Se sentir mieux dans son job ne rime pas toujours avec changer de métier !!

Ta situation professionnelle ne te convient plus.

Elle t’insupporte même tellement, que tu en perds le sommeil.

Tu y penses tout le temps. Et cet inconfort te poursuit jusque dans ta vie perso, où tu ne parviens même plus à profiter pleinement de tes moments en couple ou avec tes enfants.

« Si tout était possible », tu partirais en claquant la porte de ton entreprise et en chantant « au revoir, au revoir présideeent »…

Et tu penses à un changement radical. Partir en courant à 180°. Tu ne veux même plus entendre parler d’un client, d’un bureau, d’un chef, d’une réunion, d’un mail, d’un dossier…

Tu veux changer de métier. Reprendre une formation. Peut-être même créer ta boîte. Un petit resto. De la médecine chinoise. Devenir coach.

N’importe quoi, mais PARTIR. CHANGER. ET VITE !

Alors je t’épargne le suspense : Sur la totalité des clients que j’ai accompagnés au moment où j’écris ces mots, les envies de changement qui se soldent par une reconversion professionnelle complète représentent à peine…un petit 20%, et encore.

Micro-changer ou tout recommencer, chacun son truc

La reconversion, c’est long.

Et ça n’est pas forcément nécessaire pour tout le monde afin de se sentir mieux, même pour celui que l’envie de changer radicalement de job, rend littéralement malade.

Changer de vie professionnelle, ça peut vouloir dire plein de choses.

Du micro-changement d’attitude au boulot, à la reconversion professionnelle complète, tout a le même point de départ, une même envie légitime: Celle d’être professionnellement en phase avec ce que tu es vraiment.

Remettre du sens dans ta vie professionnelle.

Faire quelque chose d’utile.

Être reconnu.e

Avec davantage d’authenticité et de cohérence. D’alignement, comme on dit.

Sauf que dans les faits, le nuancier des possibilités qui s’offrent à toi pour être mieux professionnellement, et te rapprocher de ça, est bien plus riche qu’une reconversion professionnelle à tout prix…

Donc la procrastination n’a plus de sens…tu peux faire ton premier pas

Parce que tu t’imagines que le changement pour être mieux dans ton boulot passe forcément par un changement radical, et ben tu te figures que ça va être long.

Que ça va être dur. Que ça va être pénible. Que ça va être risqué.

Et parfois, franchement, tu n’as ni l’énergie, ni le temps, ni les moyens en ce moment…

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Trop compliqué, avec les enfants qui sont petits (ou les enfants qui sont grands et qui coûtent plus cher).

Et puis ton conjoint a aussi envie de changer, et c’est lui la priorité.

Et puis il y a les remboursement de l’emprunt de la maison, encore pour quelques années.

Et puis tu as 48 ans, et « on ne change plus à 48 ans ».

Quoi ? Retourner à l’école ? Tu ne t’y vois pas du tout…Et puis « On sait ce qu’on perd mais on ne sait pas ce qu’on va trouver » (et c’est la bonne nouvelle, puisqu’on pourrait trouver vachement mieux…)

Alors tu procrastines. Tu remets ce changement à plus tard.

Comme on procrastinerait de se préparer à l’ascension de l’Everest (alors que tu te sentirais déjà très bien, après une bonne petite rando pour monter au lac d’Oô, les toulousains me comprendront 😉 )

Tu remets ta prise en main du dossier à plus tard, parce que finalement tu n’es pas prioritaire. Parce que le chantier est trop conséquent.

Parce que quand tu vois la dernière ligne de ton bulletin de paie à la fin du mois, tu te dis que tu n’es pas si mal loti.e, finalement…

STOP !

Héééé ! Stop !!! Pas de panique ! Tu n’as pas besoin de tout changer radicalement pour te sentir mieux dans tes pompes !!

OK, ce que je viens de décrire là, c’est légitime. Changer, ça fait peur, et forcément, ça devra « piquer » un peu, dans la mise en oeuvre. Mais je vais te donner des exemples, pour te prouver que chacun peut trouver son compte dans le niveau de changement qui lui convient.

Tu as différents choix, différents niveaux d’action pour changer

Sur le nuancier du changement il y a plusieurs niveaux d’intensité.

À te de trouver, le niveau de changement qui te soulagera, te conviendra, t’apportera de l’oxygène, de la motivation, voire l’envie de tout envoyer bouler, tellement il a du sens et tellement il a été identifié par toi comme une évidence

À toi d’envisager « a priori » celui qui te fait envie aujourd’hui. J’emploie « a priori », parce que par expérience, quand on commence une telle exploration avec son coach, on sait qu’on va soulever le caillou de l’envie de changement, mais on ne sait pas encore ce qui se cache en dessous.

Il peut y avoir des vers de terre (de fausses bonnes idées, mais qui ont leur utilité quand même), des fourmis (beaucoup de boulot), et même des trésors… 😉 )

Ce nuancier est bien entendu non exhaustif, puisque chacun trouvera sa propre combinaison pour être mieux dans ses baskets, en fonction du contexte qui lui est propre.

Changer ses relations, ou son rapport au travail

Parfois, une méchante envie de changement pourra être carrément assouplie à coup de petits (mais costauds) ajustements.

C’est quand tu as par exemple, envie de changer parce que les relations au boulot ne sont pas satisfaisantes. Et qu’elles te frustrent, qu’elles te minent, qu’elles te font ronger ton frein. Mais le reste va bien. Le boulot te plaît, et l’entreprise aussi par ailleurs.

Alors cette envie de changement cache en fait un besoin de développer tes compétences en communication avec l’autre : Savoir affirmer tes besoins et tes limites, apaiser les conflits.

Être à l’écoute de tes besoins pour comprendre ce qui te gêne, développer ton empathie, ta capacité à gérer le stress.

Tu peux aussi compléter ce qui te manque. Si ce qui te manque est le sentiment d’appartenance à une équipe, tu peux mettre en place des choses  pour renforcer tes activités extra-professionnelles et combler ainsi l’étage de la pyramide de Maslow qui ne serait pas nourri au boulot.

Exemple : Ma cliente qui bosse dans l’industrie agro, et qui s’est engagée activement dans l’associatif, pour distribuer des repas aux plus démunis. L’équilibre global se refait, et l’apaisement revient (de façon plus ou moins durable et jusqu’à la prochaine envie de changement, et c’est normal. Chacun son rythme, chacun ses mesures en fonction de son contexte personnel).

Viser une mobilité interne

Si tu aimes ta boîte, mais que tu as fait le tour de ton poste, en sentant que tu en as encore sous la pédale. Dans ce cas, investigue les sources d’évolution possible en interne. Une fois que ces pistes sont identifiées clairement comme motivantes et ayant du sens, vient la mise en place d’une stratégie, qui impliquera peut-être d’envisager une formation technique, de parfaire sa communication, son affirmation de soi pour effectuer des demandes claires aux personnes intéressées, et de la confiance en soi pour se positionner sur un poste d’envergure « plus importante » peut-être.

Exemple : Mon client responsable financier dans une entreprise, et qui souhaite améliorer sa posture managériale, pour pouvoir prétendre à un poste à dimension plus stratégique dans son groupe. Passionnant, et prometteur.

Garder le même métier, mais changer d’entreprise ou de secteur

Si tu aimes ton métier, mais que cette entreprise ne te convient plus. Peut-être parce qu’elle t’a déçu.e, ou parce que les effectifs sont full. Tu as envie d’un secteur d’activité plus motivant, une taille d’entreprise différente ou un meilleur salaire. Parfois pour un choix de vie de famille dans une région plus plaisante.

Allez donc dépoussiérer les raisons profondes de l’insatisfaction que tu rencontres, histoire d’être sûr.e que tu ne vas pas tout changer pour finir par reproduire le même schéma dans une nouvelle entreprise. Et puis quand tout cela sera bien clair, et bien tu attaqueras la partie « et maintenant comment on fait ? », et tu iras chercher ce nouveau boulot ailleurs.

Capitaliser sur ses compétences, créer sa boîte

Il est costaud, ce changement-là.

La création d’entreprise, beaucoup en rêvent mais tout le monde ne passe pas à l’acte. Faut dire que la lourdeur administrative, la peur de l’échec, la peur de la prise de risques, et le « je ne sais pas par quoi commencer » peuvent peser lourd sur la décision de s’y mettre, aussi bien intentionné.e soit-on.

L’envie de changement qui passe par la création d’entreprise touche les soiffard.es de liberté et d’indépendance, ceux qui veulent fabriquer leur propre Sens de leur travail.

Exemple : Ma cliente ex-cadre dans un service culturel, qui a monté son agence de scénographie, et qui met en lumière son côté créatif. Passionnant (et elle a tellement de talent!!) 🙂

Tout changer ! Se reconvertir…

Oui, on change tout ! On se re-forme, on créé sa boîte, ou on cherche un nouveau boulot qu’on n’a jamais pratiqué, et on redevient junior. Alors oui c’est impactant, oui. C’est long, c’est parfois fatigant, ça peut être engageant financièrement.

Mais c’est aussi passionnant, et ça devient léger, du moment qu’on  a choisi ce chemin de la reconversion parce que c’était notre évidence, parce que c’était le nôtre.

C’est le changement que j’ai opéré moi-même, en quittant le commerce et le marketing dans de grosses boîtes pour devenir coach professionnelle, experte de la prise de décision pour ta carrière. En coaching, on parle d’un changement de type II, ou changement de paradigme, changement « lourd » (même si moi, je me sens beaucoup plus légère dans ma nouvelle vie:)).

L’exploration d’une envie de reconversion est une démarche plus ou moins longue, en fonction du stade d’avancement de ta réflexion au départ du parcours. Selon la méthode, tu vas explorer les raisons de ton insatisfaction du job actuel, poser le cadre de ton job rêvé, étudier sa faisabilité, construire des passerelles pour aller le topper,ou topper ce qui s’en rapproche le plus.

Et si je décidais de ne pas changer de travail ?

Et parfois, pour être mieux dans tes pompes, tu n’as finalement même pas à changer. Tu prends le temps d’explorer ton envie de changement, et finalement tu te dis que tu n’es pas si mal. Que ça peut encore durer un peu.

Parce que tes priorités peuvent avoir changé dans l’intervalle.

Parce que toi, ou ton contexte personnel a changé. Quoiqu’il en soit, tu sors de ton exploration soulagé.e, parce que tu as donné sa chance à cette envie de changement, et qu’elle ne te frustrera plus. Tu ne culpabiliseras plus de ne pas avoir pris les choses en main.

Exemple :  Ma cliente venue pour une envie de création d’entreprise, et qui au bout de quelques séances, m’a annoncé sa grossesse et la mise entre parenthèses de son projet de changement, qui était devenu secondaire.

Il y a aussi ce client qui s’est rendu compte au bout de 7 séances, que son projet de changer de situation n’était en fait pas le sien, mais celui de son héritage familial. Prendre conscience de ça, l’a rendu mieux dans ses pompes, et il continue tranquillement son chemin.

Alors tu l’as compris, pas forcément besoin d’un méchant changement pour se sentir mieux, mais les méchants changements sont à la portée de tous, quand même. C’est juste une histoire de méthode de connaissance de soi.

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Cet article a 2 commentaires

  1. Anne

    Bonjour,
    Je viens de dévorer plusieurs articles publiés sur votre blog, édifiant de clairvoyance. Je suis actuellement en coaching de carrière et à la lecture de vos mots, les choses me semblent davantage posées, les questions à se poser sont si pertinentes. Bravo et surtout un grand merci…

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