Peur de vous tromper dans le choix d’une nouvelle voie ? Écoutez votre crocodile !

Si vous lisez ce blog, il est fort probable que vous soyez dans une période charnière de votre vie professionnelle, et que vous vous posiez plein de questions à son propos.

Peut-être même que vous vous prépariez à en changer.

Changer de métier ?

Quitter votre entreprise pour une autre ?

Monter votre propre boîte ?

Autant de solutions potentielles à votre inconfort, qui impliqueraient à la clé un quotidien plus favorable. Mais des solutions qui seraient, chacune, également sources des renoncements.

Parfois, le changement, c’est dur.

Il peut être excitant pour les plus aventurier.es, quand il peut carrément être paralysant pour ceux.celles d’entre nous qui seraient plutôt orientés « sécurité », ou encore « je sais ce que je perds, mais… blablabla»

Alors comment faire pour savoir si la voie dans laquelle vous investiguez, voire vous engagez, est la bonne ?

Comment savoir si je fais le bon choix de carrière, ou pas?

L’avis (la vie) des autres

Parler autour de soi de votre questionnement, et demander l’avis des gens qui vous connaissent bien ?

Fausse bonne idée : Quand ils vous diront « ouais c’est super l’élevage de zébus bios dans l’Ariège, fonce !» ou « il n’ y a pas de boulot dans cette voie-là, tout le monde veut y bosser, dans la com » ou encore « tu n’as pas fait une école d’ingénieurs pour te lancer dans la pâtisserie, ma fille », et bien ça va être dur.

Mais à ce moment-là, sachez que tous ces gens bien intentionnés et qui vous aiment, vous parleront d’eux, de leur propre vision du monde, de leurs propres a priori, de leurs propres peurs.

Donc on peut les consulter à titre d’info ou pour avoir bonne conscience, mais on ne prend pas leur parole pour parole d’évangile, OK ?

> Ils sont trop impliqués affectivement avec vous, pour être objectifs sur ce qui est bon pour vous.

Prendre un coach ?

Oui bien sûr, que ça peut vous aider à vous faire accompagner de manière objective et non impliquée, je ne vais pas vous dire le contraire.

Mais si vous vous lancez dans un coaching en attendant que votre coach vous prodigue de bons conseils sur les métiers qui recrutent ou sur son avis sur l’ouverture d’un restaurant à Toulouse, ça ne marchera pas non plus. Allez plutôt voir la CCI de votre ville.

L’acteur.trice du coaching, c’est vous.

Et donc, on écoute qui ? On écoute :

Pour trouver le bon projet professionnel, écoutez votre Crocodile !

Votre Crocodile, ça n’est pas seulement votre cerveau.

C’est cette partie instinctive, primitive, émotionnelle et indomptable de vous même, qui vous met une boule au ventre sur le chemin du boulot le matin.

Qui vous rend rouge de colère quand Roger vous sort une blague sexiste de plus, à la machine à café.

Qui vous met les larmes aux yeux quand Ginette, l’assistante du service depuis 25 ans, fait son pot de départ en retraite.

Votre Crocodile vous dit, via des manifestations physiques (rouge aux joues, larmes aux yeux, besoin viscéral d’un punching ball et vite, légèreté joyeuse au niveau du plexus…) si la situation que vous vivez, ou si la pensée qui vous passe par la tête est confortable ou inconfortable pour vous.

Parfois vous choisissez (consciemment ou pas) de l’écouter, et parfois non.

Et parfois, sans y penser, vous annulez un signe que vous envoie votre Crocodile, et le remplacez par une croyance, une habitude, ou par la règle de droit qui s’applique dans votre culture, votre éducation.

Exemple : Je suis en train d’écrire un article et suis super concentrée. Je dois le terminer avant 16 heures, heure à laquelle je dois chercher ma fille chez la nounou. Le téléphone sonne, s’affiche le prénom de ma belle-mère.

Mon Crocodile m’envoie un éclair de panique, et je l’entends dire « oh non pas maintenant ! ».

Mais comme j’adore ma belle-mère et que j’ai le sentiment coupable de ne pas prendre assez le temps de l’appeler en général, alors je réponds.

Et comme la conversation dure, je me mets en retard.

Je ne termine donc pas mon article, et je me sens inconfortable.

Ici, j’ai donc noyé mon Crocodile pour le remplacer par une action de l’ordre du « IL FAUT QUE ». Alors que j’aurais tout simplement pu terminer mon article, aller chercher ma fille, et rappeler ma belle-mère en rentrant, pour qu’elle puisse aussi en profiter pour entendre sa petite-fille au téléphone…

Moralité : Écoutez votre Crocodile !

Pour votre situation professionnelle, c’est la même chose.

Lorsque vous avez des choix à faire, écoutez-vous, et écoutez votre Crocodile. c’est lui qui sait ce qui est confortable/bon pour vous.

D’ailleurs, si aujourd’hui vous avez une envie de changement, c’est parce qu’il y a, dans votre vie professionnelle actuelle, une somme de situations inconfortables répétées, qui vous met dans un état physique inconfortable durable (tensions, rancoeur qui vous ronge l’estomac, regrets générateurs de mélancolie ou de tristesse, colère, sommeil difficile, alimentation pas au top…)

Comment écoutez-vous votre Crocodile ?

Tout le monde n’est pas égal, devant son Crocodile.

Certains ont appris à enfouir leurs émotions là-bas, bien au fond du placard pour des raisons X ou Y. Certains se sont construits (ou vus offrir) une jolie carapace de croyances qui empêchent à leur Crocodile d’avoir assez de « valeur » pour être entendu.

Alors où en êtes-vous, vous ?

Voici un exercice que je propose à mes clients coachés.

Le faire avec un coach vous permettra d’aller plus loin, de creuser ces émotions et ces peurs qui sont liées à votre prise de décision. Le faire seul est déjà un bon début, mais ayez conscience que vous risquez de vous auto-censurer :

Prenez donc un papier et un stylo, ou ouvrez un nouveau document Word sur votre ordinateur, et posez vous avec une bonne demi-heure devant vous, et remplissez ce tableau :

Question Réponse (brainstorming zéro censure)

Manifestations de mon Crocodile

Professionnellement, où je souhaite en être dans 3 ans ?
Qu’est-ce que j’ai envie d’être?
Qu’est-ce que j’ai envie d’avoir ?
Qu’est-ce que je suis prêt(e) à abandonner pour y arriver ?
Qu’est-ce que je souhaite absolument garder ?
Pour quel job aurais-je envie de me lever un dimanche matin à 7h ?
Comment savoir si je suis sur la bonne voie ?

 

Envie d’aller plus loin, dans la réflexion et l’action, pour votre envie de changer de travail ?

Prenons le temps d’en discuter lors d’une séance découverte avec moi (gratuite et sans engagement).

Pour la réserver, c’est ici :

Je réserve ma séance découverte MAINTENANT

 

Avant je parlais « des émotions ». Mais depuis que j’ai lu le livre génial de Catherine Aimelet-Périssol « Comment apprivoiser son crocodile », je les appelle « Le Crocodile ». L’image de animal instinctif/primitif aux réactions de vieux dinosaure à qui on ne la fait pas, est juste parfaite je trouve. Voici le bouquin, dont je vous recommande chaudement la lecture:

(lien affilié)

4 réflexions au sujet de « Peur de vous tromper dans le choix d’une nouvelle voie ? Écoutez votre crocodile ! »

  1. bonsoir bérengère,

    c’est la première fois que j’entends parler de ce fameux crocodile,
    j’ai plus l’habitude du « cerveau reptilien-mammifère », ou « instinct », ou encore « subconscient »…

    concernant les « autres », les amis, c’est vrai qu’il faut savoir qui on a en face de soi, c’est primordial,
    sont ils objectifs d’eux mêmes et de vous quand il y a lien affectif, sont ils de bons conseils, si oui, dans quelles circonstances…
    idem concernant sa famille.

    il est toujours très difficile de s’écouter, et plus encore de connaitre ses faiblesses, ses forces, et donc savoir reconnaitre et admettre quand on peut se faire confiance ou non, et devenir ainsi plus fort dans ce domaine avec le temps.

    il existe des jeux pour se tester et s’améliorer dans ce domaine : le poker, les échecs, les loups de tiercelieu.

  2. Bonjour et merci pour ce revigorant article.

    En fait, j entends un crocodile depuis pas mal d annees , je crois que j’ai reussi a en élever plusieurs (élevage bio et sans langue de bois).
    La difficulté ne reside pas dans le constat (sans appel), ni dans la projection (pleine d’allant et d envie), mais dans la mise en oeuvre,
    Eh oui, l’arme – crocodile n’est pas forcement suffisante face au contexte (conjoncture, eco-systeme, age, a priori) . Et la, est le defi en fait.

    Nicolas D

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