires, nos bouffes d’équipe, tout ça tout ça…

  •  Ceux qui m’ont accompagnée dans mon évolution professionnelle

Merci à tous mes formateurs en PNL, naturopathie, analyse transactionnelle, coaching, les différents thérapeutes qui m’ont aussi donné le goût de l’accompagnement, mes superviseurs successifs, et en particulier Sandrine.

  • Les professionnels qui m’ont fait confiance

Merci à vous, mes clients en demande de changement. Que vous soyez salariés, dirigeants ou créateurs d’entreprise, demandeurs d’emploi, étudiants.

Merci de m’amener vos questionnements, qui peuvent résonner avec les miens, et qui font que ma pratique s’améliore tous les jours. Merci de votre confiance.

 

  • Mes amis et famille

Dans la pyramide de Maslow, il y a le besoin d’appartenance. Alors là, pour le coup, je me sens carrément appartenir à nos petits nids, vous êtes mes piliers, mes soutiens inconditionnels, merci pour tout cet amour.

Bon ça y’est je m’arrête, j’en garde pour les Golden Globes.

Et vous, alors ? Quelles sont les personnes que vous avez envie de remercier ? Dans quelle mesure vous leur dites ? Comment savoir s’ils se sentent reconnus par vous ?

 

 

2 réflexions au sujet de « Vous manquez de reconnaissance au travail ? »

  1. Bonjour, sur le manque de reconnaissance au travail il me semble que dans votre approche il manque la recherche d’une amélioration de la qualité relationnelle entre l’employé qui souffre de ce manque et son patron ou supérieur hiérarchique « auteur » de la frustration.

    Il n’est pas absolument certain que celui-ci se rendre compte de la situation qu’il créée. Il sait évidemment qu’il ne gratifie pas, mais il ne « sait » pas forcément (« savoir » pris au sens d’une prise de conscience) ce que cela génère comme frustration, ou en tout cas n’a pas forcément conscience du niveau (de l’importance) de la frustration.

    Un dialogue n’étant pas toujours facile à mettre en place directement entre les deux parties pour des raisons faciles à imaginer, l’intervention d’un tiers (genre médiateur ou personne connue pour son indépendance de jugement et ayant l’écoute du patron auteur de la situation), peut permettre de faire évoluer les choses et à le mérite de provoquer un changement sur du long terme, pouvant être aussi bénéfique à d’autres personnes de l’entreprise qui sont de facto et pour cause d’origine identique, dans la même situation.

    Qu’en pensez-vous ?
    Cordialement

    1. Merci pour ce commentaire, Alexandre. Effectivement, vous avez raison. Il existe plusieurs manières de venir à bout d’une situation problématique ayant pour cause le manque de reconnaissance au travail, et l’amélioration de la qualité relationnelle entre manager et managé en est une.
      Comme je l’ai écrit, tout le monde n’est pas « égal » devant le don de signes de reconnaissance.
      L’intervention d’un tiers, tel médiateur ou coach professionnel pour l’amélioration d’une telle situation, peut constituer une vraie porte de sortie par le haut, et pour les deux parties.

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