De l’importance de prendre des risques dans la vie

Tu fais peut-être partie de ces milliers de personnes qui ont visionné cette fabuleuse vidéo TedX intitulée « Transformer le risque en chance ».

Le speaker, c’est Cyrille de Lasteyrie, alias VINVIN. Tu l’as déjà vu à la TV, entendu à la radio, ou tu as suivi son blog.

Dans son Ted talk, il nous explique pourquoi « il n’y a aucun risque à changer de vie. Aucun. »

Mais moi, j’ai voulu qu’il nous en dise plus, et qu’il nous raconte comment LUI a pu prendre ces risques au cours de son parcours professionnel. Son témoignage, c’est peut-être juste ce qu’il te faudrait entendre, à toi, pour te lancer dans ce changement de vie dont tu rêves et qui te paraît looooin, très loin…

…Mais qui, en fait, peut être très proche si tu acceptes de les prendre, ces risques.

Je te laisse (re)voir la vidéo, et je poursuis juste en dessous avec l’interview de Cyrille, que j’ai faite pour toi.

Comment vous définissez-vous aujourd’hui, avec cette carrière « non linéaire » ?

« Je suis auteur de métier. J’écris depuis toujours sur différents supports. J’ai fait plein de choses : de la pub, de la télévision, de la ra-dio, du blogging, des articles de presse, du théâtre, des conférences, des livres. Le fil rouge de tout ça, c’est l’écriture.

Un jour, j’ai voulu faire le tri pour mes choix à venir. Et je me suis rendu compte que partout où j’avais réussi, c’est qu’il y avait de l’écriture. Et à chaque fois que je m’étais éloigné de l’écriture, ça m’avait conduit à l’échec.

Alors j’ai décidé de ne plus m’en éloigner.

Qu’est ce qui vous a motivé/encouragé à tous ces changements, dans votre vie professionnelle ?

Mon moteur c’est la peur du regret. Je ne veux pas regretter quoi que ce soit. À 20 ans je me suis dit ça pour la première fois. Depuis, quand j’ai envie de faire quelque chose, j’y vais. Je m’y engage sans trop penser aux conséquences.

Il y a eu un autre évènement important pour moi en 2008, c’est la disparition de mon père à l’âge de 64 ans, je vivais aux États-Unis à l’époque.

J’ai réalisé qu’il était possible de mourir si jeune. Alors je me suis dit que je devais vite faire le ménage et me réorganiser, pour ne pas avoir de regret et faire ce que j’avais envie de faire. J’ai notamment décidé de monter sur scène, d’aller au bout d’un rêve d’enfant.

Qu’est-ce qui aurait pu vous freiner ?

Si ma femme n’avait pas été d’accord.

J’ai la chance d’avoir quelqu’un qui me pousse, qui m’encourage à provoquer mon changement. C’est elle par exemple qui m’a dit d’arrêter de bosser dans la com pour me lancer dans la création audiovisuelle. Elle savait que même si je gagnais bien ma vie, je ne me sentais pas libre et que j’étais au bord de l’explosion.

Ce qui aurait pu me freiner également ce sont les contraintes financières. Si je suis dans l’angoisse financière, je deviens moins créatif.

C’est pour cela que j’ai toujours pris des risques, mais calculés. C’est-à-dire sans tout plaquer d’un coup, avec un plan, en étant attentif à prendre les choses dans l’ordre pour ne pas faire n’importe quoi, quitte à patienter un peu avant de me lancer.

Par exemple, quand je suis passé de salarié à entrepreneur, ça m’a pris plus d’un an. J’ai continué à bosser comme salarié de longs mois, mais motivé par le projet d’après.

Pendant cette période, j’ai rencontré des gens, soupesé les conséquences, laissé passer l’impulsion romantique de départ pour réellement évaluer ce qui était profondément non négociable dans mon projet.

De la même façon, quand j’ai pris la décision de me lancer dans le théâtre, je n’ai pas tout plaqué du jour au lendemain. J’ai financé mon activité créative par une activité de conférences. Mes étapes folles ont toujours été accompagnées par des étapes pragmatiques.

Tu veux recevoir par mail mes 5 conseils surprenants
pour "trouver ta voie" ?

Votre vidéo TedX « Transformer le risque en chance » a été vue plus de 100 000 fois sur Youtube. D’après vous, pourquoi prendre des risques est indispensable pour avancer ?

Sur une somme d’individus, quel que soit le secteur, c’est celui qui va le plus se défoncer et prendre des risques qui va obtenir quelque chose. Et cela avant même que les gens ne s’aperçoivent qu’il a du talent ou pas. Ce qui fait la différence, c’est la prise de risque.

Le fait de sortir ses tripes, de se donner à fond. À chaque fois que j’ai pris un risque, ça a payé. Là dessus, ma devise c’est « Si tu vé-gètes t’as rien. »

Parce que personne ne vous attend nulle part. On ne viendra pas vous chercher.

Prenons l’exemple de l’écriture : nous sommes 2 millions de Français à vouloir écrire.

Sur ces 2 millions, il y en a 200 000 qui écrivent vraiment quelque chose.

Sur ces 200 000, il y en a 20 000 qui écrivent une histoire qui se tient

et 2000 terminent un manuscrit.

Seulement 200 atteindront l’éditeur,

20 seront publiés

et 2 auront peut-être du succès.

À chacune des étapes il faut prendre des risques, inventer, bosser, innover, faire feu de tous bois. Et c’est vrai dans tous les métiers. Seuls ceux qui prennent des risques à chaque strate de cette pyramide finissent par produire quelque chose.

Où peut-on vous trouver, vous contacter ?

En lisant mon livre « 20 sur 20, peut mieux faire ». C’est un recueil de 112 textes, des tranches de vie.

Ce livre, ça a été l’occasion de prendre un risque supplémentaire. Au départ, des éditeurs traditionnels étaient prêts à me suivre. Mais j’ai voulu vivre l’aventure autrement, librement, lui donner un peu de piquant.

Je voulais par exemple que la couverture soit dessinée par ma fille qui a 13 ans et qui veut devenir dessinatrice.

Je voulais aussi être libre de tous mes textes, de leur ordonnancement, de leur absurdité.

Je voulais enfin comprendre le circuit du livre, ses contraintes, ses coulisses.

Donc j’ai lancé une opération de crowdfunding. Et ça a marché au-delà de mes espérances. Prendre ce risque m’a même permis de réaliser un rêve de gosse : j’ai pu intégrer dans l’ouvrage des illustrations faites par des illustrateurs professionnels, comme Ptiluc ou Romain Pujol, le dessinateur des Lapins crétins.

Quand on prend des risques, on provoque l’ordre des choses et on donne naissance à des histoires qu’on n’avait pas prévues.

À l’inverse, quand on ne prend pas de risque, rien ne bouge.

J’ai toujours détesté attendre sans bouger ; quand je jouais à cache-cache étant enfant, je ne tenais pas dans ma cachette. Si l’on ne me trouvait pas, je sortais de ma cachette pour provoquer le destin. Je voulais être libre de gagner ou de perdre, mais pas planqué. »

Merci Cyrille pour cet interview !

Qu’en pense-tu ? Moi je trouve sa vision très positive et aidante. Finalement, le risque en lui-même peut être minimisé si l’on prend le temps de le penser, et de travailler avec ses tripes.

Tu peux retrouver @Vinvin sur Twitter et tu pourras te procurer son tout nouveau livre sur Amazon, en cliquant sur ce lien affilié :

Tu es maman, et tu cherches un accompagnement pour t'aider à choisir ton prochain projet professionnel ?

Nous t'offrons une séance-déclic de 20/30 minutes pour :

  1. Faire le point sur ta situation actuelle
  2. Définir ensemble si le "Bilan de Confiance ®", notre méthode d'accompagnement, peut être ta solution.

Pour réserver c'est ici :

Cet article a 1 commentaire

  1. Eric

    Comme l’enseignait le grand-maitre et professeur d’échecs Xavier Tartacover (1887-1956) : « Celui qui prend des risques peut perdre; celui qui n’en prend pas perd toujours ! ».

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Fermer le menu