Reconversion dans le tourisme : le projet d’Anne-Laure

Aujourd’hui nous recevons Anne-Laure. Anne-Laure travaillait dans l’oenotourisme en Bourgogne, puis en tant qu’assistante administrative pour un domaine viticole. Après le premier confinement, elle a voulu créer son activité indépendante, et s’est lancée dans la création d’une conciergerie touristique. Elle s’occupe aujourd’hui de l’entretien de gîtes, de leur mise en location, et prend soin de maisons et résidences secondaires sur ce territoire rural cher à son coeur.

Anne-Laure a voulu créer son activité indépendante, et s'est lancée dans la création d'une conciergerie touristique.

Dans cet entretien tu trouveras :

  • Le parcours de reconversion d’Anne-Laure
  • Pourquoi a-t-elle eu envie de changer de métier ?
  • Comment lui est venue l’idée de monter une conciergerie touristique ?
  • Par quel dispositif est-elle passé pour se financer sa transition professionnelle ?
  • Comment a-t-elle trouvé son premier client ?

PS : Anne-Laure est une ancienne cliente du Bilan de Confiance® : elle a suivi le programme d’octobre à mars. Nos coachs l’ont aidée à faire le point sur ses envies, à définir son projet et à lancer son entreprise !

Bérangère : Je suis ravie de t’accueillir pour ce témoignage ! Tu as participé au Bilan de Confiance® et aujourd’hui tu t’es lancée dans une nouvelle vie. Je pense que ton témoignage est très intéressant parce que ta reconversion est tout à fait originale et utile. Merci à toi de partager ton parcours pour les mamans qui nous suivent.

Peux-tu nous dire qui tu es et quelle était ta situation il y a un an ?

J’ai travaillé dans ce secteur auparavant, dans un domaine viticole à Chablis.

Je suis Anne Laure, j’habite en Bourgogne. Mon lieu de vie est important car j’ai lancé une conciergerie privée. L’idée c’est de m’occuper de maisons inoccupées : des résidences secondaires, des gîtes, …

J’avais envie de revenir au tourisme dans ma nouvelle activité. J’ai travaillé dans ce secteur auparavant, dans un domaine viticole à Chablis. J’y étais rentrée par le tourisme et puis quand je suis devenue maman, j’ai accepté un poste plus administratif.

Donc il y a un an je travaillais dans l’administration des ventes. Ce métier m’offrait des horaires réguliers, pas de stress quand je rentrais à la maison, … Bref, il était très adapté pour les premières années de mon fils.

Du coup, qu’est ce qui t’a donné envie de changer de métier ?

Au bout d’un moment, j’avais fait le tour, tout simplement ! J’ai eu envie de revenir au tourisme, malgré les inconvénients de ce métier : travailler le weekend, les astreintes, etc.

J’avais envie d’un peu plus de challenge. Mon fils a maintenant 4 ans et demi donc j’avais besoin de faire autre chose.

Bérangère : Si je comprends bien, ton envie de changement a été déclenchée par le fait que tu n’avais plus vraiment l’impression d’apprendre. Tu avais fait le tour de ton métier d’administration des ventes.

Comment ça s’est passé entre la prise de conscience de ton envie de changement et le lancement de ton entreprise ?

Il y a vraiment eu plusieurs étapes pour moi.

Avant le confinement j’ai commencé à ne plus me sentir bien dans ce travail. Partir le matin, rentrer le soir, les journées plan-plan, pas de stress en dehors des heures de boulot, mais quand même je ne voyais jamais mon fils. Je me disais « il faut que je change ».

Ça fait longtemps que j’avais envie de créer ma propre activité et d’être à mon compte mais je ne m’étais jamais lancée.

Pendant le confinement j’ai découvert le travail à la maison et en fait ça m’a bien plu.

Tu avais déjà travaillé dans le tourisme avant, pourquoi tu avais changé de métier à ce moment-là ?

Quand je suis rentrée dans ce domaine viticole, je m’occupais de l’œnotourisme. J’avais pour mission la gestion des gîtes, les visites guidées, les accueils en boutique, … Je travaillais tous les weekends, je rentrais à 20h le soir, ce n’était plus compatible avec ma vie de maman quand j’ai eu mon fils.

Quand je suis partie en congé maternité, un poste s’est libéré dans l’administration des ventes. Ils ont vraiment été très prévenants et m’ont demandé si ça pouvait m’intéresser de changer. J’ai vraiment eu le choix entre rester à mon poste et les laisser recruter quelqu’un d’autre pour l’administration des ventes, ou changer de rythme pour m’adapter un peu plus à ma vie de famille et accepter ce poste-là. Ça été très cool de leur part.

Bérangère : Ça a été top ! Donc finalement ce que tu fais aujourd’hui, c’est ce que tu faisais en partie en tant que salariée avant, sauf qu’aujourd’hui tu le fais à ton compte. A un moment donnée, tu t’es dit « ok il faut que je change » et tu as identifié que le travail à la maison te plaisait.

Mais comment tu as défini l’idée de ton nouveau projet professionnel ?

La conciergerie permet de déléguer la gestion des gîtes

En fait, l’idée a germé il y a 1 an. Le domaine dans lequel je travaillais cherchait à externaliser la gestion des gîtes parce que ça occupait trop de temps aux personnes. Tout le monde n’était pas dispo pour accueillir les clients comme il le fallait. Donc ils cherchaient à faire appel à une conciergerie, et c’est là que j’ai entendu parler des conciergeries pour la première fois.

Je les avais aidés à chercher un peu mais on n’a pas trouvé ce type de service, donc l’idée à germé dans ma tête. Mais j’avais toujours des « mais », plein de choses qui me faisaient reculer.

Comment "trouver sa voie" en 3 étapes ? - spécial maman -

La réponse dans ma conférence-phare, enregistrée pour toi

  tes informations restent confidentielles.

C’est à ce moment-là que tu as rejoint le Bilan de Confiance® ?

Exactement ! J’en avais vraiment ras-le-bol au début de l’hiver, sûrement une petite déprime hivernale qui m’a aidée à avoir le déclic. Et du coup cette idée est revenue !

J’ai fait tous les premiers exercices et j’avais toujours cette idée dans un coin de ma tête.

Bérangère : D’accord. Le Bilan de Confiance® c’est notre programme qui accompagne les mamans actives vers leur nouveau projet pro. En effet, il y a toute une série d’exercices et de vidéos qui aident à orienter la réflexion. Du coup toi, tu t’es autorisée à faire re-germer cette idée.

Tu parlais des « mais » : quels étaient les freins qui t’empêchaient d’aller vers cette idée ?

Déjà, il y avait l’obstacle classique quand on veut se mettre à son compte : la sécurité.

Après, il y avait aussi des obstacles sur le fond du travail. Je me disais « je vais passer du temps à faire des ménages » ; « je vais finir par m’ennuyer » ; …

C’est surtout avec les coachings collectifs que j’ai eu des déclics. Il y a vraiment eu des phrases-déclic prononcées par la coach, qui m’ont marquées. Notamment le fait que le projet n’a pas besoin d’être définitif tout de suite : je peux ne faire ça que quelques années. Et puis en fait j’ai déjà plein d’idées pour diversifier l’activité, je peux faire plein de choses.

J’aime beaucoup les maisons, surtout les vieilles maisons.

Il y a aussi eu une de tes vidéos dans laquelle tu disais qu’il ne fallait pas hésiter à déléguer certaines tâches, pour ne garder que ce dans quoi on est bon. Du coup je me suis autorisée à envisager de déléguer la partie ménage. Et ça, ça a été un grand pas en avant pour moi !

Avant, je me disais que j’allais passer mes journées à nettoyer des gîtes parce que c’est très chronophage. Alors que moi, ce qui m’intéresse, c’est tout le reste : la promotion, accueillir les clients, tout ça…

Comment s’est passé cette transition au niveau technique et administratif ?

J’en ai parlé à mon employeur – avec lequel je suis en très bon termes – à mon entretien annuel, donc en novembre. Ça a mis ensuite un petit peu de temps à se concrétiser mais je tenais à leur dire dès le début. Je me sentais très mal à l’aise avec le fait de travailler sur un autre projet et de continuer mon emploi en même temps.

Le dispositif démission reconversion permet de lancer son entreprise en bénéficiant du chômage

Ils ont été clairs d’emblée : la situation économique étant ce qu’elle est, on ne ferait pas de rupture conventionnelle. Du coup je me suis renseignée et j’ai fait un dossier démission-reconversion. Ce dispositif m’a permis d’avoir droit au chômage au début de mon activité.

(NDLR : si tu veux en savoir plus sur ce dispositif et les autres moyens de financer une création d’entreprise, rendez-vous dans l’article : Peux-tu encore créer ta mamantreprise, à l’heure du COVID-19 ?)

Et donc j’ai quitté l’entreprise fin mars. Donc de mi-novembre à fin mars, je faisais un peu les deux parce que j’avais commencé à travailler sur mon projet. Mais ce n’était pas évident à gérer, donc j’étais quand même contente de finir.

Bérangère : Finalement, ça s’est passé en bonne intelligence avec ton employeur et ça c’est très chouette.

Au moment où tu as décidé de te lancer, comment tu as définis exactement ce que tu allais proposer, le type de clientèle, toute cette partie stratégique ?

Ça s’est fait lentement. Je suis dedans depuis plusieurs mois donc je ne pense qu’à ça ! (rire) J’ai plein d’idée et puis je me suis beaucoup inspirée des gîtes dont je m’occupais. D’ailleurs je m’en occupe encore, puisque l’entreprise m’a délégué la gestion des gîtes. Ça a été mon premier client.

Du coup en termes de positionnement et de clientèle je souhaite rester dans ce standing. Pour le moment je regarde plutôt les gîtes haut de gamme pour proposer des services de qualité.

Après, je fais quand même à ma sauce. J’ai envie que ce soit très chaleureux, convivial. Apporter de la sérénité dans la gestion.

C’est aussi pour ça que j’ai voulu changer de vie : avoir plus de sérénité, prendre le temps des choses. J’ai envie de m’occuper des gens mais à ma manière.

Ton activité a démarré, et donc tu as déjà ton premier client ?

C’est ça ! J’ai mon premier client, même si c’est vrai que là au mois d’avril (NDLR : date de l’interview), la situation étant ce qu’elle est, ça démarre tranquillement. Je m’occupe pour le moment de 2 gîtes pour Chablis et je commence un petit peu à prospecter.

Ça m’intéresserait bien de m’occuper de résidences secondaires : mettre le chauffage la veille pour que les gens arrivent bien au chaud, créer un univers agréable chez eux, mettre un petit bouquet de fleurs sur la table, …

J’aime beaucoup les maisons, surtout les vieilles maisons.

Bérangère : Donc finalement la conciergerie c’est des services proposés sur un ensemble d’habitations de particuliers ou d’entreprises.

Comment tu définis ton nouveau métier toi ?

Pour moi, mon métier c’est de m’occuper des maisons et de leurs occupants, que ce soient les propriétaires ou des vacanciers de passage. L’idée, c’est de leur proposer des services de qualité.

J’ai vraiment envie de créer une entreprise en lien avec le territoire. Je suis dans un territoire très rural, et comme beaucoup je pense qu’on a beaucoup de potentiel qui n’est pas exploité. Du coup j’ai envie de faire travailler tous les partenaires : des boulangeries, des traiteurs, des entreprises qui proposent des activités, … J’ai plein d’idées ! J’avais déjà imaginé de faire venir des masseurs. J’ai aussi un contact avec une dame qui fait des balades à cheval dans le coin.

J’ai vraiment envie de créer une entreprise en lien avec le territoire.

Bérangère : C’est top et c’est dans l’air du temps ! Je crois que le contexte depuis plus d’un an ne nous donne pas forcément l’envie de prendre l’avion pour partir à 5000km en vacances. Finalement, on a tous été à un moment donné en train de chercher des vacances pas trop loin, accessibles en voiture, etc. Et c’est vrai que le tourisme en France et la ruralité ont le vent en poupe. C’est une chance pour notre patrimoine d’être redécouvert. C’est un projet chouette et durable !

Anne-Laure : C’est vrai. Et puis, quand les frontières vont rouvrir je vais aussi accueillir des touristes du monde entier. Avant le covid on accueillait en moyenne 50% de français et 50% d’étrangers. Moi je parle anglais et néerlandais donc ça aide.

Dis-nous, comment s’appelle ton entreprise ? Comment on peut entrer en contact avec toi ?

Logo de l'entreprise d'Anne-Laure

Ça s’appelle La Jacquotterie, le nom vient d’un lieu-dit de mon village. J’ai un site internet, un compte Instagram et une page Facebook. J’essaie de profiter de cette période plus calme pour me mettre sur les réseaux sociaux.

J’apprends beaucoup de choses. Je suis très touche-à-tout donc j’adore le fait de tout faire moi-même : je fais mon site, je fais ma compta, je fais tout en fait.

Bérangère : Donc si je reboucle avec le début de notre entretien, tu disais que tu n’apprenais plus et que c’est ça qui s’est un peu essoufflé dans ton travail précédent. Et là finalement, tu es en train d’apprendre des tas de choses et tu fais tout toi-même. Plus la structure est petite, plus on apprends de choses.

En tout cas bravo pour ce projet que tu as rondement mené. Déjà l’objectif est atteint dans le sens où tu as trouvé ton projet professionnel, mais tu es même allée plus loin parce que tu t’es lancé avant même la fin du programme. Tu t’es lancée, tu as trouvé ce qui te plaisait et tu as retrouvé le plaisir dans ta vie professionnelle.

Comment s’est passé le Bilan de Confiance® pour toi ?

J’ai bien suivi le programme en fait. La progression se fait mois par mois et à chaque fois je tombait bien dans les dates. Le timing était bon pour moi. Peut-être que c’est parce que j’avais déjà cette petite idée en tête. Je ne partais pas de zéro.

Bérangère : Parfois le programme aide aussi à confirmer une idée. Le fait d’être en groupe ça permet d’avoir les avis des autres, des retours d’expériences, …

Anne-Laure : Oui et puis de l’énergie, beaucoup d’énergie.

Bérangère : C’est vrai parce que parfois on se sent seul. C’est long, un projet de reconversion. Parfois ça peut durer deux ans quand il s’agit d’une formation et d’une reconversion, donc c’est chouette d’être entourée et de trouver d’autres personnes qui peuvent partager ça avec nous.

En tout cas bravo pour ton programme et la réussite de ton projet !

Merci pour le coaching, je n’ai vraiment jamais regretté d’avoir pris cette décision. Au début j’hésitais. Je me disais que je n’aurais pas assez d’énergie. Je me sentais dans une période vraiment basse et dès que j’ai senti les idées re-germer, l’énergie est remontée en flèche ! J’avais besoin de ça pour me lancer.

Bérangère : En fait c’est toi qui t’es créée cet espace. Tu t’es dit : « si je décide d’investir sur moi il faut que j’en sorte quelque chose ». L’intention et la décision de s’engager dans un programme comme ça, ça te rend gagnante dès le départ car tu pars dans le bon état d’esprit.

➡️  Pour découvrir la Jacquotterie, la conciergerie touristique d’Anne-Laure, située en Bourgogne entre Chablis et Auxerre, c’est ici : www.lajacquotterie.com

➡️  Tu peux aussi découvrir sa page Instagram, dédiée aux voyageurs (les photos sont superbes et les lieux font rêver !)

➡️  Et sa page Facebook, principalement pour les professionnels du tourisme

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