Comment aider nos enfants à choisir leur orientation scolaire et professionnelle ?

Il y a ceux qui depuis toujours ont une idée très précise de leur futur métier et donc du parcours scolaire et universitaire qu’il va falloir emprunter pour l’atteindre (mais ils sont rares).

L’orientation scolaire des adolescents

Ces autres représentent, il faut bien le dire, la majorité de nos enfants…et de nous, en fait..

Nos adolescents sont par définition, très occupés à construire leur identité, leur posture sociale dans leurs rapports aux autres, et simplement à vivre cette nouvelle liberté dans un passage complexe entre l’enfance et le monde des adultes.

Très tôt dans leur scolarité (le premier choix d’orientation intervient à la fin du collège, quand certains n’ont même pas encore 15 ans), alors qu’ils sont dans « vivre l’instant présent », on leur demande de savoir à peu près quel métier ils voudront occuper pendant les 50 prochaines années de leur vie, sachant qu’avec la révolution numérique, les métiers des dix prochaines n’ont même pas encore été inventés…pas très cohérent.

Alors en tant que parents, comment pouvons-nous les accompagner au mieux, afin qu’ils puissent sereinement se projeter dans leur avenir ?

Comment être un guide, mais sans être intrusif, de façon à ce que leurs choix soient bien les leurs, et pas les nôtres ?

Laisse ton adolescent s’exprimer dans son choix

La base se trouve ici !

Il est très important que tu puisses nouer un dialogue avec ton enfant, afin d’échanger librement sur le sujet de l’orientation scolaire et professionnelle.

Pour cela, tu ne dois pas être dans le jugement, mais plutôt dans l’écoute et dans le partage de tes expériences.

Essayer d’accueillir toutes ses idées sans les juger, mais simplement en le questionnant pour comprendre et le faire réfléchir sur ses motivations, ses centres d’intérêts, et sans le polluer par tes propres peurs, a prioris et expériences.

Ton enfant, ça n’est pas toi.

Voici quelques exemples pour ouvrir une discussion :

Comment est–ce que tu te vois plus tard ?

Si tu ne sais pas ce que tu veux vraiment, peut-tu me dire ce que tu es certain de ne veux pas vouloir pour ta vie professionnelle ?

Quelles sont les moments où tu t’amuses ?

Dans quels domaines tu te trouves bon ? 

Quels sont les sujets qui te passionnent ?

De quoi aimes-tu parler avec tes amis ?

Serais-tu prêt à faire des études longues ?

Quel chemin prendre pour parvenir au métier auquel tu penses ?

L’idée c’est de les faire parler pour partager et échanger avec eux.

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Cela amorçera une réflexion, plantera une graine utile qui leur apportera sûrement quelques lumières.

Fais baisser la pression d’un cran

Le parcours scolaire est rarement linéaire, quand on regarde les statistiques d’échec ou d’abandon en première année de fac, et on réalise que beaucoup avancent à tâtons.

La pression est telle depuis la fin des années-collège, qu’il est important de la désamorcer en expliquant par exemple que les choix ne sont pas définitifs, et ne nous engagent plus pour le reste de notre carrière, comme c’était le cas pour la génération de papy et mamie :))

Pour cela il est intéressant de leur expliquer qu’il existe des passerelles tout au long du système scolaire et universitaire.

Elles nous permettent de nous réorienter, de changer de filière et c’est vraiment rassurant de savoir qu’il est possible de revenir sur ses choix. Dis-toi, et dis lui que l’orientation ça se prépare, ça se construit et ça s’ajuste au fil du temps.

Et puis au moment où j’écris ces mots, comme je le disais plus haut, saches qu’en 2020, 70% des métiers qu’exerceront les enfants actuellement en maternelle n’existent pas encore.

Donc on ne dispose pas de toutes les cartes pour décider, quoiqu’il arrive.

Respecte son choix d’orientation, même si…

On veut le meilleur pour nos enfants.

Mais attention. Ce que tu estimes être le meilleur pour toi ne l’est pas forcément pour lui.elle, simplement car vous n’êtes pas la même personne.

Tu aimerais par exemple que ton enfant soit médecin comme toi, parce que tu es passionné.e et que tu as un niveau de vie confortable que tu lui souhaites.

Sauf que si ce n’est au fond de lui pas ce qu’il veut, il.elle va vivre tout ça pour toi…

Des études longues, des sacrifices pendant dix années, pour finalement se sentir frustré.e dans sa pratique, ou même déjà après quelques années d’études.

Ton enfant ne doit jamais réaliser tes rêves à toi, ou réparer un truc pour toi.

Il ne doit jamais faire un choix « pour te faire plaisir » ou pour te rendre fier.e…

Mets-le en action !

Quel est le meilleur moyen de savoir si un métier nous intéresse ?

Et bien c’est de passer à l’action en allant sur le terrain.

Tout d’abord il y a la découverte du monde du travail avec ses horaires, des contraintes, le fonctionnement d’une entreprise, la hiérarchie… Pour mieux comprendre, rien de mieux qu’une immersion de quelques jours. Le choix des stages scolaires est important.

Il y a bien le stage de 3ème, mais l’expérience devrait pouvoir se renouveler plus tard. Il y a les jobs d’été aussi qui sont un bon moyen de goûter à la vie active.

Une fois qu’une branche est identifiée, accompagne ton ado à rechercher lui-même un maximum d’informations sur les métiers qui existent, les études et le contenu de celles-ci. Pour cela, il y a le site de l’ONISEP  et les centres d’informations et d’orientation (qui te renvoient souvent sur le site de l’ONISEP, d’ailleurs.)

Enfin, il y a encore une fois l’immersion pendant quelques jours aux côtés de professionnels et pour cela, tu peux te servir de ton propre réseau pour les aider.

Toute cette étape d’investigation est essentielle (déjà parce qu’elle favorise l’autonomie de ton ado et sa confiance en soi) et son importance est souvent ignorée, ce qui amène à des déceptions et à des abandons car il y a un écart trop grand entre l’idée que l’on se fait d’un métier, et la réalité du terrain. (Et ce principe fonctionne aussi pour la reconversion professionnelle des adultes…)

Réflexion et maturation du projet professionnel

Evidemment on souhaite à nos enfants qu’ils soient autonomes financièrement le plus tôt possible, comme sécurisés, et donc qu’ils enchaînent leurs choix et leurs études sans transition.

Dans la vraie vie, on se rend compte que parfois les choses mettent plus de temps à se construire.

Si on se lance sans véritable envie, on risque de se mettre en échec, et celui-ci est souvent mal vécu. Alors il ne faut pas hésiter à les soutenir dans leur désir de se donner une année de réflexion et de maturation de leur projet, et en profiter pour cumuler les expériences (travailler dans la restauration, effectuer une année au pair, avoir une activité associative, s’engager pour un service civique…)

Mais attention, pour que celle-ci soit constructive, il faut avoir un plan, et qu’elle s’inscrive dans un vrai projet, une réflexion consciente.

Celui-ci doit être pensé et défini à l’avance, il peut être humanitaire ou alors être celui de travailler dans un domaine qui LES intéresse.

Il est aussi possible de partir à l’étranger pour se confronter à une autre culture, et apprendre une langue qui est sera un véritable atout pour son avenir…

Bref, ces expériences sont bénéfiques et il vaut mieux « perdre »  un an académique dans son parcours universitaire pour les vivre, que de se retrouver dans une situation ressentie comme un échec pour plusieurs années à l’âge adulte, parce qu’on n’aura pas fait les bons choix au démarrage.

Le coaching de carrière peut aussi accompagner le jeune adulte, dans l’acquisition de l’autonomie sur ses choix d’orientation.

Cependant, la volonté de se faire accompagner par un tiers doit lui appartenir !

Tu penses que l’accompagnement par un coach pourrait aider ton ado dans ses choix ?

N’hésite pas à me contacter via ce lien je connais des consoeurs qui en ont fait leur spécialité, et je saurai t’orienter vers les bonnes personnes 🙂

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Nous t'offrons une séance-déclic de 30 minutes, pour :

  1. Faire le point avec nous sur ta situation
  2. Savoir si nous pouvons t'aider
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Cet article a 2 commentaires

  1. Baleba, Charlene BILLONG NYOM

    Bonjour. Mon fils a 15 ans il a récemment eu son conseil de classe. Il est en 2nde . A l’issue de celui le lycée préconise la voie pro en précisant que l’industrie est envisageable alors que mon fils souhaiterait une 1er STMG. Ce dernier ne refuse pas la voie pro mais plutôt en commerce. Quant à moi je pense que l’industrie serait préférable au vue du marché de l’emploi. Mais voilà dilemme. Il refuse catégoriquement. Que faire ? Je précise il est atteint d’autisme asperger. Et souhaite vendre des téléphone. Merci d’avance.

    1. Bonjour Charlène,
      Je ne suis pas spécialiste de ce type de cas précis.
      N’hésitez pas à m’envoyer un mail directement à berangere@coachingdecarriere.com , je vous orienterai vers un.e professionnell.e compétente qui pourra proposer à votre fils un accompagnement adapté.

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