You are currently viewing Focus sur un nouveau métier du digital : assistante virtuelle, avec Marie Di Maggio

Marie Di Maggio a créé la Formation Assistant Blogueur. Elle forme des femmes au métier d’assistante virtuelle : un métier encore méconnu car très lié à l’explosion du digital. Mais ce nouveau métier offre des débouchés et une rémunération intéressante. Peut-être une option pour ta reconversion ?

Dans cet entretien, nous abordons avec Marie :

  • Nos choix d’orientation professionnelles qui sont souvent influencés par les autres, et par notre environnement
  • Le bore-out (épuisement professionnel par l’ennui)
  • Se reconvertir, est-ce vraiment repartir de zéro ? (spolier : non 🙂 )
  • De l’importance de la question du budget, et de la prévision budgétaire dans un projet de reconversion ou création d’entreprise
  • Comment elle est elle-même devenue assistante virtuelle, et a trouvé sa première cliente
  • Du contenu des missions et de la rémunération dans le métier d’assistante virtuelle
Découvrir le métier d'assistante virtuelle avec Marie Di Maggio

Bérangère : Bonjour Marie, tu viens aujourd’hui nous présenter ton parcours de reconversion. Ce qui m’intéresse c’est de comprendre d’où tu partais et quelles ont été les étapes de ta transition. Après ça, tu vas nous parler du métier que tu fais aujourd’hui : assistante virtuelle et formatrice d’assistantes virtuelles.

Marie : Merci pour cette invitation. Je suis super contre d’être là pour parler un peu de mon parcours professionnel. J’espère que ça va en inspirer certaines à oser. Je m’appelle Marie DiMaggio, j’ai 31 ans, j’ai grandi en Nouvelle-Calédonie et je me suis installée en France il y a 2 ans.

Des choix d’orientation influencés par l’entourage

Marie : Mon parcours professionnel a été une montagne russe. J’ai toujours été admirative des gens qui savent ce qu’ils veulent faire dès le départ. Moi ça n’a jamais été mon cas. Je me suis toujours sentie attirée par plein de trucs mais je me suis jamais dit « je suis née pour ÇA ». Mes premières expériences professionnelles ça a été un peu la somme de hasards. 

Après mon bac je suis partie en Australie pendant 1 ans pour apprendre à parler anglais. J’avais envie d’être graphiste mais mon père me disait que c’était bouché. J’ai fait un semestre de droit et puis j’ai arrêté. Finalement je suis allée dans une école de commerce. Ça a été formateur parce que ça m’a permis de découvrir énormément de choses. J’étais plutôt axée marketing à la base, sauf que je me suis spécialisée en finance un peu sous l’influence de mes profs. 

Les premiers emploi de Marie et son bore-out

J’ai réalisé que tous les choix que j’avais fait depuis 6 ans ne me ressemblaient pas.

Marie Di Maggio

Marie : En sortant d’école de commerce je suis devenue consultante auprès des entreprises pendant 4 ans et c’était très épanouissant. Sauf que l’entreprise a rencontré des difficultés économiques et j’ai dû faire le choix de la sécurité. Du coup je suis partie en banque, parce que j’y avait déjà fait des stages pendant mon cursus. 

Là, ce fut une grosse douche froide parce que c’était un poste où l’aspect commercial était plus important que le côté conseil. Je n’étais pas en phase avec cette grosse machine donc je suis partie.

Le bore-out

J’ai ensuite travaillé dans un cabinet de conseil en fiscalité pendant 3 ans, jusqu’à ce que j’arrive à cette année un peu compliquée où je suis entrée dans une phase de bore-out.

Je n’avais rien à faire de mon temps. J’avais la boule au ventre le dimanche soir. Je stagnais aussi en terme de salaire depuis quasiment 4 ans donc grosse période de remise en question. 

Sa décision de changer de voie

Marie : Je me suis dit que soit je cherchais une autre entreprise dans le même secteur, soit je repartais de zéro pour faire totalement autre chose. J’ai réalisé que tous les choix que j’avais fait depuis 6 ans ne me ressemblaient pas, que ce n’était pas moi donc je suis repartie à zéro.

Bérangère : Ton témoignage montre vraiment comment on fait souvent des choix pour faire plaisir à notre entourage et à nos professeurs. Du coup, on se déconnecte complètement de nos envies et de ce qui nous fait vibrer. 

Marie : On est conditionnées par ça, par le système éducatif, les diplômes, … Quand tu fais partie de ceux qui ne savent pas précisément ce qu’ils veulent faire, tu te laisses porter et tu fais en fonction de ce qu’on te propose.

Personnellement je me suis beaucoup fait influencer par l’extérieur, j’étais très sensible à ça. Je trouvais que « conseillère en fiscalité » ça faisait bien, du coup je suis rentrée là-dedans sauf qu’à un moment donné ce n’est plus possible. 

Son introspection pour trouver son projet de reconversion

Marie : Ça a été une période compliqué parce que j’avais perdu confiance en moi. J’ai eu cette prise de conscience qu’il fallait que je reprenne la réflexion à zéro et que je me pose ces questions : « qu’est-ce que j’aime, qu’est-ce qui m’anime, qu’est-ce que j’ai envie de faire, pourquoi j’ai envie de me lever le matin ? »

Sauf que ça a été compliqué parce que ça c’est le début, mais après il faut trouver le « quoi ». Ça a été long.

Naturellement je suis allée vers des choses que j’aimais bien mais que j’avais mises de côté avant. Quand j’étais au lycée je faisais beaucoup de photo, j’étais dans le bloging, je créais des sites internet,… En fait j’ai lancé des pistes et j’ai suivi. A un moment j’ai une amie qui avait besoin d’un site donc je lui ai fait. Naturellement je me suis dit « va vers les choses qui te font plaisir ».

Marie nous raconte sa reconversion vers le métier d'assistante virtuelle

Bérangère : C’est important cette boussole du plaisir pour avoir plus de clarté et orienter son changement professionnel.

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Sa première piste : rédactrice web

Marie : A ce moment-là j’étais encore salariée. Il était inconcevable que je parte sans avoir une vraie piste. Un jour je suis tombée par hasard sur une pub Facebook pour de la rédaction web. L’objectif c’était d’apprendre à écrire pour Internet et de devenir freelance.

Marie a envisagé d'être rédactrice web avant de devenir assistante virtuelle

Et là, pour la première fois depuis 1 ans, depuis j’avais enclenché ce processus de réflexion, je me suis dit que c’était une vraie piste. Pour moi, qui ai un profil littéraire, la perspective d’écrire sur plein de sujets me plaisait. 

Du coup j’ai cliqué sur la publicité et j’ai atterri sur le blog de Lucie. Et là, deuxième gros coup de chance pour moi, non seulement elle venait de sortir cette formation, mais en plus elle vivait en Nouvelle-Calédonie comme moi. Ça a été mon déclic et j’ai démissionné

Sécuriser sa transition professionnelle

Marie : Je l’ai pas fait sans réfléchir évidemment. J’ai d’abord calculé le montant de mes charges avec notamment mon prêt à rembourser. Je me suis demandé ce que je savais faire et que je pouvais « vendre » pour couvrir mes charges. A l’époque je savais déjà faire des sites internet donc je me suis dit : « ok, si tu fais tant de sites par mois ça passe et tu peux te consacrer à ta formation. »

Bérangère : Tu dis que tu es partie de zéro, mais finalement ce lancement dans l’entrepreneuriat a été facilité par ton background financier en terme de sécurisation de ta transition. Sans les compétences de ta vie d’avant, ça aurait été compliqué d’aller dans ta vie numéro 2.

Marie : C’est ce que j’appuie énormément avec mes élèves. On ne part jamais de zéro, toutes les expériences acquises te servent à un moment donné. 

Comment Marie a trouvé sa première cliente

Marie : Du coup, 3 mois après ma démission je démarrais cette formation. Et finalement, il s’est passé un truc un peu improbable. J’ai rencontré Lucie qui construisait donc cette formation Rédaction web et elle m’avais demandé si je m’y connaissais en montage vidéo. C’est comme ça qu’elle m’a proposé de l’aider à construire cette formation. Non seulement j’étais payée à faire du montage vidéo, mais en plus ça me permettait de faire la formation en accéléré avant que tout le monde la voie. Ça a été ma première cliente.

Son évolution vers le métier d’assistante virtuelle

Marie : Du montage vidéo on a basculé sur un peu de gestion administrative, répondre à des e-mails, faire le suivi des facturations,… Plus son activité grandissait, plus les missions se multipliaient : gestion des réseaux sociaux, des e-mails, de la comptabilité, du montage vidéo, de la rédaction d’articles de blog (quand même !), l’aider dans tous les plans de son activité. Lucie est donc devenue ma cliente principale pendant 3 ans, j’ai laissé tomber la rédaction web pour me consacrer à ce poste d’assistante virtuelle

Ma mission c’était de l’accompagner dans le développement de son entreprise et de l’aider sur un peu tous les aspects. C’est un métier très polyvalent parce que je faisais autant de l’administratif que du marketing, de la communication, un peu de technique. Pour moi qui m’ennuyait très vite, là ce n’était plus du tout le cas parce qu’il y avait toujours de nouveaux besoins. C’est comme ça que je suis devenue assistante virtuelle. 

Assistante virtuelle

Assistante virtuelle : un métier peu connu

Bérangère : C’est un métier qu’on ne connaît pas en fait, d’où il vient et pourquoi il se développe ?

Marie : Quand j’ai commencé à travailler pour Lucie, je me disais que j’avais vraiment trouvé le job de rêve mais je ne posais pas vraiment de mot là-dessus. Ça fait seulement 2 ans que je me définis comme assistante virtuelle.

Internet est un monde parallèle avec des métiers très peu connus, surtout en France. Assistante virtuelle fait partie des nouveaux métiers qui ont émergés avec le développement d’internet, et d’autant plus depuis le confinement.

Travailler en ligne permet de bosser depuis n’importe où, d’être à son compte, de gérer ses horaires, …

Assistante virtuelle : un métier avec de forts débouchés

Marie : Quand j’ai démarré on faisait des déplacements en France dans des réseaux d’entrepreneurs sur internet et à chaque fois on me demandait si j’avais du temps pour prendre d’autres missions. 

J’ai réalisé qu’il y a un vrai besoin : il y a des gens qui ont besoin d’être assistés mais qui ne trouvent pas les personnes qualifiées pour ça parce que le webmarketing ça ne s’invente pas. Ce n’est pas quelque chose qu’on apprend à l’école et il y a encore peu de formations. Ça a l’avantage de s’exercer en indépendant. Il y a un énorme marché sur le web, surtout depuis le Covid pusique le confinement a forcé les entreprises à développer leur visibilité sur Internet. 

C’est parce que je crois profondément dans le futur de ce métier que j’ai créé mon programme pour former des assistantes virtuelles. 

Bérangère : Je voulais vraiment que tu viennes présenter ce métier parce que beaucoup de Working Mums de ma communauté ont besoin du sens, de la flexibilité et de l’autonomie qu’on a en indépendant. Sauf que les métiers indépendants n’ont pas toujours des débouchés, alors qu’ici, c’est le cas. 

Marie a lancé son programme pour former des assistantes virtuelles

Marie : Ce que j’aime aussi dans ce métier par rapport aux autres métiers du web c’est que tu noues vraiment une relation de confiance avec tes clients. La phase de prospection peut faire peur car en freelance c’est à toi d’aller chercher tes clients.

Mais une fois que tu l’as trouvé, ce que tu apportes au quotidien est tellement important que ce sont des relations qui se nouent sur le long-terme. Donc il y a aussi une certaine pérennité dans cette activité qu’on retrouve pas ailleurs. 

Tous les entrepreneurs qui veulent faire grandir leur projet et se consacrer à la stratégie, doivent à un moment déléguer. C’est la phase critique indispensable, et pouvoir s’entourer d’une assistante virtuelle polyvalente et formée aux spécificités du web est essentiel. 

Les clients et la rémunération

Bérangère : Comment on trouve des clients quand on est assistante virtuelle et comment on est rémunérée ?

Marie : Il faut d’abord définir quel type de personne tu veux accompagner, puis tu peux en trouver grâce au bouche à oreille ou à Internet. Après ça dépend des opportunités mais personnellement j’ai eu une seule cliente pendant 3 ans. Ça peut aussi varier selon la charge de travail que tu as envie d’absorber.

Pour la rémunération, on fixe généralement un tarif horaire car la majorité des clients ont besoin d’un certains nombres d’heures par semaine. A la fin du mois ça fait une facture mensuelle. Ça dépend des relations que tu noues et du secteur d’activité. Tu peux tout à fait négocier des commissions sur les ventes, des primes ou autre. 

Son programme Assistant Blogueur pour devenir assistante virtuelle en 4 mois

Bérangère : Et donc tu as créé un programme pour former des assistantes virtuelles ?

Marie : Oui ! Mon programme c’est Formation Assistant Blogueur. C’est une formation que j’ai créé environ 2 ans et demi après m’être lancée. L’idée c’était de regrouper tout ce que j’avais appris de mon côté pour pouvoir le transmettre à d’autre et les aider à devenir assistante virtuelle en 4 mois. J’y apporte tous les aspects de cette activité : 

  • les clients
  • leurs besoins
  • les missions 
  • les outils techniques à connaître
  • la création de son activité freelance
  • la prospection des clients
La formation de Marie Di Maggio

Ce qui est essentiel c’est aussi la communauté d’assistantes qui s’est créée au fil du temps et qui permet de s’entraider, de développer son réseau et surtout de palier à la solitude des métiers en freelance. 

En fait, c’est un peu la formation que j’aurais voulu avoir quand j’ai démarré.

Pour aller plus loin :

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