Peux-tu encore créer ta mamantreprise, à l’heure du COVID-19 ?

Tu veux changer de vie professionnelle, et tu bosses sur ton projet de reconversion depuis quelques temps.

Ta soif d’autonomie, ton besoin de sens, de reprendre les rênes de ta vie, t’amènent à vouloir créer ta propre activité.

Une mamantreprise à ton image, Yes.

Alors tu te projettes déjà dans une vie où tu décides de tes priorités. Où tu sculptes une activité à ton image. Dans laquelle tu mets tout ce que tu aimes, et qui t’aligne, qui t’épanouit.
Une vie pro où tu es dispo et flex pour tes enfants, parce que c’est toi la patronne, et c’est toi qui décides de ton organisation.

Ta réflexion est déjà bien mûre : Tu as déjà investi dans une formation, ou tu prévoyais de le faire bientôt.
Pour toi, 2020/2021 devait être l’année du changement professionnel, du renouveau, de ta transition vers un projet riche de sens.
Excitation, peurs, envies, rencontres, freins et expériences : tu gérais tout ça avec une belle énergie. Bref, tu te réjouissais, tu allais de l’avant.

Et puis, le COVID-19 est arrivé (beaucoup moins sympa que Zorro).
Et puis, le 12 mars 2020 est arrivé, et le président a annoncé le confinement.

Choc, sidération, et enfants à la maison.
Ton organisation familiale a été bouleversée. Le monde entier a été bouleversé.

Tu n’as pas pu t’empêcher de penser : « Pile l’année de mon projet ». Et puis, tu t’en es voulu de cet égoïsme.
N’empêche que les enfants et ton conjoint à la maison, le télétravail, faire l’école et la cantine, ça change bien tes plans, pour ta nouvelle vie pro…

Faire l’école et la cantine, ça change bien tes plans

« Du coup, tu reportes ton projet ? Tu n’as pas le choix vu le contexte… »

« J’imagine que ton projet tombe à l’eau avec cette crise, ce serait irresponsable…pense aux enfants »

« Entreprendre…tu ne crois pas que c’est franchement risqué, avec tout ce qui se passe ? »
Voilà les réflexions encourageantes qui commencent à se faire entendre, et qui ont le don de t’agacer, et de te coller une boule d’anxiété sur le plexus à la fois.

Au début, tu accueillais ça en mode « même pas peur ».
Et puis à force, les graines du doute ont fini par germer.

Tous les freins et toutes les peurs, que tu avais réussi à lever depuis des semaines, se réinstallent tout à coup.

Et si ils avaient raison ??
Et si c’était foutu ?
Si ce n’était effectivement pas le moment ?

Alors la question, c’est : Peut-on encore créer une entreprise, à l’heure du COVID-19 ?
Et donc,
te concernant : Peux-tu effectivement lancer ton projet de mamantreprise, sans risquer de faire boire la tasse à toute la famille ?
Être solopreneure en mode masque FFP2, c’est jouable ?

Ma réponse est OUI.

Et je vais t’expliquer ma vision des choses dans cet article.

C’est quoi une mamantreprise ?

Avant d’aller plus loin, soyons bien d’accord sur le terme « mamantreprise ».

Une mamantreprise est une structure légère qui permet de travailler de chez soi

Quand je parle de mamantreprise, je suis sur une version entrepreneuriale à structure légère, où tu es seule. Si tu n’es pas seule, tu n’as pas de salarié, mais des copines freelance, qui bossent avec toi à la carte.
Ce n’est pas une entreprise « en dur » avec les locaux et des salariés.

Une mamantreprise est une structure légère, agile et flexible. Très souvent, il s’agit de prestations intellectuelles et/ou thérapeutiques : conseils, thérapie, accompagnement, …
Elle doit te permettre de travailler seule, de chez toi, à temps choisi.

Quiz spécial maman

« Es-tu (réellement) prête à changer de vie professionnelle ? »

Je fais le test

Tu es seule pour prendre tes décisions stratégiques.
Tu es pleinement responsable de ce que tu produis, et de tes résultats.

La mamantreprise peut se démarrer en side project, en complément de ton activité salariée ou directement à temps plein.

L’objectif est de gagner ta vie avec quelque chose qui a du sens pour toi et dans quoi tu injectes ta personnalité et ton cœur. Une extension de toi. Ton bébé.

Quel risque financier tu prends, à créer ta mamantreprise ?

Mais l’argent dans tout ça ?
Tes potentiels clients en auront-ils encore pour faire appel tes services, à l’heure où 1kg farine et 12 rouleaux de PQ semblent plus précieux qu’une nouvelle bagnole ?

Parce que tu ne vas pas vivre d’amour et d’eau fraîche, ça c’est sûr.
De sens et de valeurs non plus.
Oui, parce qu’un projet seulement nourrissant pour tes valeurs, ben ça ne remplit pas encore un frigo, aux dernières nouvelles…

Je sais, je sais, on croirait entendre ta mère 🙂

Parlons chiffres. Une solo-entreprise de ce type, basée sur la vente de prestations intellectuelles ou de thérapie par exemple, c’est en moyenne 15 000€ à investir dans ton activité la première année (dixit mon expert-comptable).

Comparé à des start up qui lèvent des millions, ou même à l’URSSAF que paye le resto du coin, c’est peanuts.

Il y a quoi dans cet investissement ?

Ta formation, ta communication (pub réseaux sociaux, cartes de visite, flyers …), ton site web, d’éventuelles adhésions à des clubs d’entrepreneurs, de l’accompagnement, etc…

Tu peux les avoir en épargne, les emprunter dans ta famille ou emprunter à la banque.

Ce n’est pas un gros dossier pour un banquier.

Voilà la taille du risque financier duquel on parle, quand on parle de mamantreprise.

Je dis que c’est peanuts, mais ça dépend, bien sûr, de ta situation perso.
Nous n’avons pas toutes le même parcours financier, les mêmes engagements/remboursements en cours, etc. Si tu as des réserves, de l’épargne, ce n’est pas la même chose que si tu es à flux tendu car tu viens d’acheter ta maison, c’est clair.

Mais créer sa mamantreprise aujourd’hui ce n’est pas un risque financier énorme. Tu ne vas pas mettre en danger et précariser toute ta famille. Pas besoin d’hypothéquer la maison. Surtout si tu gardes en parallèle et pendant quelques temps ton job actuel à temps partiel. Où si tu en est au démarrage de ton temps d’allocation chômage.

En dehors de cet investissement, tu vas aussi pouvoir sécuriser au maximum la transition salariée – entrepreneuse.

Comment sécuriser la transition professionnelle vers ta mamantreprise ?

Changer de vie pro et créer sa boîte ne veut pas dire tout quitter, « au revoir président » et se jeter dans le vide.

Non, loin de là.

En 7 ans d’accompagnement des transitions pros, je n’ai jamais vu de mère de famille tout plaquer sur un coup de tête (professionnellement, je veux dire^^) alors qu’il n’y avait pas un minimum de projet solide derrière.
Vraiment pas.

Un projet de transition professionnelle se travaille et se sécurise. Et ce, en fonction du niveau de sécurité dont tu as besoin.

Il y a 3 périodes dans les flux de revenus quand tu es en transition pro :

  • Période A : Ton point de départ. Quand tu est encore dans ton job actuel. Là, ton revenu est connu, prédictible, et viens en principe, absorber tes dépenses et tes flux financiers sortants. Pas de surprise.
  • Période B : C’est le moment où tu quittes ton emploi, pour démarrer une formation. Là ton nouveau métier ne te crée pas encore de revenu, ou très peu. Mais tu peux souvent compter sur ton épargne, ton allocation Pôle Emploi, voire sur un job à temps partiel ou sur tes premiers clients.
  • Période C : Phase où tu démarres vraiment ta mamantreprise. Tu commences à vendre, tu montes en charge petit-à-petit, mais tu n’es pas encore au niveau de ton salaire d’avant, alors tu dois compenser le delta.

Dans la phase A, il est intéressant de travailler sur ton budget. Histoire d’être dans le concret tout de suite. Questionne-toi très concrètement et en apportant des réponses chiffrées, sur :

Qu’est ce qui est vital comme dépenses pour ta famille ? Tes charges fixes « absolues ».
Qu’est ce qui n’est pas vital, mais dont je ne veux pas me passer ? Tes charges fixes « relatives ».
Qu’est-ce qui n’est pas vital, mais dont nous pouvons nous passer ? (à part le PQ et la farine of course^^)

etc….

Cette analyse te permet de quantifier précisément, ce que dois gagner ta mamantreprise. Combien de clients par mois, à quel prix, etc…

Tu réaliseras que c’est faisable !

Il y a donc plusieurs solutions à aller chercher en fonction des phases.

Comment je finance ma potentielle perte de revenu, en reconversion ?

L’idéal est de quitter ton entreprise avec un droit au chômage (ARE).

Pour ça tu as 2 options :

  • la rupture conventionnelle, qui te permet parfois également de toucher des indemnités supra-légales que tu peux négocier avec ton employeur.
  • le dispositif gouvernemental demission reconversion mis en place récemment, et qui te donne droit aux allocations chômage après démission si tu as un projet « sérieux » de formation ou de création d’entreprise (c’est ton cas). Dans ce cas, il y a des conditions pour être éligible, un dossier à monter, et des délais à respecter. Et surtout ne pas démissionner avant l’accord sur ton dossier de la part du CEP (Conseil en Evolution Professionnelle, dispositif institutionnel qui valide la viabilité de ton projet). C’est à intégrer à ton rétro-planning.

Par ailleurs, concernant ta formation, tu peux bénéficier de plusieurs dispositifs de financement.
Le CPF (compte personnel de formation) est le dispositif officiel incontournable.

Mais, Pôle Emploi peut aussi t’aider à te financer une partie, en fonction de ta région, de ton projet, et de ton bassin d’emploi.

Ensuite arrive la phase C, la plus redoutée, celle où tu démarres.

Tu débutes dans un nouveau métier, il y a une montée en puissance, le temps que la courbe d’apprentissage se fasse et que les revenus atteignent ceux de la phase A (voir les dépassent, et c’est tout à fait possible. C’est même le but, je dirais).

Dans cette phase, la durée de « revenu moindre » n’est pas forcément prédictible.
Combien de temps va mettre ta mamantreprise à gagner de l’argent ? ça peut être 6 mois pour certaines, 2 ans pour d’autres. Tout dépend de ton nouveau métier, de ton offre, de tes tarifs, de la clientèle que tu choisis, etc.

La question n’est plus la même que dans la phase B, qui avait une durée connue d’avance.

Ici, la problématique c’est comment financer mon niveau de vie à long terme.

C’est donc une solution de financement à plus long terme qu’il faut trouver (ou pas d’ailleurs).

Tu crée ta boîte car ça fait sens pour toi, tu veux travailler différemment, avoir du temps pour tes enfants.

Baisser son niveau de vie est un sacrifice. C’est envisageable et acceptable, à partir du moment où le sens qu’il y a derrière est suffisamment solide et ancré pour toi.

On revient là encore à la préparation de ton projet et au sens qu’il a pour toi.

Des clientes me font régulièrement le retour que la baisse de train de vie a peu d’importance finalement. Au regard du nouvel équilibre de vie qu’elles ont trouvé.

On peut aussi imaginer que la baisse de niveau de vie pourra peut-être être compensée tout simplement par ton conjoint (la carrière des hommes n’étant, elle, pas soumise à plafond de verre, quid des opportunités de promotion ou de changement d’emploi pour augmenter son salaire?)

Rappelle-toi d’où vient ton projet de mamantreprise

Le meilleur argument pour savoir si tu peux encore créer ta mamantreprise aujourd’hui : C’EST TOI !

Tu as travaillé sur toi,
Tu sais quelles sont tes valeurs, celles qui te font avancer, tes talents, tes compétences.
Tu as identifié tes besoins en terme d’équilibre vie pro / vie perso,
Tu sais ce que tu veux transmettre à tes enfants et le temps que tu veux leur consacrer.

Tu as trouvé ton pourquoi
Pourquoi ça ne va pas dans ton boulot actuel
Pourquoi tu veux tenter l’aventure entrepreneuriale
Pourquoi tu veux accompagner d’autre personnes, leur apporter de la transformation, les aider les conseiller les soulager

Tu as bossé sur les besoins de tes clients au travers de focus groupe, d’enquête. Si ces besoins évoluent avec la crise, tu sauras le mesurer et t’adapter.
Tu as fait une étude de marché sérieuse.
Tu as testé certains de tes produits quand cela était possible ou tu vas le faire.
Tu t’es formée ou tu es en train.

Bref, ce projet ne sort pas de nulle part. Ce projet part de TOI, de qui tu es vraiment.

Et ça, le COVID-19 ne l’a pas changé.
Tes valeurs sont toujours là. Peut être même renforcées +++ avec la crise .

La crise, l’avalanche d’information, l’enfermement, le manque de lien social font saturer notre cerveau.
Prends du temps pour te reconnecter aux valeurs et aux motivations qui sont à l’origine de ton projet. À ton désir.

Certes la peur pèse un peu plus lourd dans la balance en ce moment. Alors mets ton énergie à regonfler ton désir et ton envie.

Menaces et opportunités externes

Tu vas me dire que c’est bien beau tout ça. Mais quelle sera la nouvelle donne économique à l’issue de la crise sanitaire ?

Personne ne peut encore te le dire . La réalité pour les entrepreneurs, aujourd’hui, c’est souvent l’inquiétude. À moins que tu ne projettes de te lancer dans la fabrication de masques ou de respirateurs.

Mais globalement, il y a beaucoup de questionnement sur l’avenir, et beaucoup de peurs.

L’être humain a trois réactions primaires face à la peur :

  • combattre
  • se figer
  • reculer / fuir

L’énergie de l’entrepreneuriat est une énergie de combat.
Tu ne peux pas entreprendre si tu te figes, ou si tu recules. L’entrepreneur a besoin de cette énergie offensive.

L’entrepreneur a besoin de cette énergie offensive

Quand tu deviens entrepreneuse, tu deviens seule responsable de ta stratégie, de tes décisions.
Cette inquiétude vis-à-vis de l’avenir sera toujours présente. Plus ou moins, mais toujours présente.
En travaillant sur ton projet, tu vas pouvoir mesurer ta combativité et si ce fonctionnement est fait pour toi.

Le COVID-19 provoque une crise économique, une récession, même.

C’est une menace.

Avant cela, les gilets jaunes, par exemple, ont déjà généré des menaces économiques pour certaines entreprises (accès impossible au centre ville les samedis par exemple).

Il y aura toujours des menaces pour ton activité entrepreneuriale.

Comme il y aura toujours des opportunités.

On peut aussi imaginer que les gens auront encore plus besoin de tes services et de ce que tu peux leur apporter.

Les opportunités et les menaces économiques évoluent en permanence. Ce n’est pas parce qu’il y a une crise mondiale que TON activité entrepreneuriale est touchée.

Alors oui, tu peux créer ta mamantreprise dans un contexte COVID-19, parce que :

  • ce projet part de toi
  • le risque financier d’un modèle économique entrepreneurial léger et agile, est faible
  • tu vas tout faire pour sécuriser ta transition professionnelle
  • COVID ou pas, tu ne seras jamais sûre

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