Devenir accompagnante en périnatalité : Sylvie témoigne !

Sylvie était infirmière. Cette activité professionnelle intense et stressante, à laquelle s’est ajouté l’arrivée de son petit garçon, l’a conduite à l’épuisement. Alors elle décide de trouver un nouveau projet professionnel, et pour ce faire, elle s’inscrit au programme Le Bilan de Confiance®. Suite au programme, Sylvie a décidé de se diriger vers l’accompagnement à la périnatalité,et a créé son entreprise.

PS : Sylvie est une ancienne membre du Bilan de Confiance® : le programme d’accompagnement qui aide les mères à trouver leur place professionnelle et la prendre. Découvre le programme en détail et postule juste ici : https://www.coachingdecarriere.com/working-mum-trouve-ta-place-au-travail/

Suite au programme, Sylvie a décidé de se diriger vers l’accompagnement à la périnatalité, et a créé son entreprise.

Dans cet échange, on parle de :

  • Son cursus pour devenir infirmière
  • Sa vie d’infirmière libérale, rythmée et stressante
  • L’arrivée de son petit garçon, qui a tout changé
  • Le burn out qu’elle n’a pas vu venir, et qui lui a fait perdre la confiance et le sens
  • Son choix de se lancer dans l’accompagnement autour de la naissance

Bérangère : Bonjour Sylvie ! Je te connais depuis un peu plus de 6 mois, puisque tu es une ancienne membre du Bilan de Confiance®. Il y a 6 mois, j’ai fait la connaissance d’une infirmière qui était épuisée, qui voulait vraiment changer de métier.

Aujourd’hui, tu te définis comment ? Quel est ton nouveau métier ?

Sylvie : Bonjour Bérangère ! Je suis devenue entrepreneure autour de la périnatalité.

Explique-nous ce que tu fais exactement ?

Sylvie : J’accompagne les futurs et jeunes parents, du désir de grossesse jusqu’aux premiers mois avec bébé.

Quelle était ta formation avant ta reconversion ?

Sylvie était infirmière avant de se reconvertir

Sylvie : Je suis infirmière de formation depuis 2009, donc j’avais une certaine pratique. Je fais partie des « vieilles infirmières », j’avais suivi l’ancien programme. A l’époque, on abordait déjà la petite enfance et la périnatalité. On avait tout un module gynécologie, donc un certain nombre de notions sur la grossesse, l’allaitement, les parcours de PMA, les maladies infantiles, …

Ce package-là, je l’ai eu dans ma formation initiale. J’ai aussi fait des stages en maternités et en crèches pendant mes études. J’avais déjà cette affinité dans ce domaine-là.

Quel a été ton premier emploi ? Tu es tout de suite devenue infirmière ?

Sylvie : J’ai été donc diplômée en 2009, sauf que j’ai eu des soucis de santé. J’ai dû me faire opérer pour des problèmes de dos, du coup je n’étais pas sûre de pouvoir un jour exercer mon métier d’infirmière. Dans ce contexte-là, j’ai trouvé mon premier travail dans le domaine de l’adulte.

Le soucis c’est qu’une fois qu’on est partie dans un domaine, il est difficile de le quitter pour bifurquer. Donc j’ai suivi, je suis restée 5 ans comme infirmière de nuit en chirurgie adulte. Mais ça ne me plaisait pas vraiment.

J’ai eu une période d’errance professionnelle : j’ai travaillé de nuit, et après j’ai fait du libéral. Là, en libéral, l’avantage c’est qu’on touche plusieurs populations. J’ai eu quelques enfants, des personnes âgées, mais aussi des personnes en parcours de PMA. Il faut savoir que dans ces cas-là, ce sont les infirmières à domicile qui font les injections, à des heures précises. Il y avait aussi les soins pendant la grossesse et après. A ce moment-là, je m’étais un peu rapprochée de ce qui me plaisait.

Qu’est-ce qui a changé pour toi quand tu es devenue une working mum ?

Sylvie : A ce moment-là, j’ai eu un petit garçon. Je pensais pouvoir travailler toujours à 100%, à temps plein. Il faut savoir que j’ai toujours été une grande travailleuse, à faire beaucoup d’heures, toujours disponible pour faire des remplacements si besoin, … Pendant toute ma grossesse j’étais convaincue de pouvoir continuer.

Une fois qu’il est arrivé, ça a tout changé.

J’ai eu besoin de prioriser mon bébé.

devenir accompagnante en périnatalité : sylvie raconte sa reconversion après être devenue maman

Du coup j’ai arrêté de travailler en libéral, parce que je faisais quand même beaucoup d’heures. Après, j’ai voulu chercher un travail qui me plaisait : j’ai postulé dans les crèches et les SESSAD (Service d’Education Spécialisée et de Soins à Domicile) pour travailler avec les enfants handicapés.

Tant que j’avais des économies j’ai cherché dans ces domaines qui m’intéressaient vraiment. Et puis, au bout d’un moment, j’ai dû prendre le premier emploi qui venait, et j’ai fini par travailler au Don du Sang en tant que préleveuse. En fait, ça m’allait très bien au niveau des horaires, mais le travail en lui-même ne me plaisait pas plus que ça. Ce n’était pas très passionnant, mais j’avais du temps pour mon fils.

Je me suis dit aussi, que j’allais profiter de ce temps libre pour trouver un travail qui m’intéresse vraiment à côté. Mais ça n’a pas été le cas.

Donc au bout de 2 ans j’ai craqué, et j’ai fait un burn-out.

Je ne l’ai pas vu venir. On est tête baissée, on ne voit pas le problème venir.

J’ai dû m’arrêter parce que j’avais perdu toute confiance en moi et tout sens dans mon travail. Tout m’agaçait, je n’étais bien que chez moi. Du coup j’ai été mise en arrêt et c’est là que j’ai découvert le Bilan de Confiance®.

Comment "trouver sa voie" en 3 étapes ? - spécial maman -

La réponse dans ma conférence-phare, enregistrée pour toi

  tes informations restent confidentielles.

Raconte-nous comment s’est passé ton Bilan de Confiance® ? Comment as-tu vécu ces 6 mois ?

Sylvie : Au début, je n’étais pas sûre d’en être capable. Avec le burn-out j’étais très fatiguée, très fragile. Finalement, ce Bilan m’a servi de thérapie. Ça m’a remis en forme parce que j’aime beaucoup écrire. Prendre le temps de poser les choses par écrit m’a beaucoup aidée.

J’ai vraiment pris le Bilan de Confiance® au pied de la lettre. Au début, dans la phase où on doit explorer toutes les possibilités, je me suis vraiment dit : « je vais voir tout ce qui me plaît ». Je suis vraiment passée par plein d’idées, de la photographie au coaching. Du coup, j’ai fait beaucoup d’enquêtes métiers : j’ai téléphoné, rencontré des professionnels. Je ne me suis mise aucune limite. Ça m’a vraiment aidée d’avoir creusé plusieurs piste.

Comment tu as fait pour choisir la bonne piste pour toi, c’est à dire l’accompagnement en périnatalité ?

Sylvie propose des massages avant pendant et après la grossesse

Sylvie : A un moment donné, il y a eu le test Gallup qui m’a fait revenir autour de l’empathie, de l’aide à l’autre et de la communication. Ça ne s’éloignait pas beaucoup de mon métier d’infirmière, alors que moi j’avais envie de changer complètement.

Finalement, c’est pas le changement de métier qui était important pour moi. C’était le domaine d’application qui ne me plaisait pas. J’aurais pu faire infirmière puéricultrice, mais le problème c’était le soin. Je ne voulais plus entendre parler de soin. Il m’a fallu creuser pour identifier ça. Ça a été long mais j’y suis arrivée !

Bérangère : Carrément ! Finalement, tu l’avais en toi ce projet d’entrepreneuriat. Ce n’est presque pas une reconversion : tu as déjà fait du libéral et travaillé sur la périnatalité. Tu as simplement fait évoluer le contenu de ton travail, en accentuant la dimension accompagnement.

Sylvie : Exactement. Je suis basée sur l’émotionnel et le bien-être.

Comment tu t’es formée à ton nouveau métier ?

Sylvie : Il a été très compliqué de trouver une formation, étant donné que ce n’est pas quelque chose de commun. J’ai fini par trouver 2 formations : une à Bordeaux et une à Paris. Comme pour les enquêtes métiers, j’ai cherché des personnes qui avaient fait ces écoles-là pour me renseigner. Je voulais vérifier que les formations étaient fiables et de bonne qualité.

Sur la formation à Bordeaux, personne ne m’a répondu. Par contre, j’ai trouvé des personnes qui avaient fait l’École du Bien Naître à Paris. Et là, je suis tombée sur une ambiance incroyable. C’est cette ambiance qui m’a poussée à y aller. Il y a une bienveillance, une sororité, une solidarité entre tous les membres de l’école. Ça m’a attirée parce que c’était exactement ce que je cherchais. J’avais besoin de ce bien-être, autant pour moi que pour le transmettre aux autres.

Comment s’est passé ta formation d’accompagnante en périnatalité ?

Sylvie : Au début, j’ai demandé des renseignements mais je n’arrivait pas à passer le cap. J’avais toujours ce blocage. En fin d’année dernière j’ai perdu mon grand-père, et ça a été le déclic pour moi. Je me suis vraiment dit que la vie ne tenait à rien. Qu’il fallait que j’arrête de me mettre des blocages. Et qu’il fallait que je fonce maintenant, parce qu’on ne sait pas de quoi demain est fait.

Le lendemain du décès de mon grand-père, j’appelais l’école pour m’inscrire.

Franchement, c’est dommage d’attendre des situations comme ça pour agir. Il faut vivre sa vie pleinement et sans regrets.

A la naissance de mon fils, j’avais déjà rencontré le métier de doula et ça m’avait attirée. Mais à ce moment-là je ne m’étais pas autorisée à explorer cette voie.

Bérangère : Pour une personne qui a fait un burn-out il n’y a pas longtemps, je trouve que tu as une capacité de rebond et de recovery qui est très forte.

On sent ton alignement et ta solidité, je n’ai aucun doute sur le fait que ça va marcher !

Sylvie : Pour le moment j’ai juste une page Facebook et Instagram au nom de mon entreprise : Un jour un Bébé. Je n’ai pas encore de site parce que c’est beaucoup de travail mais ça viendra un jour.

Dans mon projet, je souhaite vraiment proposer un accompagnement global aux parents. J’ai d’autres formations qui m’attendent dans quelques semaines pour proposer des massages avant, pendant et après la grossesse.

sylvie a lancé son entreprise dans la périnatalité

Bravo pour ce parcours. Tu fais vraiment partie des supers réussites de cette promotion du Bilan de Confiance® !

Bérangère : Je sais qu’il y a des mamans qui se questionnent sur le métier de doula et la périnatalité. Le service public d’accompagnement à la naissance se désagrège années après années, c’est important d’avoir des personnes comme toi qui nous accompagnent avec bienveillance et professionnalisme. Ce sont des gens qu’on n’oublie jamais.

Sylvie : Les sages-femmes sont primordiales. Elles se battent pour faire un suivi de qualité et on ne leur en donne pas les moyens. Justement, le but des accompagnants c’est de travailler en collaboration avec ces professionnels pour apporter des solutions à tous les parents. Qui sait ? Un jour peut-être qu’il n’y aura plus de dépression du post-partum et que les mamans ne se sentiront plus seules avec leur bébé. Mon travail c’est de redonner des cartes et de la confiance, parce que toutes les solutions sont en nous les parents !


Logo de l'entreprise de sylvie : Un jour un bébé

Sylvie intervient aujourd’hui en tant qu’accompagnante en périnatalité : dès le projet de conception de bébé, et jusqu’à la période du post partum, grâce à différents outils tel que le massage, la réflexologie bébé émotionnelle ou encore des bases en allaitement …

Pour retrouver Sylvie, fondatrice de “Un jour un bébé”, c’est ici :

➡️ Sa page Facebook

➡️ Son compte Instagram

Tu es maman, et tu veux "trouver ta voie" ?

Découvre LE programme 100% dédiée aux mères, pour trouver et mettre en œuvre ton prochain projet pro’, sans y perdre ton équilibre

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.