Peur de te tromper dans le choix d’une nouvelle voie ? Écoute ton crocodile !

Si tu lis ce blog, il est fort probable que tu sois dans une période charnière de ta vie professionnelle, et que tu te poses plein de questions à son propos.

Peut-être même que tu te prépares à en changer.

Changer de métier ?

Quitter ton entreprise pour une autre ?

Monter ta propre boîte ?

Autant de solutions potentielles à ton inconfort, qui impliqueraient à la clé un quotidien plus favorable. Mais des solutions qui seraient, chacune, également sources des renoncements.

Parfois, le changement, c’est difficle. (👉🏼Parfois même archi-difficile, et j’y consacre un article ici)

Il peut être excitant pour les plus aventurier.es, quand il peut carrément être paralysant pour ceux.celles d’entre nous qui seraient plutôt orientés « sécurité », ou encore « quand on change, on sait ce qu’on perd, mais on ne sait pas ce qu’on va retrouver… »»

Alors comment faire pour savoir si la voie dans laquelle tu investigues, voire tu t’engages, est la bonne ?

Comment savoir si je fais le bon choix de carrière, ou pas?

L’avis (la vie) des autres

Parler autour de soi de son questionnement, et demander l’avis des gens qui nous connaissent bien ?

Fausse bonne idée : Quand ils te diront « ouais c’est super l’élevage de zébus bios dans l’Ariège, fonce !» ou « il n’ y a pas de boulot dans cette voie-là, tout le monde veut y bosser, dans la com » ou encore « tu n’as pas fait une école d’ingénieurs pour te lancer dans la pâtisserie, ma fille », et bien ça va être dur.

Mais à ce moment-là, sache que tous ces gens bien intentionnés et qui t’aiment, te parleront d’eux, de leur propre vision du monde, de leurs propres a priori, de leurs propres peurs.

Donc on peut les consulter à titre d’info, ou pour avoir bonne conscience, mais on ne prend pas leur parole, pour parole d’évangile, OK ?

> Ils sont trop impliqués affectivement avec toi, pour être objectifs sur ce qui est bon pour toi.

Prendre un coach ?

Oui bien sûr, que ça peut t’aider à te faire accompagner de manière objective et non impliquée, je ne vais pas te dire le contraire.

Mais si tu te lances dans un coaching en attendant que ton coach te prodigue de bons conseils sur les métiers qui recrutent, ou sur son avis sur l’ouverture d’un restaurant à Toulouse, ça ne marchera pas non plus. Va plutôt voir la CCI de ta ville.

L’acteur.trice du coaching, c’est toi.

Et donc, on écoute qui ? On écoute :

Pour trouver le bon projet professionnel, écoute ton Crocodile !

Ton Crocodile, ça n’est pas seulement ton cerveau.

C’est cette partie instinctive, primitive, émotionnelle et indomptable de toi-même, qui te met une boule au ventre sur le chemin du boulot le matin.

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pour "trouver ta voie" ?

Qui te rend rouge de colère quand Roger te sort une blague sexiste de plus, à la machine à café.

Qui te met les larmes aux yeux quand Ginette, l’assistante du service depuis 25 ans et que tu adores, fait son pot de départ en retraite.

Ton Crocodile te dit, via des manifestations physiques (rouge aux joues, larmes aux yeux, besoin viscéral d’un punching ball et vite, légèreté joyeuse au niveau du plexus…) si la situation que tu vis, ou si la pensée qui te passe par la tête est confortable ou inconfortable pour toi.

Parfois tu choisis (consciemment ou pas) de l’écouter, et parfois non.

Et parfois, sans y penser, tus annules un signe que t’envoie ton Crocodile, et le remplace par une croyance, une habitude, ou par la règle de droit qui s’applique dans ta culture, ton éducation.

Exemple : Je suis en train d’écrire un article et suis super concentrée. Je dois le terminer avant 16 heures, heure à laquelle je dois aller chercher ma fille chez la nounou. Le téléphone sonne, s’affiche le prénom de ma belle-mère.

Mon Crocodile m’envoie un éclair de panique, et je l’entends dire « oh non pas maintenant ! ».

Mais comme j’adore ma belle-mère et que j’ai le sentiment coupable de ne pas prendre assez le temps de l’appeler en général, alors je réponds.

Et comme la conversation dure, je me mets en retard.

Je ne termine donc pas mon article, et je me sens inconfortable.

Ici, j’ai donc noyé mon Crocodile pour le remplacer par une action de l’ordre du « IL FAUT QUE ». Alors que j’aurais tout simplement pu terminer mon article, aller chercher ma fille, et rappeler ma belle-mère en rentrant, pour qu’elle puisse aussi en profiter pour entendre sa petite-fille au téléphone…

Moralité : Écoute ton Crocodile !

Pour ta situation professionnelle, c’est la même chose.

Lorsque tu as des choix à faire, écoute-toi, et écoute ton Crocodile. C’est lui qui sait ce qui est confortable/bon pour toi.

D’ailleurs, si aujourd’hui tu as une envie de changement, c’est parce qu’il y a, dans ta vie professionnelle actuelle, une somme de situations inconfortables répétées, qui te met dans un état physique inconfortable durable (tensions, rancoeur qui vous ronge l’estomac, regrets générateurs de mélancolie ou de tristesse, colère, sommeil difficile, alimentation pas au top…)

Comment écoute-tu ton Crocodile ?

Tout le monde n’est pas égal, devant son Crocodile.

Certains ont appris à enfouir leurs émotions là-bas, bien au fond du placard pour des raisons X ou Y. Certains se sont construits (ou vu offrir) une jolie carapace de croyances qui empêchent à leur Crocodile d’avoir assez de « valeur » pour être entendu.

Alors où en es-tu, toi ?

Voici un exercice que je propose à mes clients coachés.

Le faire avec un coach te permettra d’aller plus loin, de creuser ces émotions et ces peurs qui sont liées à ta prise de décision. Le faire seul est déjà un bon début, mais aies conscience que tu risques de t’auto-censurer :

Prends donc un papier et un stylo, ou ouvre un nouveau document Word sur ton ordinateur, et pose toi avec une bonne demi-heure devant toi, et remplis ce tableau :

Question Réponse (brainstorming zéro censure)

Manifestations de mon Crocodile

Professionnellement, où je souhaite en être dans 3 ans ?
Qu’est-ce que j’ai envie d’être?
Qu’est-ce que j’ai envie d’avoir ?
Qu’est-ce que je suis prêt(e) à abandonner pour y arriver ?
Qu’est-ce que je souhaite absolument garder ?
Pour quel job aurais-je envie de me lever un dimanche matin à 7h ?
Comment savoir si je suis sur la bonne voie ?

Avant je parlais « des émotions ». Mais depuis que j’ai lu le livre génial de Catherine Aimelet-Périssol « Comment apprivoiser son crocodile », je les appelle « Le Crocodile ». L’image de animal instinctif/primitif aux réactions de vieux dinosaure à qui on ne la fait pas, est juste parfaite je trouve. Voici le bouquin, dont je te recommande chaudement la lecture:

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Cet article a 5 commentaires

  1. yannnich

    bonsoir bérengère,

    c’est la première fois que j’entends parler de ce fameux crocodile,
    j’ai plus l’habitude du « cerveau reptilien-mammifère », ou « instinct », ou encore « subconscient »…

    concernant les « autres », les amis, c’est vrai qu’il faut savoir qui on a en face de soi, c’est primordial,
    sont ils objectifs d’eux mêmes et de vous quand il y a lien affectif, sont ils de bons conseils, si oui, dans quelles circonstances…
    idem concernant sa famille.

    il est toujours très difficile de s’écouter, et plus encore de connaitre ses faiblesses, ses forces, et donc savoir reconnaitre et admettre quand on peut se faire confiance ou non, et devenir ainsi plus fort dans ce domaine avec le temps.

    il existe des jeux pour se tester et s’améliorer dans ce domaine : le poker, les échecs, les loups de tiercelieu.

    1. La réponse est en nous, en fait. Et pour s’aider à ne pas s’autocensurer ou se laisser enfermer par une culture ou des croyances, on peut aussi faire appel au coach, qui va nous aider à voir ce qui se passe dans nos angles morts 🙂

  2. Dubelski

    Bonjour et merci pour ce revigorant article.

    En fait, j entends un crocodile depuis pas mal d annees , je crois que j’ai reussi a en élever plusieurs (élevage bio et sans langue de bois).
    La difficulté ne reside pas dans le constat (sans appel), ni dans la projection (pleine d’allant et d envie), mais dans la mise en oeuvre,
    Eh oui, l’arme – crocodile n’est pas forcement suffisante face au contexte (conjoncture, eco-systeme, age, a priori) . Et la, est le defi en fait.

    Nicolas D

  3. Herry

    Merci pour cet article et les deux ou trois autres que j’ai visionné
    Je viens de comprendre que la peur était normal et que ce n’était pas parce que j’avais peur qu’il ne fallait pas franchir le pas
    J’ai encore quelques questions à me poser mais je suis en train de basculer vers un changement de carrière alors qu’ hier hier soir encore je me voyais rester à mon poste actuel.

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