Vous manquez de reconnaissance au travail ?

Gratitude et reconnaissance au travail

Pas plus tard qu’hier, j’ai animé un groupe de co-développement à Toulouse.

Le co-développement, c’est une méthode simple et efficace qui peut améliorer la vie des gens au travail, tout en rendant l’entreprise plus performante. Super, non ?

Les pépites du co-développement

Ça n’est pas exactement du coaching professionnel. En gros, le co-développement, c’est « le co-déblocage rapide, en groupe de gens qui font le même métier, d’une situation professionnelle problématique individuelle d’un des membres de ce groupe ». Le tout dans le respect d’un timing d’une heure.

C’est-y pas magique ? Et bien si. C’est juste fabuleux pour la vie d’un groupe, et pour chaque membre de ce groupe individuellement, parce que tout le monde monte en compétences. Même pour les membres du groupe qui n’auraient pas de problème particulier à ce moment-là. Vous me suivez ?

Bref, messieurs dames les DRH, le co-développement c’est top, c’est moins cher que le coaching professionnel d’équipe, et ça marche pour rendre l’entreprise plus performante et les collaborateurs plus heureux.

Co-développement : le cas du jour

Il se trouve que la jeune femme autour de laquelle nous avons travaillé ce jour-là connait  une méchante frustration au travail, du type : « Mon nouveau patron ne m’a pas vraiment formée, et je dois me débrouiller toute seule en cas de problème. Il ne me félicite pas pour les grosses affaires que je lui ramène car les considère comme un dû. Il m’accompagne juste le jour de la signature pour s’approprier l’affaire et ne me dit jamais merci ». Boouh, le méchant manager

A votre avis, de quoi manque cette jeune femme pour être heureuse dans son nouveau boulot ?

De compétences-métiers? A priori non, puisqu’ elle ramène des affaires, et elle sait trouver des solutions auprès de ses collègues. Et puis elle est payée à la fin de chaque mois, elle a un toit sur la tête, elle a un tempérament de leader, elle est fière du chemin parcouru et des affaires qu’elle ramène à sa boite, elle est engagée dans l’associatif (vous voyez où je veux en venir ? La pyramide de Maslow…).

Reconnaissance au travail : Un ptit merci de temps en temps

Alors qu’est ce qui lui manque, au point d’être si mal dans ses baskets aujourd’hui ?

Et bien il lui manque un ptit « MERCI » de temps en temps. Un ptit merci qui veut dire « tu as fait du bon boulot », ou encore « tu es quelqu’un de fiable ». Bref, un ptit merci qui ne mange pas de pain, qui rassure quelqu’un qui démarre dans une entreprise (ou qui y est depuis longtemps, d’ailleurs), un ptit merci gentil, poli et normal.

Donner de la reconnaissance au travail, c’est dur ?

Mais nous ne sommes pas tous égaux devant le don de reconnaissance à l’autre, même quand c’est écrit en filigrane sur notre fiche de poste de manager.

Ceci pour différentes raisons. Il y a d’abord l’ultra-fermé « je ne donne aucun signe de reconnaissance, et puis d’abord je n’en donne pas à ma femme non plus, alors… ». Il y a aussi l’orgueilleux «je n’en ai pas reçu non plus, moi. Donc je ne vois pas pourquoi j’en donnerais », en passant par l’innocent « je n’ai jamais appris à en donner et je ne me rends même pas compte que je n’en donne pas », ou encore par le vicieux « si je dis que c’est bien, il va pouvoir me demander quelque chose, je me méfie »…Et il y en a plein d’autres.

Gratitude et reconnaissance au travail

Obtenir de la reconnaissance et de la gratitude au boulot, ça fait du bien. Si vous en manquez, pour ne pas en souffrir, il y a plusieurs options, à prendre une par une ou simultanément :

  • Apprendre à s’affirmer pour savoir demander explicitement des signes de reconnaissance
  • S’auto-reconnaître de manière assez forte pour ne pas dépendre de la reconnaissance des autres
  • Partir
  • Donner de la reconnaissance soi-même, pour en recevoir mécaniquement en retour

J’aime bien cette dernière option, parce qu’elle me fait venir deux idées agréables là tout de suite.

D’abord cette fabuleuse phrase de Gandhi, qui dit « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ». Ben oui, tout changement commence par soi-même. Ça a l’air simple comme ça, mais parfois on a la tête dans le guidon du quotidien et pas assez de recul pour repérer la marge de manœuvre dont on dispose pour faire évoluer les choses au travail. (Et là, on appelle son coach professionnel qui va nous remettre les yeux en face des trous, histoire de nous faire monter une marche supplémentaire).

La deuxième phrase, je la tiens de mes fonctions de présidente d’un groupe d’entrepreneurs à Toulouse, dont la devise est « Qui donne reçoit ». C’est comme ça que ça marche, quand on veut réseauter sainement. Rends service à quelqu’un sans rien attendre en retour, et il te le rendra sûrement. Ou quelqu’un d’autre te le rendra. En tous cas, faire un pas vers l’autre, c’est faire monter tout le bazar d’un niveau, croyez moi.

Et bien pour la reconnaissance au travail, c’est pareil. On dit MERCI, et sincèrement.

D’ailleurs, j’ai envie d’en profiter pour faire mon tour gratuit de gratitude. Quoi ? Qui a dit remise des César ? 😉

Alors je remercie :

  • Mes bons managers

Oui, parce qu’on ne parlera pas des mauvais managers. J’en ai pourtant rencontré, comme tout le monde, alors du coup je suis doublement contente d’en avoir eu des bons, et deux en particulier. Ces deux personnes ont été modélisantes pour moi (modélisant, ça veut dire « sur qui j’ai copié-collé quand je suis devenue manager à mon tour », on en a tous un, non ? )

Je remercie donc Anne, la manager qui aime les gens et avec qui tout est simple et bien fait au boulot.

Je remercie aussi Jean-Marie, l’excellence dans la confiance et la bonne humeur. Je suis fan de toi, et je suis fan du magnifique et touchant  blog de ta femme 😉

  • Mes bons collègues

Je remercie tous ceux qui ont accompagné mon parcours professionnel à travers nos victoires, nos crises de confiance, nos décisions difficile à prendre au moment des PSE (déjà 3 PSE au jour de mes 29 ans, qui dit mieux ?), nos moments de révolte contre nos entreprises, nos chefs, un système, et aussi nos fous rires, nos bouffes d’équipe, tout ça tout ça…

  •  Ceux qui m’ont accompagnée dans mon évolution professionnelle

Merci à tous mes formateurs en PNL, naturopathie, analyse transactionnelle, coaching, les différents thérapeutes qui m’ont aussi donné le goût de l’accompagnement, ma superviseur (ben oui, on accompagne mieux les autres quand on est (bien) accompagné soi-même) qui fait super bien son boulot et qui inspire tant ma pratique.

  • Les professionnels qui m’ont fait confiance

Merci à vous, mes clients salariés, dirigeants ou créateurs d’entreprise, demandeurs d’emploi, étudiants. Merci de m’amener vos problématiques, qui peuvent résonner avec les miennes (ben oui, c’est pas parce qu’on est coach professionnel qu’on est super-héros), et qui font que ma pratique s’améliore tous les jours. Merci de votre confiance.

  • Les membres de mon groupe d’entrepreneurs

Merci à mon groupe, pour votre dynamisme, votre détermination et votre courage, de vous lever à 5h30 comme moi le mardi matin pour nos petits-déjeuners, pour votre soutien, pour notre développement mutuel, et pour cette solitude de l’entrepreneur que je ne connais plus depuis que je vous connais.

  • Mes amis et famille

Dans la pyramide de Maslow, il y a le besoin d’appartenance. Alors là, pour le coup, je me sens carrément appartenir à nos petits nids, vous êtes mes piliers, mes soutiens inconditionnels, merci pour tout cet amour.

Bon ça y’est je m’arrête, j’en garde pour les Golden Globes (oui, j’ai monté une vidéo pour vous expliquer comment je pratiquais le coaching de carrière.)

Et vous, alors ? Quelles sont les personnes que vous avez envie de remercier ? Dans quelle mesure vous leur dites ? Comment savoir s’ils se sentent reconnus par vous ? Laissez-nous un commentaire pour nous le raconter…

coaching professionnel manque de reconnaissance au travail

 

2 réflexions au sujet de « Vous manquez de reconnaissance au travail ? »

  1. Bonjour, sur le manque de reconnaissance au travail il me semble que dans votre approche il manque la recherche d’une amélioration de la qualité relationnelle entre l’employé qui souffre de ce manque et son patron ou supérieur hiérarchique « auteur » de la frustration.

    Il n’est pas absolument certain que celui-ci se rendre compte de la situation qu’il créée. Il sait évidemment qu’il ne gratifie pas, mais il ne « sait » pas forcément (« savoir » pris au sens d’une prise de conscience) ce que cela génère comme frustration, ou en tout cas n’a pas forcément conscience du niveau (de l’importance) de la frustration.

    Un dialogue n’étant pas toujours facile à mettre en place directement entre les deux parties pour des raisons faciles à imaginer, l’intervention d’un tiers (genre médiateur ou personne connue pour son indépendance de jugement et ayant l’écoute du patron auteur de la situation), peut permettre de faire évoluer les choses et à le mérite de provoquer un changement sur du long terme, pouvant être aussi bénéfique à d’autres personnes de l’entreprise qui sont de facto et pour cause d’origine identique, dans la même situation.

    Qu’en pensez-vous ?
    Cordialement

    1. Merci pour ce commentaire, Alexandre. Effectivement, vous avez raison. Il existe plusieurs manières de venir à bout d’une situation problématique ayant pour cause le manque de reconnaissance au travail, et l’amélioration de la qualité relationnelle entre manager et managé en est une.
      Comme je l’ai écrit, tout le monde n’est pas « égal » devant le don de signes de reconnaissance.
      L’intervention d’un tiers, tel médiateur ou coach professionnel pour l’amélioration d’une telle situation, peut constituer une vraie porte de sortie par le haut, et pour les deux parties.

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