You are currently viewing Devenir guérisseuse : Charlotte témoigne de sa reconversion !

Aujourd’hui nous recevons Charlotte Daynes. Charlotte est guérisseuse, chamane et accompagnante sur le web. Elle a accepté de venir partager avec nous son parcours de reconversion et de création de son entreprise dans le bien-être.

Dans cet entretien tu trouveras :

  • Le parcours scolaire et salarié de Charlotte
  • Ses burn-out et sa rupture conventionnelle
  • Comment faire de sa passion un business qui fonctionne
  • Les défis quand on entreprend et qu’on devient maman
  • La fausse croyance qui t’empêche de te lancer dans le bien-être
Charlotte est guérisseuse, chamane et accompagnante sur le web.

PS : Charlotte intervient aussi dans la masterclasse “Retrouver joie et paix intérieure dans le changement”, au sein du programme Le Bilan de Confiance® : notre programme d’accompagnement en ligne de 6 mois, dédié aux working mums en quête de sens, pour les aider à trouver leur place professionnelle et la prendre.

Bérangère : Je suis super contente de t’accueillir pour parler de ton parcours ! Je le trouve très intéressant parce que ton parcours est atypique : tu es une touche-à-tout avec de très belles réussites dans plusieurs domaines. J’espère qu’il inspirera nos lectrices qui se projettent dans les métiers du bien-être.

Peux-tu te présenter en deux mots ? Qui es-tu ? Quelle est ton activité ?

Je suis Charlotte Daynes. Je suis guérisseuse, auteure du livre « L’oracle des messages de ton âme », formatrice sur le web et maman d’un petit garçon de 4 ans. En deux, trois mots voici qui je suis.

Quelle a été ta formation scolaire ?

J’ai fait un Bac ES. Ensuite je me suis perdue en droit pendant 2 semaines. Je me demandais ce que je faisais là. J’ai bifurqué en AES, ce qui ne m’a pas plus non plus. En tout j’ai perdu un semestre, mais j’ai pu rebondir dans un DUT qui m’a permis de faire une année complète en 6 mois.

Je suis donc diplômée d’un DUT GEA (gestion des entreprises et des administrations) option finance et comptabilité (rire). Après, je suis partie un an en Angleterre faire un Bachelor, et je me suis dit, quitte à changer d’université, autant en profiter pour changer de spécialisation.

C’est comme ça que je me suis retrouvée dans un pays étranger, avec une langue étrangère, en 4ème année alors que pour moi c’était ma 3ème, en marketing et publicité alors que j’étudiais la finance-compta. Mais j’ai réussi ce gros challenge et j’ai donc un Bac+4 en marketing.

Du coup, comment a démarré ta vie professionnelle ? Tu as cherché ton premier emploi ?

J’ai commencé à bosser à la City de Londres en 2008. Je travaillais dans une tour comme assistante personnelle, et puis il y a eu la crise. Au bout de 6 mois je suis rentrée chez ma maman. A Toulouse, j’ai travaillé dans un cabinet juridique anglais pour garder la langue.

Je suis ensuite partie à Paris pour être gestionnaire de formation pour le groupe Cegelec qui a été racheté par Vinci, et là je suis restée quelques années. Encore après, je suis rentrée à Toulouse et je suis allée dans l’aéronautique et la chefferie de projet.

Donc globalement des métiers administratifs, tertiaires. Le programme un peu classique.

Tout à fait. A la fin de ma carrière salariée j’étais cheffe de projet dans tout ce qui était évènementiel, organisation et communication. J’ai fait 4 ans dans l’aéronautique et 6 mois dans la banque et l’assurance.

A ce moment-là, tu avais déjà une sensibilité bien-être ? Tu avais déjà une connexion avec ton activité actuelle de guérisseuse ?

Ça c’est arrivé les dernières années. Avant je me faisais balloter par la vie et puis j’étais comme Saint-Thomas : « Je ne crois que ce que je vois ». J’étais vraiment anti-spiritualité et tout cet univers-là.

Et puis, il y a 8 ans, j’ai perdu mon papy. C’était mon premier deuil. Un premier choc qui a initié mon éveil spirituel. J’ai commencé à voir des choses, à sentir des choses, à être plus attentive à mes rêves, à ce qui se passait autour de moi.

J’ai donc fait une formation en magnétisme pour comprendre ce qui se passait. Ça un peu ouvert la boîte de pandore pour moi. J’ai commencé à mettre un pied dans l’énergétique, le bien-être et la spiritualité il y a à peu près 7 ans.

Est-ce que tu imaginais faire du bien-être ton activité professionnelle ? Comment tu en as fait ton métier ?

Charlotte s'est reconvertie dans les soins énergétiques en tant que guérisseuse

Mon papy décède. Je me retrouve à faire cette formation, surtout pour comprendre ce qui se passait autour de moi et à l’intérieur de moi. Et en fait, ma meilleure commerciale à l’époque, ma maman, m’a envoyé ma première cliente.

Sur le moment je ne me sentais pas prête, je venais juste de faire cette formation, je n’avais pas de table de massage, je savais pas si j’avais la capacité de. Bref, tous les doutes que l’on peut avoir au début.

J’ai acheté ma table de massage en 4ème vitesse. J’ai reçu ma première cliente une semaine après ma formation et deux semaines après elle m’appelle pour me dire que son mal de dos était parti, mais surtout, que ses règles étaient revenues. Ça faisait 5 ans qu’elle n’avait pas ses règles, 3 ans qu’elle prenait des cachets pour les avoir, et en une séance elles sont revenues. Je me suis sentie capable.

A partir de là j’ai eu pas mal de monde qui est venu par bouche à oreille. Par exemple, ma psy m’a demandé de faire des cartes de visite pour pouvoir me rediriger des patients sensibles ou intéressés. C’est comme ça que j’ai été amenée à faire mes premières cartes de visite. Les choses se sont faites assez naturellement.

Il faut savoir qu’un an avant j’avais déjà ouvert une auto-entreprise parce qu’à l’époque j’étais photographe à côté du salariat pour des soirées, des anniversaires ou des mariages le weekend. Donc en fait, quand ça a commencé à prendre, j’ai juste rajouté une deuxième activité.

Tu avais un cabinet de guérisseuse à Toulouse ?

Pas du tout, je faisais ça à la maison. Je mettais la table de massage dans mon salon.

Comment ça s’est passé pour toi quand tu as décidé de professionnaliser ton activité ? Quand est-ce que tu t’es sentie prête à le faire ?

Ça s’est fait en plusieurs étapes.

Au début j’ai commencé par prendre mes vendredis après-midi pour caler tous les soins énergétiques à ce moment-là. Ça me permettait de garder les soirées et les weekends pour la photo. Je rappelle qu’à l’époque je n’avais pas d’enfant, j’étais à fond.

J’ai continué comme ça pendant un temps, puis j’ai fait un premier burn-out. Après j’ai fait un deuxième burn-out et puis on a emménagé ensemble avec mon conjoint et au début il a accepté que je reçoive du monde comme ça dans l’appartement.

A ce moment-là j’ai tout quitté, je me suis mise à mon compte. C’est là que ça s’est professionnalisé dans le sens où il a fallu que je ramène de l’argent de façon récurrente pour subvenir à mes besoins.

Je tenais à mon confort et à mon salaire.

Quand j’ai quitté mon poste, mon objectif était d’arriver au bout d’un an à gagner autant que dans le salariat. Comme j’avais le confort d’avoir le chômage pendant 2 ans, je me disais que j’avais un an pour gagner autant, et une autre année pour arriver à gagner le double. Parce qu’on sait que quand on a une entreprise, gagner autant c’est pas assez pour couvrir les charges.

C’est ça. Quand on est entrepreneure, il y a le chiffre d’affaires et puis il y a le revenu. C’est pas pareil !

Lors de mon deuxième burn-out, mon conjoint m’a dit : « Ce n’est pas possible. On veut un enfant, moi je peux pas te faire un enfant si t’es stressée comme ça. »

Il me poussait à quitter mon job. Lui était déjà multi-entrepreneur, mais tous ses projets ne fonctionnaient pas forcément très bien. Donc moi je faisais un rejet de ce modèle, comme on rejette ses parents à l’adolescence, parce que j’avais peur de galérer. Je tenais à mon confort et à mon salaire.

Sauf qu’au bout d’un moment, tu pleures le matin pour aller travailler. On te met la pression. Je bossais de 8h à 20h, je mangeais mal, j’avais pris 3 kilos, bref je n’étais pas bien.

Comment tu as quitté ton emploi salarié pour pouvoir te lancer comme guérisseuse ?

Un jour mon patron me fout un énième coup de pression avec un e-mail avec un objet en majuscule dans le genre « DERNIER AVERTISSEMENT SINON ». Et là je me suis dit « sinon, quoi ? En fait je m’en vais. ». C’est comme ça que je suis partie.

J’ai réussi à négocier une rupture conventionnelle parce qu’ils avaient fait des choses qui n’étaient pas correctes. J’avais donc un levier pour pouvoir avoir cette rupture conventionnelle, parce que je partais pour rien. Aucun poste derrière.

Et en fait à ce moment-là, mon plus gros client photo, qui m’assurait un chiffre d’affaires de 1000/1200 euros par mois, m’annonce deux semaines après que j’ai tout quitté, qu’ils sont en liquidation judiciaire.

L’énorme coup de stress. Comment as-tu réagi à cette nouvelle ?

Là je me suis dit « ne te laisse pas abattre, ressaisis-toi ». C’était un client, et on ne peut pas fonder sa sécurité sur un seul client. C’est comme ça que j’ai organisé mon premier voyage chamanique. Un voyage chamanique c’est comme une méditation guidée en groupe. C’était mon premier atelier et la professionalisation est venue là.

J'ai commencé à proposer des voyages chamaniques et des méditations guidées

Quand j’ai quitté mon emploi, j’ai augmenté mes tarifs et je me suis mise à faire des ateliers de groupe. Ça a bien marché. Il y 5 ans à Toulouse le chamanisme n’était pas encore très développé. Pas grand monde ne connaissait mais il y avait quand même une grosse appétence pour le bien-être et la spiritualité. C’était le moment où on découvrait ces choses-là. Chaque mois, j’organisais une méditation et un voyage chamanique en groupe.

A cette époque-là ta clientèle venait par bouche à oreille, cartes de visite ? Quelle était ta principale source de clients ?

Pour les soins c’était purement du bouche à oreille. Je ne faisais pas de pub. Je partais du principe que si tu as ma carte de visite, tu dois venir me voir. C’est qu’on a quelque chose à faire ensemble.
Après le salariat je me suis quand même fait un site internet pour tout ce qui était ateliers etc. Le bouche à oreille était facilité par ce support, on pouvait regarder ce que je faisais.

Je partais du principe que si tu as ma carte de visite, tu dois venir me voir. C’est qu’on a quelque chose à faire ensemble.

Tu as fait beaucoup de choses toi-même pour la conception du site ?

Oui, je viens de la com donc c’était la facilité. Après mes premières cartes de visites n’étaient pas terribles. A l’époque il n’y avait pas Canva, il fallait maîtriser Photoshop, c’était un calvaire ! (rire)

Bérangère : A partir de quand tu as pu en vivre ? Là j’ai beaucoup de clientes qui sont intéressées par ce domaine, métiers du bien-être, naturopathie, reiki, … mais qui se posent des question sur la viabilité leur projet.

Comment faire pour en vivre ? Où sont les difficultés ? Y a t-il des choses à savoir ?

Oui on peut en vivre. J’en vis et j’en fais vivre ma famille donc c’est possible. La réelle difficulté c’est d’arriver à se démarquer, se faire connaître et avoir ce truc qui font que les gens vont venir chez vous. Parce que maintenant on est beaucoup, et c’est très chouette, mais il faut toujours améliorer ce qu’on propose. Proposer de manière différente pour voir ce qui marche. Diversifier son activité, mais dans son secteur pour ne pas s’éparpiller.

C’est vrai qu’à l’époque où je cumulais les soins énergétiques avec la photo et mon activité salariée, je me perdais dans tout ça. J’étais à droite à gauche, au four et au moulin, donc je ne faisais rien concrètement.

Quand je me suis vraiment mise à fond sur le bien-être, j’ai pu me diversifier. Proposer des soins collectifs, des ateliers, des stages, des retraites, et petit à petit créer cette notoriété.

C’est vrai aussi qu’au début les pubs Facebook étaient faciles et moins chères. Avec un euro ou deux j’avais 10 personnes qui se pointaient à l’atelier. Ça a clairement joué en ma faveur.

Du coup tu as pu atteindre l’objectif que tu t’étais fixée au lancement de ton activité dans le bien-être ?

Ce qu’il s’est passé c’est que quand j’ai lancé les cours collectifs, j’ai perdu mon gros contrat photo, et nous avons conçu notre fils. Donc un mois après avoir quitté le salariat, j’attendais mon enfant. J’ai réalisé que je n’avais pas un an pour atteindre mon objectif, mais plutôt 6 mois, parce que je ne savais pas dans quel « état » je serai sur la fin de ma grossesse.

J’ai activé le mode warrior et j’ai remporté mon pari : entre les ateliers, les soins et la photo, je gagnais autant que quand j’étais à mon ancien poste.

Comment as-tu géré ce slashing quand tu es devenue maman ?

Gabriel est arrivé, et c’est là que ça s’est corsé. J’avais envie d’êter une maman présente, avec un maternage proximal. Gabriel c’était un BABI, donc un bébé aux besoins intenses : il ne dormait pas s’il était pas proche de nous. Mon conjoint à l’époque était restaurateur donc j’étais seule au monde. Ma priorité c’était mon bébé, et mon entreprise qui nous faisait vivre. Ça a été un gros challenge d’arriver à juguler tout ça. Mais ça a toujours été fluide.

Charlotte et son fil Gabriel

Je pense qu’il y a un gros blocage dans le bien-être chez les personnes qui n’arrivent pas à en vivre. Vu qu’on est dans le soin, dans l’accompagnement, on pense intérieurement qu’on ne devrait pas être payés pour ça. Il y a cette fausse croyance qu’on ne devrait pas en vivre.

Tu as réussi à dépasser cette croyance ? Comment développer cette confiance en soi ?

Il faut arriver à demander un prix qui est juste pour soi.

Heureusement pour moi, je n’avais pas cette croyance que je ne pouvais pas en vivre. Cette croyance que puisque j’aide les gens à aller mieux, ça devrait être gratuit. Je n’ai jamais pratiqué gratuitement. Au début c’était « Tu donnes ce que tu peux », ensuite ça a été 20€, après 30, puis 40. Et moins j’avais de temps dans ma vie, plus le prix augmentait. Quand j’ai été maman, j’avais moins de temps donc je suis montée à 50 puis 60€ et aujourd’hui mes soins sont à 66€. Parce que c’est du temps. Il faut arriver à demander un prix qui est juste pour soi.

Quand j’ai eu mon fils, je ne pouvais plus pratiquer à la maison. C’est là que j’ai commencé à louer un cabinet pour pouvoir recevoir des personnes.

Bérangère : Vivre de sa passion, c’est génial. Quitter sa vie d’avant pour aller vers son monde d’après professionnel, c’est génial. Il y a l’image idéale, et puis il y a la réalité logistique, gestion, finance, marketing, commerce, qui est la réalité entrepreneuriale.

Comment tu te définis toi entre guérisseuse, auteure, accompagnante, et entrepreneure ?

Comment je me définis ? Maman entrepreneure et auteure

C’était une question qu’on me posait souvent en entretien d’embauche. On me disait que ça partait dans tous les sens et qu’il n’y avait pas de fil rouge. Mais le fil rouge c’est moi.

Comment je me définis ?
Moi Charlotte, j’ai cette part de moi qui est maman et épouse, donc dans la famille.
Moi Charlotte, j’ai cette part de moi qui est créative, donc j’écris, je suis auteure.
Et moi Charlotte, j’ai aussi ce désir d’aider les autres donc j’ai créé cette entreprise au service de mon envie.

Bérangère : Merci pour ça. Quand tu dis “j’ai créé une entreprise au service des autres”, ces mots sont importants. Ce n’est pas juste une activité. Je pense que c’est vraiment quelque chose à retenir quand on veut se lancer.

Tu peux nous dire exactement ce que tu fais en ce moment ? Quelle est ton actu ?

Comme tout le monde, ma vie a changé en Mars 2020. On nous a annoncé quelque chose d’un peu particulier, et j’ai dû m’adapter. L’année dernière, une bonne partie de mon chiffre d’affaires était basé sur du présentiel. 2020 est arrivé. Animer un voyage chamanique sur Zoom, c’était juste pas possible.

J’ai donc décidé de fermer mon cabinet et d’arrêter les soins individuels et collectifs pour l’instant. J’ai eu tendance à brûler la corde par les deux bouts et à m’épuiser. Le burn-out que j’ai fait en tant que salariée a refait surface quand j’étais maman et entrepreneure. Donc pour me préserver, je me concentre sur des accompagnements en ligne.

En quoi consiste tes formations ?

J’ai deux formations en ligne. La première c’est “Développe ton pouvoir de guérison”, pour aider les personnes à apprendre à guérir et à former les gens à utiliser leur énergie pour faire des soins dans un usage personnel ou professionnel. Cette formation existe depuis 2 ans.

En octobre j’ai créé un programme d’accompagnement de 6 mois pour arriver à s’aligner, à être plus en lien avec soi-même et à être à l’écoute de ses boussoles intérieures. Le but c’est de s’aligner et inviter la fluidité dans sa vie.

Ces deux programmes représentent l’essentiel de mon chiffre d’affaires. J’ai aussi une boutique en ligne où je propose des méditations et des voyages chamaniques. A la marge, je fais encore quelques consultations pour mes anciens patients qui ont besoin de suivi.

Bérangère : Merci beaucoup pour ton témoignage ! On te retrouve dans la masterclasse sur la gestion du changement dans le Bilan de Confiance®, ainsi que dans les méditations guidées que tu proposes à nos clientes dans le pilier Paix Intérieure.

Pour suivre et retrouver Charlotte, plusieurs possibilités :
➡️ Découvre son site www.lalumiereestenvous.fr
➡️ Inscris-toi atelier initiatique à la découverte de ton énergie : https://www.charlottedaynes.com/inscr…
➡️ Rejoins-la sur Insta : https://www.instagram.com/lalumierees…
➡️ Et sur Facebook : https://www.facebook.com/lalumiereest…

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.