Reconversion : Sortir du placard pour devenir chef de projet

Dans cette nouvelle version du site, je vous propose régulièrement le témoignage d’une personne qui a osé opérer son changement professionnel. 

Aujourd’hui, nous rencontrons Coralie. 

Coralie travaille depuis 18 ans dans la com. Au retour d’un arrêt maladie long, elle se retrouve sans réelles tâches à faire, après 7 ans de bons et loyaux services à son employeur. 

Elle nous raconte les étapes de sa transition, et nous montre que pour elle, en osant, ça a été possible ! 

Quelle était votre situation avant de changer de job ?

J’avais 18 ans d’expérience dans les métiers de la communication et j’étais en poste depuis 7 ans chez un prestataire de services, où j’avais enchaîné les projets plus ou moins longs chez différents clients. Puis je suis tombée malade et j’ai réintégré la société au bout de plusieurs mois d’arrêt-maladie.

Qu’est-ce qui vous posait problème ?

Je la réintègre alors sans réelle motivation. Là, je me retrouve remplaçante d’une collègue. Et le peu de missions que l’on m’assigne ne correspond pas à mes compétences professionnelles initiales. Je n’ai pas de tâches à accomplir, alors que je vois tout le monde s’affairer. Je m’ennuie. Alors rien ne m’intéresse Aucune tâche ne m’est donnée ! Je perds ma motivation. Je ne m’investis plus.

Je stresse, et je me pose beaucoup de questions : Que vais-je devenir ? Vais-je perdre mon emploi/être licenciée ? L’entreprise se porte-t-elle bien ? Surtout qu’aucune communication de l’entreprise/direction n’est faite.

Avec ça, la société aborde un changement de politique. Je m’aperçois que cela ne me correspond pas, et je n’aime pas ce qu’on m’oblige à faire, soit des missions qui ne me correspondent pas.

À cela s’ajoute une mauvaise ambiance : Un manque de cohésion sociale, de l’indifférence, voire de la défiance.

En plus je n’avais bénéficié d’aucune augmentation salariale en 7 ans ! Cela créait le sentiment d’un manque de RECONNAISSANCE énorme. Je ne me sentais vraiment pas prise aux sérieux.

Que faites-vous aujourd’hui ?

Aujourd’hui je vis une période de transition, je me prépare à un nouvel emploi.

J’ai beaucoup de contacts téléphoniques, des entretiens professionnels, des opportunités via les réseaux sociaux, où je suis plus active qu’avant. Je me forme également en permanence.

Aujourd’hui, je suis surtout plus forte. Je sais ce que je veux et ce que je ne veux surtout pas ! Je profite pleinement de cette période pour me réaliser et suis très fière du chemin accompli et de celui qui me reste à accomplir. Quelle que soit ma situation, aujourd’hui je n’ai aucun REGRET ! Je peux chanter PIAF :

« Non ! Rien de rien … 

Non ! Je ne regrette rien… 

Ni le bien qu’on m’a fait 

Ni le mal tout ça m’est bien égal ! 

Non ! Rien de rien … 

Non ! Je ne regrette rien… 

C’est payé, balayé, oublié 

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Je me fous du passé ! » 

Pouvez-vous nous raconter les étapes de votre transition ?

D’abord, l’élément déclencheur a été mon arrêt-maladie, au cours duquel je prends conscience de mon mal-être général dans ce job.

Puis je reprends le travail. Vient alors le temps du questionnement, et le déclic se confirme. Se posent alors les questions du pourquoi/comment partir, avec les craintes qui l’accompagnent.

Je mets à profit ce temps dont je dispose pour m’occuper de mon avenir professionnel et pour me former.

J’investis, ainsi, dans un bilan de carrière que j’effectue le soir, en dehors des heures de travail. Ça me permet de mettre les choses à plat sur mon parcours et d’en faire ressortir les acquis. Je reprends confiance en moi peu à peu pour prendre mon nouveau départ.

En parallèle, je mets tous mes outils de recherche d’emploi en ordre de bataille : CV et lettre de motivation diffusés sur des job bards généralistes et spécialistes, réactivation de mes réseaux sociaux professionnels, réactivation de mon réseau IRL, et réponse à des offres d’emploi. J’obtiens même un entretien d’embauche qui s’avère concluant, même si au final la fiche de poste ne l’était pas pour moi.

À l’issue de mon bilan de carrière, j’envisage une reprise d’études, et prépare des dossiers pour entrer dans une grande école via une VAP (validation des acquis professionnels).

Et je suis admise ! Je réalise donc mon rêve en reprenant mes études, sur un an. Cela me permet de mettre à jour mes savoir-faire sur mon métier d’origine.

À l’issue de cette formation, j’effectue un stage sur le terrain, et tout est très positif.

Les tâches effectuées sont intéressantes, motivantes et enrichissantes.

Je vois que mes pairs me font confiance, que je reçois de très bonnes appréciations de la direction et du N+1, et je reprends confiance en moi. Je valide mon Master !

Là, je sens que je suis montée en compétences, que j’ai gagné en maturité et en confiance, et que j’ai accès à davantage de responsabilités à des postes plus intéressants. De technicienne, je suis passée à chef de projet.

Je précise que toute cette démarche, je l’ai autofinancée.

Quels ont été les difficultés rencontrées ?

La principale difficulté a été le doute : être mon propre ennemi. C’est-à-dire être inhibé et ne pouvoir agir.

Aussi, je n’ai pas toujours ressenti le regard des autres toujours positif : je me suis dit qu’il valait mieux cacher mon projet, le garder pour moi, ce qui n’a pas toujours été facile.

Avant mon changement, j’avais des peurs : je voyais le licenciement comme une menace et comme un risque.

Finalement, c’est moi qui ai démissionné.

Sur quoi vous êtes-vous appuyée pour les surmonter ?

Je suis opiniâtre. Je m’étais fixée des objectifs clairs. J’avais validé mon projet, et j’étais concentrée sur sa réalisation.

 

Je crois que j’ai également pu compter sur ma résilience, et j’ai eu la chance de recevoir le soutien inconditionnel de mon conjoint.

Quel conseil pourriez-vous donner à quelqu’un qui aurait la même envie que vous ?

Plongez, foncez, n’hésitez pas !

Rien n’est impossible !

Qui ne tente rien n’a rien !

Soyez égoïste : pensez à vous et à votre bien-être !

Surtout, réalisez vos rêves et voyez GRAND !

N’ayez pas peur ! Entourez-vous (famille, coach…)

Faites-vous confiance ! Malgré vos doutes, ne vous sous-estimez pas !

OSEZ, OSEZ et OSEZ TOUJOURS !!!!

Enfin, pour conclure, je terminerai par cette citation d’Alfred de Musset :

« Voir, c’est savoir ! Vouloir, c’est pouvoir ! Oser, c’est avoir ! » 

Alors ? Que vous inspire le témoignage de Coralie ? Comme vous le lisez ici, certains s’engagent dans un projet qui leur tient à coeur, sans forcément avoir un CDI derrière. 

Coralie a su nourrir son besoin de sécurité en comptant sur le soutien de son conjoint, et en ficelant solidement et clairement son projet. 

Je crois que ce témoignage est une belle invitation à oser 🙂 Merci Coralie

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