Comment  concilier parcours PMA et travail ?

6h30, le réveil sonne.
Tu te lèves.
Une seule idée en tête, foncer aux toilettes.

Il est là dans sa boîte rose et bleu, il t’attend depuis hier soir.
Tu le déballes avec moult précautions (Des fois que de trop le secouer ça fausse le résultat.)
Tu l’imprègnes, et tu attends.
Tu ne regardes pas. Tu comptes dans ta tête les secondes.
…Bien laisser le temps indiqué sur le mode d’emploi…
Mais bon, tu le connais par cœur ce P***** de mode d’emploi. Et ça ne change rien.
Une seule barre. Ce n’est pas encore pour ce mois-ci.

Ça y’est, il faut TOUT recommencer.

Les larmes montent. Des mois que ça dure. Les mois vont faire des années bientôt. 

Pourtant tu as «tout pour être heureuse» comme dit ta mère. Un chouette couple, une bonne situation professionnelle, une jolie maison. La photo est belle.

Mais ça ne vient pas.

Au début, tu ne t’inquiétais pas. Ça t’agaçait parce que tu entendais les histoires des copines qui étaient tombées enceinte «alors que ce n’était pas programmé».

Mais bon, ça allait venir. Et puis le temps passe, et ça devient super lourd.

Alors vous avez décidé, avec ton conjoint, de vous lancer dans la grande aventure de la PMA.

Bienvenue dans le monde merveilleux de la PMA !

Beaucoup de couples qui ont réussi grâce à ça, donc cool.

Alors c’est parti pour les rendez-vous, paperasses, échographies, prises de sang, ponctions et autres joies in vitro.

Et là tu as découvert que c’était vachement prenant en termes de temps, et d’énergie. Physiquement et émotionnellement, ça représente un énorme investissement.

PMA, c'est parti pour les rendez-vous

Sauf que…toi, à la base, tu es une bosseuse.

Et que ton job aussi, il est très demandeur en terme de temps.

Ce boulot, tu le kiffais peut-être. Tu en étais fière. Tu t’es battue pour l’obtenir, devenir une super pro dans ton domaine.

Mais là, avec la PMA, tout ça…ben les cartes sont un peu-beaucoup rebattues, quoi. Et les questions professionnelles (même si il ne leur reste pas vraiment beaucoup de place en ce moment) se poseront inévitablement à un moment donné.

Comment concilier la PMA et le travail, sans risquer le placard, le licenciement (oui, oui, même en 2019 !) ou la stigmatisation ?

Faut-il en parler au boulot ?

Et si, au fil de l’aventure, tu te rendais compte que ton boulot ne comptait pas tant que ça, en fait ?
Que ton activité ne te correspondait plus, ou n’était pas adaptée à tes besoins de future maman ?

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Te faudra-t-il en changer à un moment donné ?

Ou même monter ta mamantreprise (histoire de profiter à fond de ton p’tit bout quand il sera là, parce qu’après tout, c’est ça qui fait vraiment SENS pour toi aujourd’hui…)

Et je ne te parle pas de comment gérer les phrases débiles des collègues avec leurs gros sabots : «Alors, vous en êtes où ?» ou «Tu devrais lâcher-prise, pour que ça marche, ça a marché pour une copine» etc…

Tu ne supportes plus toutes ces contraintes liées au boulot

Parfois tu en as franchement marre, tu ne supportes plus toutes ces contraintes liées au boulot, et tu te dis que tu lâcherais bien ce job, le temps de te consacrer au lancement de ta petite famille…parce que cette démarche a besoin d’un TEMPS FOU.

La PMA, c’est loin d’être simple et anodine vis à vis de ton job. Elle pose plusieurs questions et peut t’amener à certaines remises en cause professionnelles, on le verra dans cet article.

Faut-il en parler au boulot ou pas ?

Le problème, c’est que si tu bosses avec des cons, tu risques le placard, le licenciement, la non-validation de ta période d’essai, que sais-je encore… Tu n’es pas (encore) enceinte mais tu risques la même chose qu’une femme enceinte, tu vois ?

La disponibilité

Le souci de la démarche, c’est que… ce n’est pas toi qui établis le calendrier : c’est dame-nature + l’équipe du centre, et toi tu suis.
Tu ne choisis pas tes dates. Tu ne peux rien planifier de perso !
Tu enchaines les prises de sang régulières, les échographies et les arrêts de travail quand tu as une ponction. Et ça, pour la working girl que tu es, c’est super compliqué.

Et je ne te parle même pas des périodes de transfert.
Là, la charge mentale et émotionnelle est telle, que niveau disponibilité et investissement dans ton taf, c’est juste impossible.

Tu sais quand ton téléphone sonne à 10h15 et que tu t’éclipses discrètement du café avec les collègues parce que tu as reconnu le numéro de la clinique :

«Allo, vous devez venir demain matin».

«Euh demain matin, vous voulez dire le matin où je dois (au choix) animer une réunion/renégocier un gros contrat/prendre le TGV pour aller voir un client/recevoir des candidats pour un recrutement important ?»

En terme de tiraillement vie pro/ vie perso on ne fait pas mieux.

Alors tu vas vite pouvoir te faire cataloguer comme la chieuse de service, malheureusement. Les gens ont vite fait de coller des étiquettes sur les trucs qu’ils ne connaissent pas.

L’état émotionnel

L’autre difficulté, c’est la fatigue physique et les hormones aux p’tits oignons avec tes patchs ou injections régulières, qui te font faire le grand huit émotionnel.

On en parle de ton état émotionnel ?

Entre la gestion des échecs successifs, ton couple qui commence à en prendre un coup, la sensation d’être gérée comme un numéro par ton centre FIV, la grosse enclume de sentiment d’injustice qui te tombe dessus tous les matins au réveil, et l’envie de tout péter quand tu vois que ta vie, ta ville, les rues, sont envahies de femmes enceintes.

Tu as l'impression d'être déchirée entre tes deux vies

Tu as l’impression d’être déchirée entre tes deux vies : ta vie de femme/mère, et ta vie pro.

Et tu peux vite avoir l’impression de tout foirer, quand tu vois que ton projet bébé prend tellement de place, qu’il te désinvestit de fait de ton taf, parce que franchement c’est trop important.

L’impression de perdre sur tous les tableaux, tu vois le genre. Surtout après tous les efforts et l’énergie investis dans ce boulot.

Donc perte d’estime de soi + perte de repères.

Les conditions sont idéales pour une méga remise en question :

Dois-je quitter mon taf ?
Ne serais-je pas mieux ailleurs ?
Serais-je mieux traitée ?

Ou au contraire, si au travail les gens te comprennent tellement et font tout pour te faciliter le job, tu vas te mettre à culpabiliser. Ils sont trop sympas avec moi, et moi je n’arrive plus à assurer une cacahuète (ça te parle ?).

La culpabilité

Alors faut-il le dire au travail ?

C’est comme tu le sens.
De toutes façon, que tu le dises ou pas, il y a un risque.

Si tu ne le dis pas et que tu t’absentes, on se demandera ce que tu fabriques, et on te descendra lors de ton évaluation annuelle.

Et si tu le dis, tu risques d’être cataloguée, voire pire, discriminée. Licenciée ou poussée à la rupture conventionnelle («tu sais, on n’a rien contre toi, mais on s’est rendu compte qu’avec tes retards du matin et tes absence de dernière minute, on ne pouvait plus compter sur toi comme avant…»).

Et de ton côté, comment ne pas culpabiliser, quand tu as toujours été exemplaire et super investie au travail. Quand tu vois que là, tu n’y arrives plus et/ou que tu n’as plus envie ?

Tu vois, ce qui pourrait t’aider à répondre à cette question, c’est peut-être de te demander :

Où sont mes priorités ?

Parce que quand tu culpabilises, c’est sûrement que tu es polluée par tes «il faut que». Tu sais, les «je dois rester une grande professionnelle», ou au contraire les «je dois m’occuper de moi avant tout», ou les «je veux absolument assurer jusqu’à mon congé maternité».

Toutes ces croyances sur la professionnelle que tu étais jusqu’ici sont malmenées par cette expérience de PMA.

Tu ne te reconnais plus (merci les hormones).
Tu vois les choses et les gens différemment, tu n’as pas les mêmes besoins.
Et souvent, c’est un petit bout du match carrière-parentalité qui se joue, là.

Quand tu t’es lancée dans l’aventure PMA tu n’avais pas du tout anticipé cette difficulté. Normal, tu étais dans ton projet bébé. Tout paraissait simple au départ. Et puis une chose en entraînant une autre, tu te retrouves complètement paumée. Et ça personne ne t’y as préparé.

Alors sérieusement, qu’est-ce que tu veux ?

Comment gérer la charge mentale ?

Et oui, parlons-en de la charge mentale. Parce que cumuler responsabilités au travail + couple + intendance classique + FIV + peut-être que t’as déjà un enfant… ben franchement ça peut être rude.

La loi santé pour aider les femmes (couples) à concilier PMA et travail

Alors il y a la loi Santé du 26 janvier 2016.

Les salariés en protocole de PMA peuvent s'absenter pour les rendez-vous médicaux

Cette loi a instauré la même protection contre les discriminations pour les salariées suivant un programme de PMA que pour les femmes enceintes.

Il est important de rappeler qu’elle autorise les salariés en protocole de procréation médicalement assistée à s’absenter pour leurs rendez-vous médicaux.

De façon illimitée pour les femmes, et à 3 reprises par tentatives pour les hommes. Ces absences sont rémunérées et assimilées à une période de travail effectif. (Si, si !) Donc logiquement, pas d’arrêt de travail à fournir.

Pour bénéficier de ce droit, il faut jouer la transparence avec son employeur et accepter de lui présenter des certificats de passage en assistance médicale à la procréation (AMP) !

Malheureusement, la loi ne résout pas tous les problèmes.
Bien souvent les femmes n’osent pas faire valoir ce droit, ou même ne le connaissent pas. Et les patrons le connaissent encore moins.

Je ne sais pas si tu as remarqué, mais autant la femme enceinte est sacralisée dans la société (en entreprise un peu moins 😉), autant dans l’inconscient collectif professionnel, la femme en PMA est juste une emmerdeuse qui ferait mieux de se résigner…

Alors souvent, les femmes qui n’utilisent pas ce droit que leur donne la loi, c’est par peur d’être un boulet, de se faire stigmatiser : «depuis qu’elle veut être mère elle est vachement absente, ça promet», etc.

Et puis tu n’as pas forcément envie de t’étaler là-dessus par pudeur, et ça se comprend ! On peut aisément imaginer que tu n’aies pas envie de partager ton intimité avec tes collègues.

Ou bien tu n’en parles pas, parce que tu n’as pas envie de te faire emmerder tout simplement, d’entendre les réflexions blessantes.

C’est déjà assez dur comme ça, sans rajouter la maladresse (plus ou moins volontaire) de certains collègues.

Il y a un avant, et un après PMA au travail

La PMA n’a rien d’anodin professionnellement. Ce n’est pas un banal traitement, et puis hop, c’est fini.

Parfois, ça marche vite. Mais parfois le parcours PMA peut durer très (trop) longtemps.

Et finalement, ce que tu vis dans ta vie perso, va changer la pro que tu es, ou que tu as envie d’être.
Parce que c’est une période de grosses remises en questions. Une période où tu es centrée sur toi, ton corps, tes envies, ta relation de couple.
Ce désir d’enfant, qui ne vient pas, remet beaucoup de choses en perspective. Il change ton angle de vue et t’oblige à redéfinir tes priorités.

Tu prends conscience, que malgré des années d’investissement dans ta boîte, on te blackliste en 2 mois, à cause de ta PMA.

C’est quoi les valeurs, derrière tout ça ?

Et quand tu deviens mère, tu as vachement envie d’en profiter. Après ce parcours de la combattante, que tu viens de traverser, tu l’as bien mérité cette maternité 😉.

Et là, ta relation au travail évolue encore. Tu n’as pas fait tout ça pour «abandonner» ton loulou après quelques semaines de congé maternité.

Quand tu deviens mère tu as envie de profiter de ton petit bout

Tu peux avoir envie de bosser autrement (d’autant plus, si tu as découvert ta boîte sous un jour nouveau et pas trop motivant pendant cette aventure PMA.)

La solution ?

Peut-être en travaillant de chez toi, en créant ta mamantreprise, sur le modèle de celle que j’ai créé moi, par exemple.
Ou en changeant d’employeur, de métier.
Ou faire une pause.

Peut-être parce que tu es dégoutée de l’attitude de certaines personnes au travail, et que tu as perdu la foi.

Alors tu as besoin de faire le point, de réfléchir sur ce qu’il te faut vraiment.
Quelles valeurs tu veux vivre, défendre et transmettre à ton enfant ?
Quelle vision du monde tu as, aujourd’hui que tu es maman ?
Quel sens tu veux donner à ta vie pro ?
Comment concilier vie de maman, et vie professionnelle ?

Toutes ces questions peuvent émerger avec l’arrivée de bébé. C’est complètement normal.
Prendre le temps d’y répondre peut déboucher sur un chouette projet de nouvelle vie pro.
Ça te tente ? Je peux t’aider !

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