You are currently viewing De l’enseignement à l’entrepreneuriat : le pari réussi de Sara !

Tu penses à te reconvertir dans l’enseignement ? Ou tu es enseignante et tu te demandes si tu ne devrais pas quitter l’Éducation Nationale ? Sara l’a fait ! Aujourd’hui, elle vient nous partager son expérience et sa reconversion réussie dans l’entrepreneuriat.

Dans ce témoignage, Sara nous parle de :

  • Sa carrière de 18 ans en tant que professeure des écoles à l’Éducation Nationale
  • Les idées reçues qu’on peut avoir sur le métier de prof…et la réalité !
  • Le dilemme « je reste, ou je pars ? »
  • La naissance de la « Mudita Academy », son entreprise pour accompagner les familles (et les enseignants !) pour des devoirs et apprentissages zen et efficaces.
Quitter l'Education Nationale pour créer son entreprise : le pari réussi de Sara

Son approche de l’enseignement est alternative, et son témoignage va te plaire !

PS : Cet échange a eu lieu lors des lives qui ont lieu dans le groupe Facebook privé « Working Mum Power ». Ce groupe a été créé pour aider les working mums qui se posent des questions sur leur vie pro’, à trouver l’inspiration, la force et le soutien pour sauter le pas du changement de vie professionnelle. Rejoins-nous !

Bérangère : Bonjour Sara, je suis super contente de t’accueillir aujourd’hui pour ce témoignage. Tu vas nous raconter ta transition professionnelle : d’où tu es partie, ce que tu fais maintenant, les étapes par lesquelles tu es passée au milieu,… Je pense que ton parcours va en inspirer et en intéresser plus d’une, parce qu’on va parler de l’Education Nationale.

Beaucoup de mamans se posent la question du professorat, de l’enseignement. Elles se disent que ça peut répondre à leur besoin de conciliation vie pro/vie perso, notamment grâce aux vacances et aux mercredis après-midis. Par ailleurs, ce sont des métiers qui ont du sens : enseigner, transmettre, faire grandir.

A l’inverse, il y a aussi toutes ces mamans qui sont dans l’Education Nationale et qui veulent en partir. Donc beaucoup de questions autour de ces métiers.

Dis-nous un peu, c’était quoi ta vie d’avant ?

Sara : En 2001 je suis devenue maîtresse d’école et maman, en même temps. Au départ je voulais être professeur à la fac. Tout ne s’est pas passé comme prévu, mais l’idée de transmettre du savoir est restée.

En fait, pendant les études on croit connaître un métier, et puis après on le vit. Honnêtement, pendant toute ma première année je me suis posé la question : je reste ou je pars ? Il a des choses merveilleuses. J’adore travailler avec les enfants. Transmettre ce qu’on a, ce qu’on est. Ouvrir des champs de possibles aux enfants. Tout ça c’est merveilleux.

Mais après il y a les conditions dans lesquelles on exerce notre métier : le manque de formation et toutes ces choses qu’on ne nous apprend pas.

Donc pendant 20 ans j’ai été maîtresse d’école : de la toute petite section au CM2.

Donc pendant 20 ans j’ai été maîtresse d’école : de la toute petite section au CM2. J’ai aussi travaillé avec des enfants avec des profils spécifiques (Dys, HP, en classe d’ULIS) ou des enfants qui venaient de l’étranger et qui ne parlaient pas français.

J’ai exercé ce métier de 2001 à 2019.

Bérangère : En fait ton métier te plaisait au niveau des missions et des valeurs, mais c’est la question des conditions de travail qui se sont posées dès le départ. Pourtant tu es restée quand même des années.

Pourquoi tu es restée si longtemps dans l’Education Nationale ?

Sara : Il y a une rencontre en 2006 qui a été assez marquante pour moi. Je suis arrivée dans une école dans laquelle le directeur avait mis en place un vrai travail d’équipe. C’était une école où il y avait un très grand écart entre les enfants en difficultés scolaires et sociales, et puis de l’autre côté des enfants issus de familles très favorisées économiquement et culturellement. C’était très mixte, donc faire ce grand écart et faire avancer tout le monde était un vrai défi. Et en fait, on relevait ce défi en équipe. C’est ça qui m’a fait rester, me dire : on est là pour trouver des solutions ensemble.

J’avais passé le concours un peu par hasard, en étant enceinte. Mais ce qui m’a fait rester c’est vraiment la rencontre avec cette équipe et cette ambition de faire la différence.

Je me suis aussi beaucoup découverte à travers ce métier. A l’origine, j’avais fait des études de gestion, comptabilité et marketing. Et à travers mon métier, j’ai découvert que j’adorais l’histoire et la littérature. J’avais aussi mis de côté ma créativité, en me disant que ça ne comptait pas dans le cadre du travail. J’ai vraiment pu me découvrir. Parce que pour les enfants on est prêt à tout créer, à amener le monde dans la classe pour eux.

J’entends un apprentissage et une évolution : tu as exercé dans différents environnements, avec différents publics, à différents niveaux.

Sara : C’est vrai que si je dois nommer une chose que j’ai adoré dans ce métier c’est qu’il n’y a vraiment pas deux journées qui se ressemblent. Une fois qu’on comprend le cadre et qu’on sait jouer avec, on a finalement beaucoup de liberté. Le plaisir vient aussi du relationnel avec les enfants.

Sara vous livre la réalité de son travail pour l'Education nationale

J’ai une anecdote qui va vous donner une idée de ce qu’est vraiment le métier. Mon directeur, en début d’année pendant la réunion de parents d’élèves : vous avez déjà organisé un anniversaire avec des enfants. Vous voyez ce que c’est quand il y a 5 ou 6 enfants ? Comment vous êtes crevés après 3h ? Bah nous on en a 30, toute la journée, et on doit leur apprendre des choses !

Faut pas juste partir du principe que les enfants sont motivés à apprendre. Et ça on ne nous le dit pas. On ne nous forme pas à ça, et ça peut être très violent. Dans la formation initiale on ne nous prépare pas à ce qui va faire vraiment notre réalité professionnelle : intéresser les élèves, savoir gérer une classe, organiser toute la logistique, … Qu’est-ce qu’on fait quand un enfant ne comprend pas du premier coup ? On a aucune méthode pour ça.

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En fait les professeurs s’auto-forment à la pédagogie ?

Sara : Oui ! Et ce qui est violent c’est qu’on doit apprendre tout ça sur le tas. Avec parfois des personnes qui n’ont pas les mêmes valeurs que nous. Moi par exemple, je suis dans l’éducation positive et respectueuse pour mes enfants comme pour mes élèves. Je ne suis pas là pour reproduire les schémas des générations d’avant. Mais comment je fais concrètement pour répondre aux attentes scolaires des programmes tout en instaurant de la bienveillance ?

Quand on est empathique et sans filtre, on est une éponge et il faut savoir comment se protéger.
Il y a des côtés magiques, que je n’ai retrouvé nulle part ailleurs, et il y a aussi des côtés difficiles, dans les conditions dans lesquelles c’est fait. C’est important de le savoir.

Effectivement, les conditions de travail et la reconnaissance du métier sont vraiment les deux aspects négatifs du travail de professeur.

Sara : Clairement, c’est le meilleur conseil que je puisse donner, c’est :

  • ne devenez pas prof pour les vacances
  • ne devenez pas prof pour le salaire
  • et ne devenez pas prof pour la tranquilité !

Si on prend les vacances par exemple, la première semaine on est tellement fatigué nerveusement que les profs sont tous malades la première semaine, c’est vraiment un grand classique. Et la deuxième, il faut préparer la rentrée donc vous avez des corrections et des préparations à faire. Donc le mythe du prof qui profite de ses vacances tranquillement, qui peut profiter de ses enfants, c’est archi faux ! Ça doit exister à la marge, selon l’implication et le type d’élèves, mais ce n’est certainement pas la majorité.

Pourtant, le mythe des 10h de cours par semaine colle à la peau des professeurs.

Sara : Je connais beaucoup de personnes qui se sont reconverties et qui ont été surprises par le rythme. Parce qu’elles partaient du principe qu’elles allaient travailler beaucoup moins qu’en étant cadre. C’est faux ! En fait, c’est vous qui êtes responsables de votre travail. Donc pour peu que vous soyez consciencieux, ça prend du temps.

Sara a quitté son métier de professeur des écoles pour créer son entreprise

Ce n’est pas un métier « cool ». C’est merveilleux, c’est plein de sens, c’est un métier passionnant. Mais c’est souvent mal reconnu. Donc si la reconnaissance n’est pas importante pour vous, foncez.

Si vous n’avez pas besoin d’un gros salaire pour élever votre famille, foncez. Parce que de mémoire, mes collègues en fin de carrière ne dépassaient pas les 2800€ net. Pour 40 à 50 heures de travail entre : les heures devant les élèves, les préparations et corrections, et surtout les réunions.

Il faut connaître la réalité. Si vous ne venez pas pour ces aspects-là qui sont soi-disant « cool », mais que vous venez pour le sens de ce métier, alors vous ne serez pas déçue.

C’est vrai qu’on a tendance à confondre les heures de face à face pédagogique avec les heures de travail et ça n’a rien à voir.

Sara : C’est comme dans n’importe quel métier. Quand vous avez une présentation à faire ou une réunion à animer, vous savez bien que ça demande de la préparation. Vous n’arrivez pas comme ça devant les personnes : vous préparez votre sujet, vous faites des recherches, il y a peut-être aussi un powerpoint ou un support, … En moyenne, un instituteur doit préparer 6 à 7 séquences thématiques comme ça par jour.

Et par rapport au mythe du temps passé avec tes propres enfants ?

Sara : La réalité c’est qu’après une journée entière à répéter, animer, canaliser des enfants, quand vous rentrez vous ne rêvez que de silence. Il faut savoir qu’on peut être amenés à manquer de patience parce qu’on a donné toute notre énergie à une classe de 30 enfants.

Il ne faut pas arriver avec une vision trop idéalisée du métier de prof. La réputation du métier est erronée. Pour se faire une idée avant de vous lancer, vous pouvez vous rapprocher d’une école pour faire une immersion. Beaucoup d’écoles acceptent que des personnes viennent observer pendant une journée ou une semaine, si vous avez le temps. C’est un bon moyen de se rendre compte de la réalité des choses.

Comment as-tu quitté l’Education Nationnale ? Raconte-nous comment s’est passé la transition vers ton nouveau projet professionnel.

Sara : J’ai toujours tenu à épanouir les enfants. S’il y a bien une chose que je ne supporte pas, c’est qu’on dise à un enfant : « toi tu ne feras jamais rien dans la vie ! ». Des professeurs comme ça, on en a tous eu. Moi j’ai toujours pris le contrepied par rapport à ça. Je veux rebooster les élèves à qui on a dit que leur trouble de l’apprentissage les empêcheraient de faire quoi que ce soit de bien. Être une créatrice de solutions.

L'enseignement est un métier plein de sens mais à la réalité difficile

On m’a demandé de former des professeurs pour leur partager mon expérience, les solutions apprises sur le terrain. J’ai donc commencé à être formatrice. J’ai suivi la formation pour être certifiée. Mais pour obtenir la certification, il faut écrire un mémoire.

J’avais choisi le sujet : « comment rendre les élèves acteurs de leurs apprentissages et comment créer une culture de classe pour recréer de l’égalité entre les enfants ? ». Ce sont des choses que j’avais testées dans mes classes. Par exemple dans les arts plastiques, tout le monde repart à zéro parce qu’on va parler de ses émotions. Il n’y a pas un enfant qui reste en retrait parce qu’il ne comprend pas de quel artiste on parle. Le but c’est de créer des synergies entre les enfants pour que tous ensembles, on arrive à progresser. J’avais lu des choses qui confirmaient mon expérience et il fallait que je prouve ça dans mon mémoire.

Au moment de déposer le sujet, on me dit : « on ne va pas prendre votre sujet, parce qu’il n’est pas relié à une matière précise. » Il fallait qu’ils puissent m’attribuer un prof d’histoire ou de maths ou de français dans le jury. Impossible de penser en transversal. Ça résume beaucoup l’esprit Éducation Nationale.

C’est là que tu as décidé de quitter ton métier d’institutrice pour te reconvertir ?

Sara : Au début j’avais persévéré, mais au moment où j’allais valider cette certification, je réalisé l’absurdité de la chose. Je me suis dit : « Attends Sara. Tu vas être formatrice au sein de l’Education Nationale. Tu vas avoir la responsabilité de ta classe et de la réussite de tes 30 élèves. En plus, 3 fois par semaine tu vas avoir des étudiants différents qui vont venir dans ta classe. »

Ça veut dire que d’un lundi à l’autre, il faut qu’il y ait une évolution dans ce que je leur montre. Tout en continuant de faire vivre ma classe. J’ai réalisé que j’allais faire un burn-out en cours de route. Parce que j’allais bien faire les choses pour mes élèves comme pour mes étudiants. Ce qui implique encore plus de travail. Pour le même salaire. En sachant que je suis maman solo avec deux ados.

Encore une fois, le besoin de sens est respecté, mais pas celui des conditions de travail, dont les horaires et la rémunération.

Sara : Du coup j’ai gardé ce projet qui me tenait à cœur, mais je me suis dit que j’allais le réaliser en dehors de l’Education Nationale. Pour commencer, je voulais écrire un livre qui s’adresse à la fois aux profs, aux parents et aux élèves pour leur montrer comment on peut faire autrement que broyer les enfants au sein de l’institution de l’école. Je pars pour écrire mon livre, et puis je fais des rencontres.

Je découvre une association qui s’appelle SynLab qui est très connue dans le milieu de la transition éducative. C’est un organisme qui intervient à différents niveaux de l’Education Nationale pour moderniser les méthodes d’enseignement. Ils m’ont demandé si je voulais absolument écrire un livre ou si j’étais OK pour faire des vidéos à la mode Youtube. Du coup j’ai fait beaucoup d’interviews avec des professeurs et des chercheurs, pour amener cette façon de faire autrement, dans le quotidien des profs. Leur transmettre cette méthode de façon ludique, sur des formats modernes et plus impactant, qu’ils peuvent consommer quand c’est le bon moment pour eux. J’ai fait ça pendant deux ans.

Et puis de fil en aiguille, c’est devenu mon métier d’être infopreneure ou chroniqueure web.

C’est quoi concrètement ton métier d’infopreneure ?

Sara aide les parents à rendre les devoirs de leurs enfants plus sereins

Sara : Je crée des formations et des accompagnements en ligne pour aider directement les élèves et les parents quand ça ne se passe pas bien à l’école. Ça s’appelle la Mudita Academy® : c’est une école alternative de soutien scolaire en ligne où les enfants sont heureux et les parents aussi. Ils découvrent des façons de faire les devoirs autrement, des portes qui s’ouvrent pour l’avenir de leurs enfants. Ça, c’est mon offre pour les parents.

De l’autre côté je propose des formations pour les professeurs qui veulent mettre en place une autre pédagogie et redonner confiance à leurs élèves, grâce à une approche adaptée à leur profil d’apprentissage.

Tout récemment, j’ai lancé une offre pour les formateurs. Toutes les personnes qui créent des formations et qui veulent faire réussir tous leurs participants dans la joie et la bonne humeur.

C’est de la pédagogie ludique et accélérée, pour les parents, pour les profs et les formateurs

Tu as 3 métiers en fait ?

Sara : Concrètement, j’ai créé 2 écoles alternatives :

  • une pour les enfants et les ados, la Mudita Academy®
  • et une pour les adultes, l’Université du Kif Pédagogique®

Comment tu as défini ton offre et tes cibles ?

Sara : Au début j’ai fait une erreur, je voulais tout transmettre aux parents. J’étais en train d’en faire des profs. Sauf que le soir, au moment des devoirs, entre la douche, les courses, le repas et tout le reste, ce n’était pas leur rendre service.

Donc j’ai réfléchi à comment faire à leur place, et j’ai créé ma formule. Le mercredi vous m’envoyez votre enfant, c’est moi qui gère les devoirs, qui crée des liens, du sens et de la motivation. Et puis j’organise des ateliers pas à pas dans lesquels je leur transmets quelques méthode simples qui permettent de couvrir 80% des situations classiques d’apprentissage qui bloquent.

Ce qui est drôle, c’est qu’au départ je prévoyais ces méthodes pour les élèves. Et puis finalement les parents s’incrustent dans les séances parce qu’ils réalisent que ces techniques sont très utiles pour leur travail. J’adore cette ambiance familiale où on progresse tous ensemble.

Donc tu es enseignante pour toute la famille ?

Sara : J’aime cette façon de travailler parce qu’on arrête de stigmatiser un enfant en particulier. Dans une fratrie, on pense plutôt à venir me voir pour un des enfants, qui va être angoissé ou avoir des soucis d’apprentissage. Mais avec ce fonctionnement, les frères et sœurs bénéficient aussi de mes méthodes. J’encourage vraiment la famille à le faire ensemble. Comme ça, tout le monde est inclu et ça évite de pointer du doigt une seule personne.

Sara organise des ateliers pas à pas dans lesquels je leur transmets quelques méthode simples qui permettent de couvrir 80% des situations classiques d’apprentissage qui bloquent.

Ces étiquettes à la longue ça marginalise. On creuse le manque de confiance en soi de notre enfant. Alors que si on admet qu’en vérité, personne ne nous a appris à apprendre et qu’on peut tous bénéficier de ces techniques, on avance tous ensemble et on ne laisse personne sur le côté.

As-tu des conseils pour celles qui aimeraient se reconvertir ?

Sara : Ce que m’a appris ma carrière jusqu’ici, c’est qu’il est essentiel de bien se connaître. On peut se tromper, on peut bifurquer, etc… Mais il faut en profiter pour en apprendre un peu plus sur son fonctionnement. Au fil des expériences, j’ai identifié petit à petit ce qui était important pour moi, du coup je ne me suis pas trompée. J’ai créé un métier qui est la somme de tout ce que j’aimais de mes anciennes vies.

Posez-vous la question : si à un moment donné vous avez fait tel choix d’études et tel choix de métiers, c’est qu’à l’intérieur il y a quelque chose qui vous a plu. Il est possible de garder ces éléments-là et de créer un travail qui vous permette de les vivre.

Après, il faut identifier les compétences qu’il vous manque pour rendre le projet viable. Moi par exemple c’était la vente. C’est ça qui a fait la différence entre ce que je faisais par passion, c’est à dire aider les gens autour de moi sur le plan scolaire, et ce qui est mon métier aujourd’hui. Je sais communiquer la valeur de ce que je propose et me faire payer pour ça, ce que je ne faisais pas avant.

Comment tu as vécu la transition entre appartenir à une institution assez cadrée et de devenir ta propre patronne ?

Sara : C’est quelque chose que je n’avais jamais envisagé. Il y a 3 choses qui m’ont aidée à switcher ma vision des choses :

  1. Je suis allée à des évènements avec des entrepeneurs. Contrairement à ce que je m’imaginais, ils ont été super bienveillants et curieux de mon projet. En fait, de me mettre dans la situation de devoir en parler, ça m’a aidée à me projeter.
  2. Je me suis fait accompagner. J’ai suivi des formations puis un coaching collectif d’entrepreneurs, et le fait d’être entourée de personnes plus ou moins avancées que moi sur le même chemin, ça a créé un environnement où je peux partager avec eux. C’est très difficile d’être seule donc c’est important de se faire accompagner.
  3. J’ai compris que ce n’était pas une question d’être fait pour ça ou pas. Comme tout le reste, ça s’apprend. Il ne faut pas attendre que tout soit parfait pour se lancer, c’est un cheminement progressif.

Comme je dis souvent, le but ce n’est pas de « trouver sa voie ». Il faut accepter de tester plusieurs choses.

Sara utilise et transmet des pédagogies alternatives

Sara : Ma première motivation, c’est mes enfants. J’ai toujours été inspirée par ma mère qui n’avait pas fait d’études et qui a grimpé les échelons. Petit à petit je l’ai vue évoluer. Et moi, je veux être le même exemple pour mes enfants. Je ne peux pas d’un côté leur dire : « tu peux faire ce que tu veux, rien n’est impossible si tu travailles« , et de l’autre vivre des incohérences totales dans mon propre métier. Parce que ce qui compte c’est ce que je fais, pas ce que je leur dis.

C’est ça qui me porte. Je veux que mes enfants me voient essayer, évoluer, tenter des choses. Je trouve que c’est un bon moyen de contrer le syndrome de l’imposteur et de ne pas avoir de regrets. A la base, je m’étais donnée un an pour essayer de réaliser ce rêve. Si ça n’avait pas marché et bien tant pis, mais j’aurais essayé, appris des choses et surtout je ne serais pas restée dans le « et si… ».

Le mot de la fin ?

Sara : Mon message, c’est : allez-y ! Vous n’avez rien à perdre. Au pire c’est une expérience qui vous permettra de rebondir sur autre chose.

👉 Retrouvez Sara sur son site et sur Instagram.

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