Profiter de sa période de chômage pour prendre soin de soi

(Oui oui, on a le droit de faire ça…) 

Quand la recherche d’emploi mène au stress, voire à l’épuisement

Une période de chômage peut devenir épuisante et décourageante, au point de nous rendre malade.

Parce que les jours se suivent et se ressemblent, et que les mois passent super vite, finalement.

La confiance en soi et en nos compétences s’éloigne, un jour après l’autre.

Et cette crainte d’avoir un trou de plus en plus béant sur notre CV, et qu’il va falloir justifier tôt ou tard…

Sans parler de cette culpabilité qui prend le dessus. Alors on se prive de plein de choses, au cas où le chômage durerait encore…

Cette culpabilité nous pousse même à postuler à des annonces qui n’ont pas de sens, qui ne vont pas dans le sens de notre projet. D’ailleurs, on ne sait même plus si on en a un….

Au risque de reproduire les mêmes erreurs que dans notre dernier job. Ce job qui ne nous plaisait plus, pourtant.

Mais oui…en fait, il sera bien plus confort pour nous de prendre un job qui ne nous convient pas, plutôt que de ne pas avoir de job du tout !!

Comme pour justifier qu’on est tout de même actif. Et qu’on existe encore professionnellement.

STOP.

(PS : 👉🏼j’ai consacré un article au burn-out de la recherche d’emploi, il est ici)

Relativiser sa période de chômage

Je vais te raconter quelque chose.

Un truc qui va peut-être te détendre.

Mais SVP. La lecture de cet article nécessite un pré-requis. C’est celui de croire sincèrement que la conjoncture n’est (pour de vrai) pas favorable, pour 3 raisons :

  • Les processus de recrutement sont de plus en plus longs, à savoir 31,9 jours en moyenne en France, une des durées les plus longues d’Europe
  • L’un des derniers ICDC (indicateur conjoncturel de durée du chômage) indique qu’il faut 378 jours en moyenne pour revenir à l’emploi
  • Quand elle embauche, l’entreprise prend toujours un risque (parce que les Trente Glorieuses c’est fini depuis longtemps, et ça, ça n’est pas de ta faute)

 

Donc si toi, comme plein d’autres, êtes au chômage, et bien c’est quand même un peu la faute de la conjoncture, et pas uniquement de la tienne, ok ? 😉

Les entreprises sont encore frileuses, même si la « crise » amorcée 2008 est a priori derrière nous.

Tiens. Quand tu as envie de sortir en balade pour te dépenser avec tes enfants et qu’il y a une averse, tu y vas, ou tu attends une éclaircie ?

Ben les entreprises, c’est pareil.

Elles attendent un climat plus favorable…qui est en train d’arriver.

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En attendant le beau temps

Par contre, telle Pénélope qui attend Ulysse, même si tu ne contrôles ni la date ni l’heure du retour à l’emploi du promis, il te reste toujours une fenêtre de tir : Te tricoter une petite maille, soigner tes cheveux et tes ongles, prendre le café avec des copines… (enfin j’imagine qu’elle a du faire des choses dans le genre, Pénélope).

Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que tu peux tourner le temps dont tu disposes à ton avantage.

En d’autres termes, tu vas travailler  :

Ton projet professionnel, travailler ton discours, travailler ton réseau, et prendre soin de toi, et de ta vie sociale.

En période de chômage, travaille ton projet professionnel

Et si, au lieu de t’acharner à retrouver le même type d’emploi qui te satisfaisait moyennement, tu en profitais pour (vraiment) faire le point sur ton parcours ?

Peut-être est-ce l’occasion d’explorer des pistes de nouveaux métiers, de nouveaux secteurs d’activités et de nouvelles fonctions pour toi ?

Et même peut-être, prendre le temps d’explorer, au calme, cette idée de création d’entreprise que tu n’avais jamais osé regarder de près ?

 

En période de chômage, travaille ton discours

Une période de chômage peut aussi être un moment privilégié de prise de recul pour renouer avec ce pour quoi tu es bon.ne : Une compétence, un savoir-faire, une qualité professionnelle, une expertise rare sur un secteur, etc.

Fais un audit de tes points forts, et de ceux qui te manquent, pour peut-être te former ou approfondir une compétence.

Organise-toi des simulations d’entretien de recrutement avec tes proches, d’autres chercheurs d’emploi, ou ton coach.

Travailler ton pitch, en 30 secondes maxi, qui explique ce que tu fais et ce que tu recherches, pour permettre à ton réseau de bien te comprendre, et de t’aider dans ta recherche s’il le peut.

En période de chômage, travaille ton réseau

Et justement, profite aussi de ta recherche d’emploi pour réseauter, et rester en contact avec le monde professionnel. Si si, tu as un réseau. Et puis maintenant, avec LinkedIn, tu n’as pas d’excuse. Apprends à l’utiliser (👉🏼J’ai créé une notice complète pour toi dans ce billet)

En période de chômage, prends soin de toi, et de ceux que tu aimes

« La recherche d’emploi est un job à plein temps ».

OUI MAIS… moi je dirais qu’avec une bonne organisation, y être tous les matins de façon optimisée est déjà très bien, et ça peut être tout aussi efficace.

Garde tes après-midi pour tes entretiens réseau, c’est-à-dire pour rencontrer du monde, mais aussi pour prendre soin de toi, et de ta famille.

Et si tu profitais de ces moments pour faire tout ce que tu n’as pas le temps de faire quand tu travaillais ?

Faire du sport, partir en balade, participer à des activités culturelles (beaucoup sont gratuites dans certaines villes), organiser des activités avec tes enfants, cuisiner, chambouler la déco de la maison, t’initier au DIY…

Et par pitié, ne culpabilise pas ! Ce que tu vis n’est qu’une situation TEMPORAIRE, et ne définit en rien ton identité ou ta valeur. C’est juste une situation de transition (souvent pas agréable, certes), qui doit se gérer au mieux.

Veille à ton équilibre : C’est pas parce qu’on n’a pas de contrat de travail, que l’on n’existe plus. C’est juste une question de timing.

En période de chômage, prends soin de ta vie sociale

Je l’ai dit dans le paragraphe précédent, mais je le répète ici.

VOIS DU MONDE !

L’isolement en période de chômage, il n’y a rien de plus dévalorisant. Préfère un entretien réseau à une somnolence devant Sophie Davant (ou je ne sais pas qui la remplace…).

Reprends ce sport collectif que tu avais lâché par manque de temps.

Engage-toi dans une association, aide les autres, organise des sorties, des MeetUp. Tu auras l’occasion de tester ton pitch professionnel auprès de personnes qui ne te connaissent pas, et qui pourront être plus objectifs que tes proches.

Reste en mouvement, et continue de créer ! Crée des relations, crée du contact. Le rapport aux autres est si important pour l’estime de soi, bien souvent malmenée en période de chômage…

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Nous t'offrons une séance-déclic de 20/30 minutes pour :

  1. Faire le point sur ta situation actuelle
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Cet article a 4 commentaires

  1. Longhi

    Bonjour,
    J’ai beaucoup apprécié votre propos, m’y étant pleinement reconnu et à double titre. D’abord parce qu’il y a quelques années, j’étais sans emploi et que je me suis acharné en vain à en chercher un au point de sombrer dans la dépression (j’ai alors retrouvé un poste alors que j’avais quasiment abandonné tout espoir…!), preuve que compétences et conjoncture doivent trouver le bon tempo. Ensuite, parce qu’aujourd’hui, malheureusement, je suis à nouveau sans emploi (licenciement économique) mais que j’ai pris le parti de ne pas culpabiliser. Je suis membre de deux associations, j’entretiens une vis sociale active (peut-être plus aujourd’hui que lorsque j’étais en activité), je lis, je me cultive, j’écris, je cuisine, je jardine, je bricole, je vais jouer au foot avec les copains…Bref étonnamment je me ressource, j’oserai presque dire que je revis ! Et je sais que viendra le temps où je retrouverai un emploi. Je m’y prépare ainsi. Sereinement.
    Merci en tous cas de votre article qui est en soi et à sa façon, une sorte de soutien précieux.

    1. Bonjour, et merci de votre commentaire 🙂 Vous avez eu bien raison de profiter. Et il y a quelque chose de très vrai dans ce que vous dites : c’est une histoire de tempo. Et parfois, le poste nous tombe dessus quand on ne s’y attend pas (plus). Ca veut bien dire que les démarches entreprises avant ont bien été fructueuses, et c’est pas parce qu’on n’a pas de résultat de suite que les graines semées sont perdues… Très bonne continuation à vous, et plein de bonnes choses. Bérangère.

    2. Ingrid Améyo

      Merci à vous aussi de cette expérience que vous partagez avec nous. Moi aussi je suis au chômage cela va faire quatres mois maintenant il m’arrive très souvent de me culpabiliser et de pleurer parce que je n’ai plus d’argent et en même temps je me ressaisis et j’essaie de rélativiser. J’avoue que c’est dur. Mais je tiens le coup.

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