Comment « décrocher le job de ses rêves en 5 rounds » ?


Aujourd’hui, je suis contente et faire de recevoir Uriel Megnassan, qui est coach de carrière, et auteur de « Décrochez le job de vos rêves en 5 rounds », paru chez Eyrolles (lien en bas de page).

Tu es coach de carrière, tout comme moi, sauf qu’on a une manière un peu différente d’aborder la recherche d’emploi

Toi, tu nous parles de boxe, de combat, c’est très spécifique.

Nous allons parler de ton livre.

Qui es-tu et que fais-tu ?

Je m’appelle Uriel Megnassan, je suis coach de carrière, dont une des spécialités est la recherche d’emploi. J’accompagne les personnes pour les aider à décrocher le job de leurs rêves, avec des méthodes un peu innovantes, toujours orientées avec la boxe en fond de tâche.

Aujourd’hui, je peux afficher un taux de réussite supérieur à 90% pour les personnes qui suivent mes programmes de coaching.

Pour trouver un emploi, comment se préparer ?

C’est comme un match de boxe. Si j’ai utilisé ce cadre de référence, c’est parce que je me suis rendu compte que quand les gens parlent de leur recherche d’emploi, ils en parlent comme d’un combat : « c’est difficile », on parle de « CV percutant », d’une recherche d’emploi « qui met KO », que les recruteurs « ne mettent pas de gants », etc.

Alors j’ai pris la démarche du boxeur. Un chercheur d’emploi doit faire le même travail qu’un boxeur : un boxeur a des entraînements il va devoir améliorer son endurance, et le chercheur d’emploi c’est pareil.

Apprendre à mieux me présenter, avoir un bon discours, savoir convaincre, communiquer. Et du coup, je vois mes accompagnements comme cet entrainement de haut niveau sur lequel le chercheur d’emploi va apprendre à faire des lettres de motivation qui « cassent la barraque ».

La dimension sportive pour moi est très importante. Dans mes programmes, il y a l’aspect communication qu’il faut apprendre, mais il y a également l’aspect où vous devez aussi faire un peu d’exercices, parce que ça fait partie, ça nourrit le mental.

Ce que j’aime beaucoup chez les boxeurs, c’est leur mental. Leur combat est gagné ou perdu d’avance en fonction de leur mental. Quand mike Tyson regardait son adversaire, il lui disait qu’il allait le détruire. Il le pensait, et il le faisait vraiment aussi 🙂

Donc un chercheur d’emploi, c’est pareil. Il doit se dire « c’est moi qui vais être retenu ». Et si il y va avec ce mental et avec les outils qui vont avec, en général ça fonctionne très très bien.

La partie outils et la partie état d’esprit sont indissociables.

Quelles sont les 5 étapes pour décrocher un job

Le premier round : faire un état des lieux

C’est à dire apprendre à se valoriser autrement que par les tâches que l’on a accomplies. On ne peut pas prouver à quelqu’un qu’on est bon en lui disant qu’on est bon. Par contre, on peut priver qu’on est bon si on a cette capacité à mesurer nos résultats et à les communiquer : « je suis bon car j’ai réussi à accomplir quelque chose ». Donner du factuel.

Donc on peut estimer ainsi que pour un commercial, ce n’est pas le nombre de rendez-vous qui compte. C’est ma vente de ses contrats.

Donc le premier round est centré sur les résultats. Comment quantifiera des résultats. Il y a des techniques, des astuces pour apprendre à ressortir ces chiffres là.

Second round : Comment exploiter son réseau

Cette étape est négligée. Aujourd’hui pour les gens, le réseau c’est de parler à ses proches et leur dire qu’on est en recherche d’emploi. Le bon réseau, c’est tout sauf ça. C’est plutôt comment on va interagir avec des personnes qui sont peut-être de parfaits inconnus, mais qu’on va intéresser, intégrer, et peaufiner son projet.

Parce que le réseau sert aussi à confirmer que ce projet que vous avez est réaliste ou non. On va donc confronter notre ressenti avec la réalité du marché. c’est très important.

Troisième round : Le CV

Ce la veut dire que le réseau vient avant le CV. On en met pas en place son réseau une fois qu’on est en recherche d’emploi une fois que les outils sont prêts. C’est en amont, que l’on travaille le réseau. C’est ce que je fais dans tous mes accompagnements.

Le CV ne vient qu’après. Si demain vous voulez être chef de projet. Vous rencontrez différents chefs de projets, qui vous donneront différents feed back. Donc il ne sert à rien de préparer un CV si le projet n’est pas ficelé. Et à force de rencontrer ces chefs de projet, vous commencez à avoir le jargon, connaître toutes les problématiques. c’est de ça que vous allez devoir parler dans le CV.

Pour beaucoup de gens, le CV est le sésame. Pour moi non, parce que le sésame se fait en amont avec la définition du projet et le réseau. Sur 100 CV, généralement, ils sont tous copiés-collés. Et les recruteurs ont besoin de pouvoir vous mesurer autrement.

Les CV que moi je vais enseigner sont plutôt orientés 100% résultats. Donc les chiffres sont partout, quelque soit le métier. C’est hyper efficace. Même pour les jeunes diplômés ou les gens qui n’ont pas beaucoup d’expérience. Dans mon livre je donne l’exemple d’un jeune diplômé qui a fait un CV à tomber par terre. Du coup, j’explique comment il est constitué, et comment n’importe qui peut faire la même chose.

Quatrième round : La lettre de motivation

Beaucoup de gens pensent qu’elle est inutile, et je pense qu’elles ont raison. Elle n’est plus toujours demandée. Des gens pensent qu’elle est utile, et ils ont aussi raison. Je m’explique. Si on fait une lettre de motivation de façon classique, oui, elle est inutile. Souvent c’est le plan « vous, moi, nous » qui est donné, mais il ne permet pas d’être authentique, de se démarquer. Du coup je mets en parallèle le plan « moi, moi, moi », où on est le centre.

Pour moi, une lettre de motivation ne sert pas à écrire ses motivations, elle sert plutôt à motiver l’entreprise à nous rencontrer. Je donne donc des outils pour faire des phrases percutantes, plutôt que de dire « rigoureux, dynamique, motivé » sans le démontrer. Je préfère vous donner la méthode qui permette au recruteur pour vous évaluer.

Ce n’est pas une partie de plaisir, mais c’est un exercice de style. Moi, je donne une nouvelle manière de le passer. Dans le livre, je donne un exemple de lettre de motivation de 6 phrases.

En 6 phrases, on arrive à capter l’attention, ça n’a pas besoin d’être beaucoup plus long. Je déteste les pavés à lire. Et les recruteurs ne les lisent plus, car rien ne leur donne réellement envie.

Souvent, les gens reprennent les informations du CV pour les rédiger, ce qui n’a pas de sens non plus. C’est contre-productif.

Sixième round : L’entretien d’embauche

Pour moi, c’est une étape qui est très technique, et qui demande un maximum de préparation. Justement, les gens disent « je ne sais pas quoi dire, ni comment le dire, en combien de temps je dois le dire… ». L’idée, avec ce chapitre-là, c’était de prendre le contrepied. Déjà, pour moi, si vous prenez l’entretien d’embauche comme un entretien d’embauche, vous avez déjà un pied dans la tombe en terme de posture. Parce que finalement, vous allez simplement répondre à des questions. Et le recruteur il attend plus que ça.

Parce que répondre aux questions, c’est le minimum vital pour tout le monde. Le simple fait de répondre aux questions ne vous garantit pas d’être sélectionné. Envisagez-le plutôt comme une véritable réunion de travail.

Du coup, quand vous êtes dans ce contexte-là, le recruteur ou l’employeur va beaucoup plus facilement se projeter avec vous. Et c’est aussi venir avec quelque chose de plus, et pas juste répondre aux questions. C’est ce que moi j’appelle l’analytics punch, où on vient avec un livrable, une étude. Et on s’est appuyé sur le réseau pour le faire.

Donc quel que soit le poste pour lequel vous vous présentez, vous arrivez avec du concret, avant même d’être embauché.

C’est aussi très rassurant pour le recruteur. C’est différenciant aussi.

Quel conseil donnerais-tu à un chercheur d’emploi ?

Pour moi, c’est de toujours être dans une logique de démonstration.

On va vous interroger sur lavasse d’une annonce, d’une recherche. On va vous poser des questions en entretien.

Les gens, très souvent, sont coincés dans l »‘enfer de la compétence théorique ». Cela consiste à dire « oui, je sais gérer les conflits », pour justifier sa compétence. Voilà ce que je mets en place quand un conflit se présente, etc.

Mais là, on n’est pas dans le le concret, mais dans la théorie. Mieux vaut parler concrètement, raconter une histoire. On vient avec du factuel. Souvent les gens restent dans la théorie, et ce n’est pas la réponse attendue.

Toujours être dans la démonstration, donc. Et pour ça, je présente le « palmarès professionnel ». C’est un tableau à 4 colonnes :

  • Missions

  • Difficultés

  • Actions

  • Résultats

C’est utile pour dire « quand j’étais dans telle entreprise, voilà la mission qui m’était confiée, j’ai eu telle difficulté, j’ai mis telle action en place, et j’ai obtenu tel résultat ».

Dans le CV, la lettre de motivation, on démontre par des résultats chiffrés.

Tout à l’heure, je disais à Uriel « tu as un esprit scientifique je suis sure que tu as fait bac S », et c’est exactement cet esprit : Démonstration scientifique.

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Et le livre :

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