You are currently viewing Peut-on se reconvertir sans perdre d’argent ?

Tu penses à changer de métier depuis un moment, mais à chaque fois, cette boule au ventre vient te paralyser : le fantôme de la perte d’argent.

Et si je me plante et que je ne trouve pas de clients ?
Imagine si
je mets ma famille en danger ?
Et si je deviens dépendante de mon conjoint p
arce que j’accepte un salaire moindre ?
Et si je ne peux pas payer les études de mes enfants quand ils seront grands ?

Bref, ta banquière intérieure s’emballe donc tu actives le mode maman ours qui protège ses petits coûte de coûte.

J’aimerais qu’on s’arrête sur cette expression : coûte que coûte. T’es-tu déjà demandée ce que ça te « coûte » de rester dans un job qui ne te plaît plus ?

Tu te dis sûrement que si tu as tenu jusqu’ici, tu peux bien tenir encore. Et puis de toute façon, le monde de l’entreprise « c’est comme ça ».

Ça se saurait si on s’éclatait au travail. Si l’organisation pouvait être plus optimisée et moins absurde dans ton service. Si ton métier pouvait laisser de la place et de l’énergie à la maman en toi.

la peur de perdre de l'argent si on se reconvertit peut mener au burn out

Du coup, tu ravales ta boule au ventre chaque dimanche soir et tu y retournes.

Pour te reconvertir sans perdre d’argent, anticipe !

Cette façon de tirer la corde jusqu’au bout est très caractéristique des mères de famille. Nous sommes pétries de valeurs, de responsabilités et de croyances qui nous disent qu’il est normal de se sacrifier pour le bien-être de sa famille et le confort de ses enfants.

Un burn-out peut te coûter très cher

Le problème avec cette culture de la mère sacrificielle, de la maman ours qui protège ses petits coûte que coûte, c’est qu’elle conduit tout droit au burn out. Le burn out des mères de famille est toujours plus complexe que celui des autres salariés. Parce qu’il est fait d’un mélange de pression au travail, de charge mentale domestique et de sur-exigence avec soi-même pour gérer sur tous les tableaux.

En te disant que tu peux encore tenir et que quitter ton CDI est un caprice égoïste, tu prends un risque beaucoup plus certain que celui de peut-être rater ton changement de vie professionnelle : tu cours droit à l’épuisement professionnel et maternel.

Toutes mes anciennes clientes qui sont passées par là sont unanimes : il faut écouter les signaux que ton corps t’envoie et ne pas attendre qu’il lâche pour comprendre le message.

devenir accompagnante en périnatalité : sylvie raconte sa reconversion après être devenue maman

« Donc au bout de 2 ans j’ai craqué, et j’ai fait un burn-out. Je ne l’ai pas vu venir. On est tête baissée, on ne voit pas le problème venir. »

Sylvie, qui s’est lancé comme accompagnante en périnatalité à son compte
Reconversion vers le métier de sophrologue ? Maryline témoigne !

« A force de ne pas écouter les signaux que mon corps m’envoyait, il m’a tout simplement dit stop. J’ai commencé à avoir des douleurs dans la poitrine et dans l’épaule. Je suis allée voir un médecin qui a diagnostiqué un petit problème cardiaque. Il a vite compris que c’était lié à un épuisement général. Même quand j’étais arrêtée je ne voulais pas reconnaître que j’étais en burn-out. »

Maryline, qui a créé son cabinet de sophrologie en ligne

Pour minimiser les risques, réfléchis à ton projet maintenant

Si tu attends le burn out pour finalement te rendre compte que tu ne peux pas continuer comme ça, tu vas seulement perdre du temps (et énormément d’énergie).

C’est pourquoi je te conseille fortement d’anticiper et de préparer ta reconversion avant d’en arriver là.

Pour te donner une idée, je ne prends jamais de cliente en plein burn out dans mon programme d’accompagnement des transitions professionnelles le Bilan de Confiance®. Ni même de personne dont le burn out est trop récent.

Pourquoi ?

Parce que je sais que ce ne serait pas éthique. Le burn out, c’est comme un gros bouton rouge d’urgence sur lequel ton corps appuie quand ton esprit n’écoute plus ni les signaux de fatigue ni les signaux de mal-être.

Se remettre de cet épisode est long. La récupération est très progressive. J’estime que ce n’est absolument pas le bon moment pour repartir sur un autre projet.

Il faut du temps pour faire la clarté.

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Donc tu vois ? Même si tu ne veux pas penser à ta reconversion pour toi-même, parce que tu estimes que c’est égoïste ou risqué, fais-le pour éviter de perdre du temps et une énergie colossale pour un job qui n’en vaut pas la peine.

(Précision : je le rappelle au cas où ce ne soit pas évident pour tout le monde, aucun emploi ni aucun salaire ne méritent qu’on sacrifie sa santé au travail)

L’argent : le frein number one à tout changement

Et pourtant, combien j’ai vu de working mamans qui préfèrent rester dans un métier qui les abîme à petit feu, plutôt que de « prendre le risque » d’en changer ?
Le risque financier, réel ou fictif, est à mon sens le premier frein à tout changement professionnel.

La peur de manquer d’argent

Chez les mamans, ce risque financier se matérialise souvent sous la forme d’une « peur de manquer ». C’est cette peur qui, dans sa forme la plus extrême, se manifeste par la peur de finir à la rue ou de ne plus pouvoir subvenir aux besoins de ses enfants.

J’insiste sur le terme de « peur », car il faut vraiment distinguer la peur du manque et le vrai manque.

L’argent : le frein number one à tout changement

Le vrai manque, c’est être dans le rouge le 10 du mois aujourd’hui. Le risque est réel et immédiat. Il ne relève pas d’un fantasme ou d’une projection. C’est là, c’est maintenant, ton cerveau active le mode danger pour te protéger et te pousser à chercher des solutions. (Nos cerveaux sont très très primitifs quand il s’agit de nous protéger 😉 )

La peur du manque, c’est tout autre chose. C’est la peur de perdre l’équilibre demain, si je change de métier. Le risque est potentiel. Il s’évalue et peut s’anticiper. Une certaine temporalité permet de se préparer. Et pourtant, ton cerveau active les mêmes réflexes de défense et de protection qu’en cas de manque réel.

Quand tu te projettes dans une situation de risque, ton cerveau peut réagir de la même façon que si tu vivais réellement la situation. Un peu comme quand t’étais ado et qu’écouter Céline Dion en pensant à ton ex petit ami te donnait envie de pleurer. Ça marche avec les souvenirs, mais aussi avec les projections. C’est ce qui explique la force des émotions que tu ressens : angoisse, stress, culpabilité, …

Pour réduire ta peur de manquer, concentre toi sur les faits

faire le point sur ses croyances liées à l'argent est essentiel

Pour avoir une pensée lucide qui mène à des actions efficaces, il faut réussir à réguler ses émotions. L’important, c’est d’arriver à bien identifier tes peurs et de les remettre à leur place. Cette peur s’appuie-t-elle sur une réalité tangible ou sur un scénario futur possible ?

Pour faire disparaître une peur qui au fond relève d’une projection négative dans l’avenir, il est essentiel de la concrétiser en se demandant :

  • Demain, quel serait ton pire scénario lié à la perte d’argent ?
  • Quelles en seraient les conséquences ?
  • En combien de temps pourrait-il arriver ?
  • Comment tu te rendrais compte que te es en train de courir à la catastrophe ?
  • Que pourras-tu faire pour rétablir la situation avant d’arriver à ton pire scénario ?
  • Même si tu arrives au bout de ce scénario, qui dans ton entourage (ou quels aides de l’Etat) pourront t’aider ?

Le but de ces questions, c’est de te faire évaluer la taille et l’imminence du risque.


Petit rappel : Prendre un risque, quand on est maman c’est OK.
Le risque est une nécessité pour avancer. On peut prendre des risques quand on est mère de famille, cela demande juste de bien l’évaluer avant et de prévoir des plans B au cas où.
En gros, d’être plus prévoyante que les autres, mais ça on sait faire, nous les mamans !
😉


Transforme tes croyances limitantes sur l’argent en croyances aidantes

Nos peurs liées à l’argent sortent rarement de nulle part.

Elles sont liées à des croyances que l’on a. Des certitudes qu’on prend pour vraies parce qu’elles nous ont été transmises par nos parents et notre entourage. Ou bien parce qu’on les tient de notre expérience personnelle.

Nos croyances font nos comportements

Si je te parle de croyances dans cet article, c’est que je suis convaincue que nos croyances font nos comportements. Plus précisément dans notre cas, nos croyances liées à l’argent font qu’on n’ose pas changer de métier.

Pour faire court, il existe deux types de croyances :

Les croyances aidantes

Celles-ci, on les aime bien. C’est celles qui vont nous aider à passer à l’action, à oser faire quelque chose.
Exemple : je suis persuadée que je suis faite pour ce job, donc je vais tout déchirer à mon entretien !

Les croyances limitantes

De l’autre côté, on a les croyances qui limitent nos actions. Ce sont des certitudes que l’on a, qui ne sont pas forcément vraie, mais qui sont suffisamment ancrées en nous pour nous bloquer.
Exemple : je suis persuadée qu’on ne peut pas reprendre les études à mon âge, donc je ne vais jamais me lancer pour faire le métier qui me plait vraiment au fond…

On a toutes des croyances limitantes. Même en tant que coach, il m’arrive d’en découvrir une nouvelle de temps en temps.

L’exemple de l’entrepreneuriat

Ce qui est fou avec les croyances, c’est que ce qui est aidant pour les unes peut-être limitant pour les autres. (Ce qui prouve bien que ce n’est pas du tout basé sur la réalité objective d’ailleurs ^^)

Je vais te prendre l’exemple de l’entrepreneuriat, parce que c’est ce que je connais.

Mes croyances sur l’entrepreneuriat

Moi par exemple, avant de me lancer à mon compte en tant que coach de carrière, j’étais persuadée que l’entrepreneuriat me permettrait d’être plus libre qu’en entreprise et surtout de gagner plus d’argent.
Du coup forcément, ce n’étaient pas des peurs qui me bloquaient et qui m’ont empêchée de me lancer.

j'étais persuadée que l'entrepreneuriat me permettrait d'être plus libre qu'en entreprise et surtout de gagner plus d'argent.

Les croyances de certaines de mes clientes

Pourtant, en accompagnant des femmes comme toi dans leur reconversion, je me suis rendue compte que pour certaines c’était totalement l’inverse. Elles avaient intériorisé l’idée qu’on ne peut pas gagner sa vie quand on entreprend. Qu’il n’est pas viable de vouloir faire de sa passion son métier.

Ça fonctionne pour l’entrepreneuriat comme pour plein d’autres sujets.

Il existe beaucoup de croyances limitantes sur les métiers à cause des a priori qu’on peut avoir comme : « j’aimerais être naturopathe mais on ne peut pas en vivre » ou encore « il n’y a pas de débouchés dans la culture »

Quand on pense à se reconvertir, il y a aussi des croyances sur ta vie de femme et de maman qui entrent en compte, comme par exemple « une femme au 21ème siècle ne doit jamais dépendre financièrement de son conjoint » ou « une maman doit tout donner pour ses enfants ».

Comment transformer ses croyances sur l’argent et la reconversion ?

Tes croyances peuvent évoluer. Comme pour les peurs, il faut les confronter à la réalité pour réussir à les réduire.

C’est principalement en discutant avec d’autres personnes que l’on prend conscience de ses propres angles morts.

Ça peut arriver dans des situations très différentes, mais qui ont en commun de nous confronter au système de pensée des autres. C’est comme ça qu’on réalise que tout le monde ne pense pas comme nous. Et donc que ce que l’on prenait pour acquis peut être questionné.

Exemple pendant un apéro entre amis :
« – Se mettre à son compte c’est trop risqué. En plus l’État ne fait rien pour aider les entrepreneurs. Tu dois te débrouiller tout seul et investir toutes tes économies sans savoir si ça va marcher.
– Mais tu rigoles ? Il existe plein d’aides pour se lancer. Renseigne toi sur internet ou à ta CCI ! »

J’ai aussi le très bon exemple de Maryline, qui se mettait la pression pour ne pas quitter son CDI parce qu’elle s’était persuadée qu’une bonne mère doit payer les études de ses enfants.

Comment transformer ses croyances sur l'argent et la reconversion ?

Quand elle en a parlé directement avec eux, elle s’est rendue compte qu’aucun d’entre eux ne comptait sur son argent pour financer leurs études. Maryline a confronté sa croyance limitante à la réalité : de nombreuses solutions de financement existent entre l’alternance, le prêt étudiant ou les petits boulots. C’est en partie grâce à cette prise de conscience qu’elle s’est autorisée à devenir sophrologue à temps plein !

Sécurise ta transition professionnelle

Une fois que tu as fait le point sur tes peurs et tes croyances, tu peux envisager ton envie de changement professionnel plus sereinement. Pour autant, je ne te dis pas de foncer tête baissée dans le premier projet qui te passe par la tête sans réflechir.

Une transition professionnelle, ça s’anticipe, ça se budgétise et ça se sécurise.

Les dispositifs qui peuvent t’aider

Il y a tout d’abord tous les dispositifs mis en place par l’État pour t’aider.

Le dispositif démission reconversion

Si tu souhaites démissionner de ton emploi pour te reconvertir ou te former, tu es peut-être éligible au dispositif démission-reconversion. Cette nouveauté de 2019, te permet de bénéficier de l’ARE (allocation de retour à l’emploi versée par Pôle Emploi) même si tu démissionnes.
Pour cela, il faut remplir un dossier présentant ton projet EN AMONT de ta démission. Ton projet sera évalué par une commission pour juger de son sérieux, et tu pourras ensuite bénéficier de l’allocation chômage pour t’aider financièrement le temps de te reconvertir.

La rupture conventionnelle

La démission n’est pas le seul moyen de quitter ton emploi. Tu peux aussi signer avec ton employeur une rupture conventionnelle de ton contrat de travail. Cette procédure te permet également de bénéficier de l’ARE le temps de retrouver un emploi ou de lancer ton projet de reconversion.

Ton crédit CPF

Toute personne qui travaille a droit à un budget de formation qui prend le nom de Compte personnel de formation (anciennement DIF). Tu peux utiliser cet argent pour te payer une formation dans le cadre de ta reconversion :

  • afin d’acquérir des compétences pour changer de métier
  • ou pour te former à l’entrepreneuriat si tu souhaites te lancer à ton compte

Cette liste n’est pas exhaustive. Elle a simplement pour but de te montrer que de nombreuses aides existent. Parce que le gouvernement a bien compris que les carrières ne sont plus linéaires et qu’il faut aider les salariés à évoluer le plus sereinement possible. 😉

Evalue tes besoins

Pour changer de métier en douceur, il faut idéalement que tes rentrées d’argent couvrent tes sorties. Une fois que tu es au clair sur les dispositifs qui peuvent t’aider (= les rentrées), il te faut calculer tes besoins (= les sorties).

Sécuriser sa transition professionnelle grâce à un budget

Questionne-toi très concrètement sur tes dépenses du quotidien et répartis-les en 3 catégories :

  • ce qui est vital pour toi et ta famille : la cantine, l’électricité, le loyer, …
  • ce qui n’est pas vital, mais dont tu ne veux pas te priver : les licences de sport, les vacances d’été, …
  • et ce qui n’est pas vital, et dont vous pouvez vous passer : l’abonnement Netflix, une nouvelle paire de chaussure, …

J’ai mis des exemples mais garde bien en tête que si la première catégorie est objective, la deuxième et la troisième dépendent complètement de tes arbitrages personnels.
Une fois que tu as fait ce travail, alors tu peux comparer tes rentrées d’argent future avec tes besoins.

Deux situations possible :

« C’est bon ça couvre ! »

Super top, félicitation. Tu peux te lancer sereinement ! 🙂

« Oups ça coince… »

Là tu as plusieurs options entre :

  • rogner un peu plus sur les dépenses,
  • accepter de dépendre du salaire de ton conjoint pendant une période,
  • solliciter ta famille ou le banquier pour un prêt,
  • ou encore utiliser une partie de tes économies le temps d’avoir à nouveau des revenus suffisants.

Peur de manquer ou de perdre ton niveau de vie ?

Au moment de calculer tes dépenses et de définir ce dont tu peux te priver, tu peux réaliser que tu as une peur différente de celle de manquer : la peur de perdre ton niveau de vie.

Tu sais que tu ne vas pas mettre ta famille en danger ou finir à la rue, mais tu n’as pas envie de perdre un certain confort ou ton statut social.

C’est souvent une réalisation très culpabilisante, donc commence par chasser cette honte. Il est légitime d’être habituée à ce que ton travail t’offre en contrepartie un salaire confortable.

Effectivement, comme je le disais dans cet article sur l’entrepreneuriat : « Baisser son niveau de vie est un sacrifice ». Encore une fois c’est à toi d’arbitrer entre ton épanouissement professionnel et le confort matériel. Il n’y a aucun jugement à avoir.

Pour beaucoup de clientes que j’ai accompagnées, le gain en qualité de vie dépasse la perte de revenus. Tout dépend du sens qu’il y a derrière ton projet et de tes priorités personnelles.


En conclusion, peut-on se reconvertir sans perdre d’argent ?

Certaines y arrivent, donc c’est tout à fait possible si tu procèdes avec méthode.

Mais tu peux tout à fait faire un autre choix, si tu te sens alignée avec ta décision 😉

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