Comment parler de sa RECONVERSION en entretien d’embauche ?

Christel est l’auteure du livre « Déjouez les pièges des recruteurs » (retrouvez le lien en bas de page), paru chez Eyrolles, et va nous éclairer aujourd’hui sur la recherche d’emploi suite à une reconversion

Alors que l’on s’entende bien sur le terme de reconversion. Telle qu’on va l’entendre ici, c’est le changement de métier : j’avais un métier, je me suis reformé, j’ai changé et je suis parti avec mes compétences pour les emmener ailleurs, et j’en ai acquis de nouvelles.

Sauf que quand on se reconvertit, on n’est pas toujours au point sur « comment vendre ses compétences », parce qu’on n’a pas l’habitude, c’est quelque chose de nouveaux et qu’on n’a pas ou peu d’expérience sur notre nouveau métier..

Comment aborder sa recherche d’emploi après une reconversion ?

Ce qui est intéressant, c’est de se renseigner, d’aller au contact des entreprises qui sont sur notre nouveau secteur, et de faire quand on peut, des immersions dans ces entreprises pour se tester et pour voir si elles correspondent à nos attentes et à ce qu’on imagine du secteur : des évaluations en milieu de travail, des enquêtes métier.

Je dirais que quand on est en reconverison, il faut être plus « chercheur » d’emploi, que « demandeur » d’emploi.

il faut aller chercher les entreprise, interviewer les gens, entrer en contact avec des personnes qui font le métier que l’on aimerait faire, regarder les anonces, les offres d’emploi, et analyser toutes ces compétences qui sont demandées, et qui sont, pour nous, des compétences dites « transférables ».

Donc il y a ce coté enquête qui va être vraiment important.

Cela permet aussi de valider notre choix, savoir si vraiment on a envie d’y aller. Disons que les immersions en entreprise permettent de valider, voire d’invalider un projet parfois. Parce qu’on peut imaginer un métier, et se rendre compte qu’au final, il ne nous correspond pas.

Que peut on mettre en avant en entretien quand on n’a pas d’expérience ?

Ce qu’on peut mettre en avant, c’est déjà sa motivation et l’envie que l’on a d’aller dans ce métier. Il faut savoir que c’est le premier critère de sélection d’un recruteur : La motivation. entre deux candidats :

  • un candidat parfait pour le poste
  • et un candidat qui y correspond un peu moins,

le recruteur choisira toujours le plus motivé, et pas forcément le plus compétent.

Donc vraiment, faire ressortir dans sa voix, son regard, sa dynamique, qu’on a envie de ce métier, et que finalement, on a tout mis en oeuvre pour réussir à se reconvertir. Donc déjà, travailler sur cette forte motivation.

Mettre en avant les stages que l’on a pu faire durant la formation.

Et essayer de retrouver, dans tout ce qui était dans notre parcours, qu’il soit professionnel et personnel, des compétences transférables que l’on peut mettre en avant.

C’est pas parce qu’on vient d’un autre métier, que l’on a aucune compétence dans le nouveau.

Qu’est-ce qu’une compétence transférable ?

Une compétence transférable est une compétence qui est utilisée dans un domaine dspécifique, et qui pourrait complètement être utilisée dans un autre domaine.

Si par exemple on est assistante de direction, et on va avoir comme compétence tout ce qui est : gestion d’agenda, organisation, un coté multi-tâches, un côté contact avec de nombreuses personnes, ce genre de compétences organisationnelles peuvent être aussi transférables par exemple à de la gestion de projet.

Si on est responsable d’un projet, on va avoir besoin de mettre en place des deadlines, de travailler avec des pesonnes, d’avoir une certaine organisation.

Donc on peut complètement venir d’un autre domaine, et aller vers un métier suite à une formation le plus souvent, en utilisant ces fameuses compétences.

Ce qui va être important, c’est dans la rédaction du CV, faire en sorte que le CV ne retrace pas notre vie professionnelle telle qu’on la voit, mais qu’il retrace ce que va rechercher le recruteur.

Même avant d’avoir eu cette formation de reconversion.

Comment mettre en avants a motivation en entretien d’embauche ?

Pour prouver sa motivation, il faut s’intéresser au recruteur. Et il faut très bien lui montrer.

Quelqu’un qui s’est renseigné sur l’entreprise. Qui connait l’état d’esprit la philosophie, les clients, le marché, l’interlocuteur, déjà ça montre qu’il a envie de l’entreprise.

Pendant l’entretien, dans la manière qu’on va se présenter, le pitch, là aussi, il va être essentiel de ne pas raconter son parcours de façon chronologique, parce que finalement on risque de mettre en avant qu’on vient d’un autre métier, mais de partir du nouveau métier, de celui qui nous intéresse et nous passionne, et d’aller chercher dans sa vie d’avant, les compétences qui vont l’intéresser.

L’écouter aussi, savoir qui il est. Quelqu’un de motivé, c’est quelqu’un qui va servir un discours adapté.

Tout au long de l’entretien, la motivation va ressortir aussi avec des questions.

Apres l’entretien, ça va être un mail de remerciements.

Une relance.

Montrer qu’on a envie. un investissement dans tout le processus de recrutement.

Et puis rassurer : peut-être qu’aujourd’hui on n’a pas toutes les compétences, on en a certaines mais pas toutes, mais montrer qu’on a envie d’apprendre, qu’on peut apprendre vite, et donner des exemples dans sa vie antérieure ou on a été emmené à apprendre et à le faire vite et à le faire avec succès.

Le livre de Christel de Foucault contient plus de 80 conseils de ce type. Une lecture que je vous recommande et disponible via le lien ci-dessous.

Où peut-on te trouver si on veut en savoir plus ?

Sur les conseils du livre, on peut me retrouver sur les réseaux sociaux :

Sur Linkedin

Sur Twitter

Sur Facebook

Et pour les non lecteurs, j’ai une chaîne Youtube qui s’appelle Le grand jeu de la recherche d’un job, dont la manière d’appréhender sa recherche d’emploi de façon différente, avec une vision différente, moins douloureuse, plus amusante mais qui fonctionne bien.

Oui, parce que la recherche d’emploi peut être vue comme un jeu. cela permet d’avoir un regard bienveillant sur le recruteur, de comprendre qui il est, et d’être moins blessé. Plus on se braque, moins on a de chances de réussir et de trouver le job de ses rêves. Plus on va dans le sens du jeu, plus on joue, plus on s’amuse.

Quand on rit, quand on sourit, quand on a une intonation de voix qui porte, ça va montrer une motivation.

Il y a un moment (les gens ne me croient pas quand je dis ça) où on va finir par prendre du plaisir à rechercher un job et à s’amuser.

Chercher un job peut être douloureux si on est dans un certain état d’esprit, mais ça peut aussi être une opportunité de parler de soi en bien, toute la journée et tout le temps, et aussi rencontrer des gens très intéressants. Toutes les rencontres sont intéressantes.

Et quand on rencontre un recruteur, on fait déjà une démarche réseau. Parce que si ça se passe bien et qu’il ne nous prend pas parce qu’il n’y a pas matching entre ce qu’il recherche et notre offre de services, si on lui a fait une bonne impression, qu’on lui a montré qu’on était motivé, que l’on pouvait apprendre vite, s’intégrer dans une entreprise, il va peut être avoir envie de nous présenter à un autre de ses collègues. Voire de nous proposer un autre poste dont il pourrait avoir connaissance, et pour lequel on n’a pas forcément postulé, mais il a identifié chez nous qu’on avait ce potentiel là.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *