Quand le syndrome de l’imposteur sabote notre changement de cap professionnel

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un bon gros saboteur :

C’est le syndrome de l’imposteur.

C’est un compagnon de route très parasitant, quand il s’agit de relever le défi du changement de cap professionnel, de la reconversion.

Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ?

Vous rencontrez le syndrome de l’imposteur quand vous réunissez les situations suivantes :

Dans votre situation professionnelle, vous avez l’impression d’être surestimé.e par les autres, tout comme vos savoirs-faire…

Vous attribuez votre situation professionnelle actuelle à la chance,

Ou même au hasard,

À l’acharnement que vous mettez à la tâche, pensant que vous devez travailler plus que les autres pour y arriver

Ou encore à vos relations ou à certaines circonstances, mais en aucun cas à vos compétences et à votre propre valeur.

Et vous vous dites que forcément, bientôt, quelqu’un va se rendre compte de la supercherie. Votre boss, vos collègues, vos collaborateurs. >> Vous allez vous faire démasquer, on verra bien vite que vous êtes là par erreur, c’est sûr !

Pourtant,des preuves objectives de votre réussite, il y en a !

Et il y a du monde, qui serait prêt à s’engager pour attester de votre intelligence ou de votre compétence.

Mais vous, vous vous sentez illégitime, parfois même en dépit de votre succès.

Et vous doutez, vous doutez, vous doutez sans arrêt.

Ce qui vous maintient dans une anxiété permanente, et peut vous empêcher de passer à l’action.

Cet ensemble de symptômes s’appelle le syndrome de l’imposteur.

Beaucoup de gens le ressentent.

Le Dr. Pauline Rose Clance identifie même dans une étude que “60 à 70 % des personnes douteraient, à un moment ou à un autre de leur carrière, de la réalité ou de la légitimité de leurs succès”.

Et on retrouve ce doute très souvent dans les phases de transition de carrière, quel que soit le métier, le domaine.

Pourquoi ?

Car une transition de carrière remet obligatoirement vos compétences en question.

Et les compétences sont bien la notion centrale de ce syndrôme, puisqu’on se met à  douter en permanence qu’elles nous appartiennent bien.

 

Quelles conséquences ?

Par conséquent, certaines personnes abandonnent leur projet de reconversion professionnelle , ou ne le démarrent même pas, en pensant qu’elles ne se sentiront jamais légitimes.

Qu’elles ne seront jamais assez compétentes.

Qu’elles ne pourront pas y arriver.

Et que ce serait une occasion pour elles d’être démasquées.

 

D’où vient le syndrome de l’imposteur ?

Le syndrome de l’imposteur est notamment issu d’une faible confiance en ses compétences, et une faible estime de soi.

Il peut mener à l’auto-sabotage (“comme je sais que je ne suis pas légitime, alors je vais tout faire pour le prouver par des non-réussites”).

Les personnes en proie à ce syndrome sont souvent anxieuses, ont peur de l’avenir.

Dans les cas les plus graves, elles filent vers la dépression ou le burnout (“puisque je ne me sens pas légitime, je vais devoir travailler plus qu’il n’en faut…et m’épuiser à  la tâche…”)

Pas cool, hein…

Vous vous reconnaissez ?

Ou reconnaissez quelqu’un dans votre entourage, qui pourrait être en proie à ce syndrome ?

Pas de panique, le syndrome de l’imposteur est de mieux en mieux connu, et de mieux en mieux traité.

Comment traiter le syndrome de l’imposteur ?

Il existe plein de bouquins, et plein de thérapeutes spécialistes du sujet.

On vous proposera souvent des exercices de développement personnel, pour identifier les pensées négatives et les remplacer par des pensées positives.

On vous proposera des exercices d’auto-suggestion et on vous demandera d’écrire sur un carnet tous les soirs des trucs du genre :

« Je suis génial.e,  merci à la vie pour cette journée ».

On vous suggèrera aussi de vous focaliser plutôt sur vos succès que sur vos échecs…

 

Bon…vous voulez mon avis ? Si ça peut faire du bien, tant mieux.

Mais je ne suis pas sûre que ça vous aide concrètement à enclencher votre changement de cap professionnel, et à vous permettre d’en faire le vrai projet des semaines et des mois à venir.

Personnellement, je verrais quelque chose de plus immédiatement utile…

…Comme par exemple un bilan de carrière dynamique et complet, à mener en autonomie, et qui vous permette de prendre conscience de la qualité du chemin professionnel accompli.

Qui vous permette aussi de trouver de vrais arguments de persuasion. Factuels.

Pour convaincre, et pour VOUS convaincre. Pour arrêter de douter en permanence.

J’ai monté une formation en ligne qui s’appelle « Le Bilan de Confiance ».

Elle va vous permettre de renouer avec la valeur de votre parcours professionnel, de manière à pouvoir en tirer de vrais arguments tangibles.

Pour être plus sûr.e de vous, et « vous vendre » avec fierté et aplomb, quand vous en aurez besoin, en cas de changement de cap professionnel. Face à un recruteur, ou à votre réseau.

Bref, que du concret, basé sur du factuel.

Parce que la confiance en soi, ça se gagne avec la CONNAISSANCE DE SOI + L’ACTION CONCRÈTE (et surtout l’action ;))

>> Réconciliez-vous avec votre parcours, réconciliez-vous avec la CONFIANCE, avec le bilan de confiance, que vous découvrirez ICI.

 

4 réflexions au sujet de « Quand le syndrome de l’imposteur sabote notre changement de cap professionnel »

  1. Bonjour Bérangère,

    Je trouve la vidéo très intéressante. Courte et efficace en tout cas.

    La vidéo soulève des étonnements. Je ne suis pas en reconversion de carrière mais je m’intéresse aussi à l’épanouissement professionnel (dont je parle sur mon blog lesnouveauxtravailleurs.fr, avec un angle orienté sur les nouveaux modes de travail : remote, digital nomad, slasheurs, entreprise libérée).

    Je n’ai personnellement jamais ressenti ce syndrôme de l’imposteur. Ce qui m’étonne car, au contact de certaines personnes, j’ai l’impression justement de manquer de confiance en moi. Mais quand je suis seule face à mon travail, j’ai l’impression d’être capable de beaucoup de choses haha.

    On parle beaucoup (tu l’évoques toi-même) du fait de remplacer les croyances négatives par des croyances positives. Si on prend mon cas, j’ai plutôt des croyances positives concernant mes capacités dans mon travail. Mais n’est-ce pas dangereux d’avoir une vision aussi positive de ses capacités ? Est-ce que ça n’entretient pas une illusion ? As-tu déjà croisé des cas comme celui-ci où tu as mis en place des exercices pour “faire attention à ne pas se surestimer” ?

    Je suis également étonnée car je connais une personne de mon entourage qui “souffre” du syndrôme de l’imposteur, alors que c’est justement une personne qui se dit avoir une relativement grande estime et confiance en elle. Son affirmation contredit donc ce que tu dis dans ta vidéo, à savoir que quelqu’un qui souffre du syndrôme de l’imposteur manque de confiance en elle. Est-ce parce que cette personne dont je parle ne se rend pas compte qu’elle manque de confiance en elle à ce niveau ? Ou y a-t-il une autre explication ?

    Je me sentais assez frustrée face à cette personne qui connaissait le syndrôme de l’imposteur car je ne savais pas comment l’aider à dépasser ça. Je savais que mon avis n’était pas suffisamment légitime à ses yeux. Et cette personne avait beau recevoir un flot de compliments sur la pédagogie qu’elle avait mise en place, elle doutait encore beaucoup, se sentait surestimée justement par ces compliments.

    Comment peut-on aider ainsi un ami à surmonter son syndrôme de l’imposteur ?

    Merci,
    Isis

    1. Merci Isis pour ce commentaire.
      La confiance en soi et la confiance (je ne sais pas si tu fais référence à une situation ou un type de personne en particulier ?) en ses compétences (dans le cadre du travail) sont des choses qui se nourrissent, mais qui sont tout de même différentes.

      Pour ce qui est « remplacer des croyances négatives par des croyances positives ». J’en parle, parce que c’est ce qui est communément proposé dans tous les programmes de développement personnel. Perso, je n’y crois qu’à moitié.
      Pour moi, rien de tel que l’action bien factuelle : plus on fait, plus on se sent compétent, et plus on a confiance en soi. Point.
      Donc pour moi, ce sont les actions qui comptent, et non les exercices de visualisation ou autre auto-suggestion (même si ces exercices peuvent aider, bien sûr.)

      « Faire attention à ne pas se surestimer ? » Non, pourquoi ?
      >> Si c’est une estime de soi saine, c’est sain 🙂 Tu vois, par exemple, être en « trop bonne santé », ça n’existe pas. Ben pour moi, c’est pareil pour l’estime de soi.

      Et pour la personne que tu connais : à mon avis, on ne peut pas avoir une super saine et solide/réelle estime de soi, si on est en proie au syndrome de l’imposteur. Il existe une estime de soi inconsciemment « forcée » ou simulée, pour palier, justement, à ce manque réel d’estime. Christophe André en parle longuement dans ses ouvrages. si tu veux aller plus loin, je te conseille « Imparfaits, libres et heureux », ou « L’estime de soi » de cet auteur.

      Je pense que ce n’est pas à toi d’aider ou de sauver ton ami, même si c’est une intention très louable de ta part, mais je crois que c’est à lui de faire la démarche de s’aider tout seul 🙂
      L’estime de soi se travaille en responsabilité : la travailler, c’est reprendre le contrôle de sa vie, de ses choix. Donc c’est à lui de trouver ses solutions (je le dis en toute bienveillance)

      1. Bonjour Bérangère,
        Merci beaucoup de la réponse. Effectivement, s’il n’y a pas de « trop bonne santé », il ne devrait pas y avoir de « trop bonne estime de soi ». Je pense que le problème est plutôt que, quand une personne a une forte estime d’elle-même et l’assume, les personnes qui ont une estime plus basse peuvent se sentir dévalorisées. Enfin j’imagine que c’est pour ça que j’ai l’impression que « ce n’est pas bien » de parler de sa bonne estime de soi. Mais, finalement, en lisant ta réponse, je me trouve d’accord avec le fait qu’il n’y a pas de trop bonne estime de soi.

        Merci beaucoup pour les ressources ! C’est marrant, j’avais justement acheté « Imparfaits, libres, et heureux » mais je n’ai lu que le début car j’ai tendance à lire plusieurs livres en même temps et là ça faisait trop. Mais je m’y réattaquerai du coup !

        Par ailleurs, une de tes phrases a fait un grand écho en moi : « plus on fait, plus on se sent compétent, et plus on a confiance en soi. ». Par défaut, j’avais tendance à me dire « je n’y arriverai pas » dès que je faisais quelque chose de nouveau. Puis il se trouve que, souvent, en fait j’y arrivais, ce qui m’a donné confiance.

        Le problème c’est que c’est un cercle vicieux ou vertueux : pour avoir confiance, il faut faire, et pour faire, il faut oser. Or, plusieurs personnes de mon entourage n’arrivent pas à « oser » et entretienne une faible confiance en leurs capacités. As-tu des conseils pour les aider à sauter le pas de tester des choses nouvelles ? 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.