Pourquoi il peut être archi-difficile de changer de vie professionnelle 

Tu as déjà eu envie de changer de vie professionnelle.

Changer de poste au sein-même de ton entreprise.

Ou garder la même fonction, mais changer de boîte.

Ou carrément changer de métier ?

Tu as une boule au ventre chronique en allant au boulot tous les matins, mais ne prends pas pour autant ton envie de changement par les cornes. Enfin pas concrètement, pour le moment.

Je ne te jette pas la pierre.

Parce que changer, c’est difficile.

Et même si l’envie est très présente et l’inconfort se fait quotidien, les résistances au changement sont parfois plus fortes que le mal-être.

Même si ce mal-être te réveille la nuit pour te faire cogiter, encore et encore…

Les deux types de résistances au changement qui se cumulent

Les résistances au changement sont de plusieurs types, qui peuvent se cumuler, pour au final te maintenir dans une vie professionnelle que tu n’aimes pas, ou plus.

La peur de changer

Le frein au changement le plus flagrant, le plus immédiat, c’est la peur.

À la base, la peur est une émotion qui est là pour nous protéger, en bonne réaction de défense face à un danger. Elle nous permet de nous battre plus fort, ou de nous protéger plus rapidement.

La peur du changement, c’est « la peur d’abandonner une situation connue, pour opérer un progrès ». Avec un.e coach professionnel.le, tu vas d’abord explorer ces peurs qui te freinent, mais aussi envisager nettement et concrètement la situation de progrès que tu vas atteindre en changeant, et les bénéfices que tu vas en tirer.

Cette réflexion sur ces peurs (qui parfois ne sont pas les nôtres, mais celles de nos « parasites bienveillants (entourage, croyances limitantes…) ) »  et l’appropriation de cette situation désirée sont déjà un grand pas de franchi.

Les peurs se situent au-delà des frontières de ta zone de confort.

Sortir de cette zone de confort, c’est aller jouer dans la zone des possibles.

Cette zone des possibles, ce sont tes actions qui te la font toucher.

Et être en action, ça donne confiance en soi.

C’est donc un cercle vertueux qui s’enclenche.

La nécessité de faire des efforts

Et puis la seconde raison qui nous terre dans l’inertie alors que l’envie de changement est bien là, c’est la nécessité de faire des efforts.

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Hé oui, le bouton sur lequel appuyer pour se téléporter dans le boulot de ses rêves n’a pas encore été inventé.

« Changer de boulot, c’est du boulot. »

Changer de poste en interne, ça implique d’apprendre à réseauter et à se rendre visible, et parfois à dire au patron qui nous a fait confiance qu’on le quitte.

Changer d’entreprise, ça nécessite d’apprendre à chercher un job de manière efficace, avec toute l’utilisation des réseaux sociaux qui va avec, alors qu’on ne touche pas une bille en « informatique ».

Et changer de métier, n’en parlons même pas…c’est beaucoup beaucoup de boulot, de remises en question. Des pas en avant suivis de pas en arrière. Des doutes, des stagnations, et c’est surtout un changement d’identité à apprivoiser, même si l’exploration de soi et la mise en action d’un changement de métier sont aussi beaucoup de plaisir et de perspectives sympas.

Changer nécessite donc des apprentissages, pour t’aider à créer les compétences, connaissances, réflexes et comportements qui n’existent pas encore.

Et les apprentissages s’accompagnent d’efforts, de difficultés, mais aussi de réussites et de fiertés.

Se retrouver au pied d’un mur à franchir, avec dans l’idée qu’il y a une charge de choses à faire pour amorcer son changement. Même si cette charge n’est pas encore bien connue, définie et organisée, elle paraît déjà décourageante avant même de l’avoir attaquée.

Alors on procrastine volontiers. On se dit qu’il y a pire ailleurs, et on reste;

Oui, c’est parfois long, c’est difficile, et c’est risqué, de changer de travail.

Parce que la routine, bien qu’elle nous mette la boule au ventre à la longue, et bien elle est connue, et sécurisante.

Apprendre à changer

Se lancer dans la concrétisation d’une envie de changement professionnel, c’est aussi accepter que l’on puisse se tromper.

Ta démarche pourra être aussi scientifique et calculée qu’elle le voudra, le risque sera toujours présent.

Parce que toi, tu changeras.

Et que, pendant ce temps ton environnement changera aussi, et en permanence.

Parce qu’aujourd’hui tout s’accélère : les métiers changent, les tendances changent, les entreprises changent, et intègrent peu à peu le changement dans leur ADN.

Jusqu’ici, le changement de carrière était exceptionnel dans une vie. Aujourd’hui tu dois apprendre à changer en permanence, toi aussi.

Donc si aujourd’hui, changer de carrière te paraît être la décision de ta vie, en réalité, ça ne sera sûrement pas la dernière… (c’est bien pour ça notamment, que je pense que le concept de « trouver sa voie » est complètement has-been, et sa promesse te mènera souvent à l’échec, j’y dédie cet article)

Et puis si tu restes dans ta situation actuelle et mal vécue, tu prends un autre type de risque, celui de te décourager. De perdre en estime de soi.

De vivre un quotidien que tu n’aimes pas. D’être à côté de tes pompes.

Que ça déteigne sur ta vie perso, de faire un bore-out (syndrome d’épuisement par l’ennui), de faire un burn-out, ou un brown-out etc.

D’ailleurs, à ce propos, c’est Francis Blanche qui a dit « il vaut mieux penser le changement, que changer le pansement… ». Tout est dit 😉

Je l’adore, cette citation.

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Cet article a 3 commentaires

  1. Article interessant. Pour apporter ma pierre à votre article. Je pourrais ajouter qu’il vaut mieux être bien entouré pour faciliter le changement. Avoir un entourage hostile qui n’est pas prêt à subir ou accompagner le changement, cela complexifie beaucoup la donne. En plus de vous mettre des bâtons dans les roues, le jugement en sera obscurcit. Un divorce ou une séparation peut-être l’issue d’une relation. La remise en cause professionnelle peut avoir un goût amer. Heureusement qu’aujourd’hui la VAE permet quand même de mesurer la réalité du projet et de subordonner celui-ci à l’obtention d’un diplôme et d’un travail de recherche personnel. Le risque en est diminué, mais pas supprimé. Un projet de reconversion peut aussi rater. Certes on peut s’éclater; trouver du plaisir à faire ce que l’on fait. Mais ce n’est pas forcément le cas. Ce qui faisait l’intérêt d’un métier peut être un très faible pourcentage de votre activité. Un mosaïste, par exemple peut être contraint de poser du carrelage (la formation est identique), le travail est le même, mais pas la finalité. Poser du carrelage ne demande pas de concevoir et travailler sur le dessin.. Dans l’idéal, mieux vaut préparer le changement en amont….

    1. Merci David. Effectivement, l’entourage est un réel soutien. D’ailleurs, un frein classique au changement que mes clients rencontrent souvent, est la peur de ne plus être en accord avec son équilibre familial actuel (moins de salaires, moins de congés si l’on opte pour la création d’entreprise, rupture d’équilibre entre les statuts dans le couple, rupture de loyauté avec les parents qui étaient si fiers que l’on ai pu faire ce qu’eux-mêmes n’avaient pas pu faire, etc…aïe aïe aïe…)

  2. Bonjour, je suis en plein changement de métier et de société. Le choc est brutal, la culture de l’entreprise radicalement différente de celle que je viens de quitté. J’etais Dans un grand groupe structuré, j’arrive dans une société où tout est à faire, en tenant compte des freins et des vieilles habitudes tenaces. J’ai parfois l’impression que c’est mission impossible après les 2 semaines passées. Je suis dans le dur de dur…

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