Comment changer de vie professionnelle, quand on est autodidacte ?

Quel parent ne rêve pas pour son enfant d’un parcours scolaire brillant avec à la clé toute une série de diplômes ?

Ben quoi ? Ils veulent juste notre « réussite », notre bien, notre sécurité, quoi…

Et puis il y a aussi la fierté d’avoir un enfant dit « intelligent », car une grosse croyance bien ancrée dans notre inconscient collectif a pour principe de mesurer « l’intelligence »  et « la compétence » à la quantité ou à la qualité des diplômes obtenus…

L’autodidacte : un complexe bien français

Et en France, il n’y a pas que les parents, d’ailleurs, qui nous font porter (lourd) ce type d’espoir ou de projection.

C’est le système tout entier qui propose une définition de la « réussite » professionnelle, qui ne correspond pas forcément à la nôtre. Vous n’êtes pas sans savoir que notre système, de manière générale, valorise davantage le diplôme que la compétence, l’intelligence, ou la capacité, contrairement à nos amis d’Outre-Atlantique.

Pourtant, d’après le dictionnaire, l’intelligence représente : « L’aptitude d’un être humain à s’adapter à une situation, à choisir des moyens d’action en fonction des circonstances  » et je ne crois pas que les personnes non-diplômées soient dépourvues de cela 😉

Et pour ce qui est de la réussite professionnelle, ce n’est pas une fin en soi, car on peut « échouer » avec des diplômes ou « réussir » sans. Et puis d’abord, tout le monde n’a pas la même définition de la réussite, ou de l’échec.

À ce propos, saviez-vous que Steeve Jobs  avait arrêté ses études à l’âge de 18 ans pour ne jamais les reprendre ? C’est avec sa grande curiosité, sa passion et sa créativité qu’il a démarré avec quelques copains la grande aventure Apple. Il était ce que l’on appelle un autodidacte.

Un système scolaire inadapté

Au cours de ses études en Sciences de l’Education et pendant les années où elle a travaillé en collège, Solène (qui a travaillé un certain temps avec moi chez Coaching de Carrière, vous l’avez peut-être croisée dans certains articles de ce blog), a pu se faire une idée sur la question du système scolaire.

Elle s’est beaucoup intéressée à ces profils « différents », ceux qui n’étaient « pas faits pour l’école ». Souvent perçus comme des cancres ou les rois de l’absentéisme, ils sont en marge du système dans lequel ils ne trouvent aucun intérêt, et ne se sentent pas compris.

Ils se désintéressent, et finissent même par décrocher pour quitter le système prématurément et sans diplôme.

Les réformes changent régulièrement d’orientation, et la volonté politique est toujours d’essayer de réduire les inégalités. Pourtant, sur le fond, nous restons sur un système scolaire qui ne peut pas répondre aux besoins différents et aux individualités de chaque enfant.

Parmi ces jeunes, il y en a une partie qui deviendront les « autodidactes ».

Animés par une grande soif d’apprendre sur des sujets qui les passionnent, ils vivent la sortie du système comme un passage libérateur.

Ils réussiront grâce à de grandes qualités souvent communes aux autodidactes, à acquérir des savoirs et des compétences équivalentes voire supérieures à celles des étudiants diplômés.

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Les autodidactes : un profil particulier

Ils ne poursuivent pas d’études supérieures mais cela ne les empêche pas de continuer à apprendre car ils avancent à leur rythme en s’investissement sur des sujets qui les intéressent.

Leur vraie force, c’est qu’ils vont là où ils veulent aller avec la volonté d’en apprendre plus pour leur propre plaisir. La notion de plaisir, justement, c’est quelque chose qui les rend performants, car les apprentissages imposés ne sont plus une contrainte.

Et leur soif de savoir se met en place naturellement à travers des supports qu’ils ont eux-mêmes choisi (livres, internet, conférence, rencontres).

Ils sont audacieux, ambitieux, passionnés … Dois-je vous rappeler combien ces qualités sont importantes pour être performant en entreprise ?

Certains se sont consacrés à un sujet d’expertise par passion, et sont devenus des pointures dans le domaine. Bref, ce sont des pépites « cachées » pour les recruteurs qui n’ont pas accès à ces personnes, car souvent ne veulent même pas les rencontrer à cause de l’absence d’un diplôme prestigieux sur le CV…

Pourtant, ces « pépites » qui détiennent les compétences et les qualités qui les définissent, souffrent souvent d’un sentiment de manque de légitimité, car ils ne possèdent pas le Saint Graal, « le diplôme ».

Ils ont du mal à se  mettre en avant, à se vendre auprès des entreprises, et à se positionner dans leur carrière.

Le syndrome de l’imposteur 

L’autodidacte ressent souvent (à tort) ce manque de légitimité dû à l’absence de diplôme, et peut vivre ce que l’on appelle le « syndrome de l’imposteur » : Cette fâcheuse tendance à penser que ce qu’il réussit provient de la chance, du hasard ou de conditions favorables réunies au bon moment, plutôt que de ses compétences (👉🏼j’y consacre un article entier ici, où j’explique en quoi ce syndrome peut même venir saboter notre changement de cap professionnel…)

Son succès est bien le fruit de son travail et de ses compétences, mais son estime de soi est entachée par ce manque de légitimité ressenti. C’est également pour cela qu’il a du mal à évoluer professionnellement car il se sous-estime et imagine parfois de belles stratégies d’échec quand il s’agit de « se vendre ».

Alors comment faire pour se sentir légitime quand on est autodidacte ?

Tout d’abord, l’autodidacte doit apprendre à se connaître pour déceler et affirmer une bonne fois pour toutes ses points forts, car souvent il n’a pas conscience de ses atouts.

Il est aussi temps de lister et d’acter ses compétences, comme celles-ci n’ont pas été attestées par un certificat ou un diplôme.

Une fois qu’il prend conscience de toutes ces choses, il doit apprendre à les mettre en avant et à les communiquer.

Il doit également faire le point sur ce qu’il veut vraiment.

Travailler en entreprise ? Devenir entrepreneur ?

Souvent, c’est la voie de l’entrepreneuriat qui est choisie. Car elle n’exige aucun diplôme, justement.

Se vendre en entreprise, quand on est autodidacte

Décrocher un job sans diplôme n’est pas chose simple en France.

Car lorsque le recruteur va voir passer votre CV, il peut ne pas y prêter attention car la partie « formation » ou « diplôme » ne correspond pas exactement à son cahier des charges.

Alors comment faire ?

Réorganisez votre CV par pôles de compétences. Ainsi vous attirerez l’œil sur ce que vous savez faire et que vous pourrez réinvestir, et non pas sur comment vous avez appris à le faire.

 Mettez en avant vos qualités d’autodidacte, ces soft skills qui vous caractérisent si bien et qui ont une grande valeur pour les entreprises.

  Proposez de montrer ce que vous savez faire, d’apporter une preuve à vos cibles qui douteraient encore de votre capacité à satisfaire leur besoin. Par exemple, en postant une veille intelligente sur les réseaux sociaux, en lien avec l’offre pour laquelle vous postulez. Ainsi vous démontrerez votre expertise du secteur, du métier.

 Et gardez la confiance. C’est le système, qui n’est pas adapté à vous, et pas l’inverse 🙂

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2 réflexions au sujet de « Comment changer de vie professionnelle, quand on est autodidacte ? »

  1. Merci pour ces merveilleux conseils. Je suis un autodidacte je parle trois langues que j’ai appris juste lisant les livres(Anglais, Français,portuguais).

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