Reconversion vers la médecine chinoise : Marion témoigne !

Aujourd’hui nous recevons Marion Arbona. Marion est accompagnante dans la médecine chinoise. Elle a accepté de venir partager avec nous son parcours qui combine l’univers de la Chine, des métiers du bien-être et de la préservation des énergies.

Dans cet entretien tu trouveras :

  • Le parcours entrepreneurial de Marion
  • Comment faire de sa passion un métier
  • Les défis quand on entreprend dans le bien-être
  • Comment se faire passer en premier et prendre soin de son énergie
  • Les bienfaits du Tai chi et du Qi gong
  • Comment adapter son rythme de travail à celui des saisons
Marion est accompagnante dans la médecine chinoise.
Marion est intervenue dans le Bilan de Confiance au sein du pilier Paix Intérieure.

PS : Marion est intervenue dans le Bilan de Confiance® au sein du pilier Paix Intérieure. Paix Intérieure, c’est le pilier qui t’aide à prendre soin de ta santé physique et psychique, pour réaliser tes projets sereinement et sans t’épuiser. Au cours de sa masterclasse, elle a livré à nos clientes de nombreux conseils pour apprendre à gérer son énergie au fil des saisons.

Bérangère : Bonjour Marion, je suis très contente de t’accueillir pour parler de ton parcours.

Pour commencer, comment te qualifies-tu ? Quel est ton métier ?

Marion : Je suis devenue une accompagnante. J’accompagne les femmes à prendre soin d’elles et à prendre soin de leur énergie avec des exercices de la tradition Taoïste Da Xuan, qui m’a été transmise par mon Professeur Serge Augier. Dans la médecine Chinoise, on cherche à prendre soin des 3 Trésors qui sont : notre Corps, notre Respiration et nos Pensées.
En fait, je les accompagne au fil de l’année, au fil des énergies des saisons, parce qu’on n’a pas la même énergie selon les saisons. Ça permet à la fois de s’économiser et à la fois de saisir le mouvement de l’énergie de la saison pour aller dans ce mouvement-là, que ce soit niveau de sa vie quotidienne, de la santé ou de l’entrepreneuriat.
J’accompagne aussi les femmes entrepreneurs à mettre en action cette énergie-là dans leur profession.

Bérangère : Génial ! Peut-être que tu peux nous parler de ton cheminement depuis le départ : ta formation et les étapes.

Comment es-tu devenue accompagnante en médecine chinoise ?

Marion : C’est un chemin qui a commencé il y a 20 ans, juste après mon bac. Et en fait c’est un fil rouge qui me suit depuis, le fil rouge de la Chine.
Je suis parti vivre un an en Chine juste après mon bac, et depuis ça ne m’a pas quittée. Au début pendant mes études je ne voulais pas faire que des langues donc j’ai choisi le journalisme, parce que j’aimais beaucoup écrire.

Après mon diplôme évidemment la Chine me manquait : j’avais appris le chinois là-bas, j’avais aussi démarré le Tai chi et le Qi gong. Donc je me suis retrouvée dans un département de langues orientales et le fil rouge a continué. J’ai fini par des études dans l’interculturel et je me suis ensuite lancée à mon compte directement. Je n’ai jamais été salariée.

Bérangère : Alors ça c’est très intéressant. Pour résumer tu as vraiment trouvé dans ton parcours cette vibration par rapport à la Chine, sa langue, sa culture et ses pratiques en général. Donc en fait à peine diplômée tu t’es lancée en freelance ! Beaucoup de mères de famille que je rencontrent se posent la question de lancer leur activité dans le bien-être ou pas, parce que ça représente quand même une certaine prise de risque.

Comment as-tu réussi à gérer le risque lors du lancement de ton activité ?

Marion : Pour moi ça a été une question d’opportunité. Comme quand je suis partie en Chine à 17 ans. C’est une rencontre, une personne qui m’a demandé si j’enseignais le chinois et qui a été prête à me donner des heures. L’enseignement est un autre fil rouge qui m’a suivie, en plus de celui du bien-être.

Pour répondre à ta question du risque, j’ai pu gérer la peur de me lancer en ayant un contrat de prof de chinois à l’Education Nationale. J’ai monté une option chinois là où j’habitais car ça n’existait pas. Chaque année j’avais de plus en plus de classes qui se sont ouvertes donc j’avais quand même ce revenu fixe.

A côté je faisais des missions ponctuelles pour des entreprises qui envoyaient des salariés en Chine. Je proposais aussi des cours particuliers pour des amoureux du chinois, ce qui fait que j’avais plusieurs sources de revenu. C’est comme ça que j’ai lancé mon activité.

Je proposais aussi des cours particuliers pour des amoureux du chinois

Tu t’es fait accompagner pour lancer ton activité entrepreneuriale ?

Marion : Oui, dès le début j’ai intégré une couveuse d’entreprise, et par la suite je me suis toujours fait accompagner. Moi j’ai la compétence du chinois, mais je ne connaissais rien à la gestion d’une entreprise. Donc j’ai eu besoin d’être aidée pour comprendre les taxes, les notions de point mort et de seuil de rentabilité par exemple.

As-tu expérimenté des hauts et des bas dans ton aventure entrepreneuriale ?

Marion : Bien sûr ! J’ai vécu des moments personnels difficiles, des deuils, des épreuves de la vie tout simplement. C’est vrai que mon activité m’a énormément aidée dans ces moments-là, parce que la pratique que je transmets est une ressource qui permet d’aller mieux dans ce type d’épreuve. L’idée c’est de prendre du temps pour soi, de se ressourcer. Ce sont des principes simples, mais qui permettent de garder une alimentation stable, un sommeil stable, et ainsi de continuer à avancer. Même si c’est un peu en mode « survie ».

La deuxième chose qui m’a sauvée dans ces moments difficiles, c’est le sens de ce que je faisais. Je savais qu’il fallait que je continue. C’est le sens de ma vie d’aider les autres, de les accompagner. Ce sens-là a toujours été plus important que d’aller faire autre chose dans un but purement alimentaire. Il est vrai aussi que j’étais seule, donc j’étais prête à prendre le risque de devoir manger du riz pendant quelque mois.

« Pour moi la liberté est plus importante. »

L’entrepreneuriat comprend un sens du risque, mais aussi une grande liberté. J’aurais pu choisir d’être professeur à temps plein à l’Éducation Nationale. Mais quand je regardais mes collègues professeurs, j’étais en décalage. Je me disais qu’entre eux et moi, la différence c’était l’ordre de priorité entre sécurité et liberté. Pour moi la liberté est plus importante.

Bérangère : Souvent il y a un antagonisme entre liberté et sécurité. Même si moi je pense qu’on peut se sentir tout à fait libre dans un poste salarié, comme on peut se sentir tout à fait en sécurité dans l’entrepreneuriat. En plus aujourd’hui, on le voit avec la crise du Covid, les choses ont un peu changé. Certaines institutions comme l’Éducation Nationale, l’hôpital ou des collectivités sont aujourd’hui tout aussi productivistes que le privé. On y allait entre autre pour la sécurité de l’emploi, mais aujourd’hui je vois de plus en plus de mères de familles fonctionnaires pour qui c’est très difficile psychiquement.

Le sens comme tu le décris, c’est quelque chose qui apporte de l’énergie. Là où certains métiers aujourd’hui « consomment » cette énergie.

Marion : Tout à fait. Je tiens à préciser que j’adorais mon métier de professeur de chinois. J’aime enseigner, j’adore la langue chinoise et j’adorais mes élèves, donc j’ai été triste de partir. C’était pas le sens qui était en cause, c’était la structure autour. On le voit aujourd’hui avec les soignants. Il y a une vocation d’aide à l’autre dans ces métiers, donc le sens n’est pas perdu. Mais il y a un besoin de changer la façon dont on exerce ce métier. On parfois ce besoin vital de faire les choses d’une autre façon.

Quiz spécial maman

« Es-tu (réellement) prête à changer de vie professionnelle ? »

Je fais le test

Bérangère : Ça fait écho à ce que tu disais, sur la façon dont ta pratique t’a aidée à rester ancrée malgré les épreuves que tu as pu vivre. Ce que tu es en train de nous dire, c’est que pour traverser un changement qui peut être chahutant émotionnellement et au niveau de l’énergie, il faut garder cette notion d’équilibre et d’alignement avec les besoins de ton corps. C’est un peu le roseau qui plie mais ne rompt pas.

Comment fais-tu pour pour prendre soin de ton énergie ?

Marion : Oui, et c’est aussi quelque chose qu’on n’a pas beaucoup appris en tant que femme. Savoir dire : c’est moi d’abord. C’est comme les animaux blessés. Un animal blessé se met en retrait le temps de récupérer. Je pense qu’il y a des moments dans la vie, où il faut savoir mettre sur « minimum » tous les niveaux parce qu’on a besoin de ce temps pour prendre soin de sa forme, ou récupérer son énergie.

« C’est quelque chose qu’on n’a pas beaucoup appris en tant que femme. Savoir dire : c’est moi d’abord. »

C’est tout un apprentissage d’oser prendre ce temps, de le prendre effectivement, puis de garder cette habitude de prendre du temps pour soi. Mon travail aujourd’hui c’est d’aider les femmes à faire de la place pour ce temps-là. Libérer de l’espace dans sa vie pour ce temps sacré. Être la gardienne de son temps de ressourcement qui est essentiel. Et grâce à ce temps, je peux mieux vivre tout ce qui m’arrive. Je peux éviter les cercles vicieux et être dans un cercle vertueux.

Bérangère : Cette question du temps c’est vraiment un enjeu pour les mères : le manque de sommeil, de temps pour soi et d’énergie.

D’ailleurs comment tu es passée de l’enseignement à l’accompagnement autour du bien-être ?

Tai chi

Marion : J’ai encore suivi une autre opportunité. Pour revenir au début, j’ai entrepris en 2008/2009. C’est à ce moment-là que j’ai aussi eu un problème de santé chronique, donc j’ai atterri dans un cabinet de médecine chinoise et c’est comme ça que j’ai commencé à pratiquer. Ou plutôt recommencé à pratiquer parce que j’avais déjà pratiqué le Tai chi en Chine quand j’avais 18 ans.

J’ai commencé à pratiquer tous les jours pour ma santé. J’ai fait de la méditation, du Qi gong et de la respiration tous les jours, et je n’ai jamais arrêté depuis 11 ans. Petit à petit, au bout de 7 ans ça a fini par intriguer ma famille, et on a commencé à me demander de montrer ce que je faisais pendant des repas.

Ensuite, ça s’est professionnalisé quand les Universités du Temps Libre pour les retraités m’ont demandé de proposer des ateliers d’auto-massage et de méditation, en plus des cours de chinois.

Comment tu as su que c’était la bonne direction pour toi ? Que tu faisais le bon choix ?

Marion : J’ai d’abord demandé l’autorisation à mon professeur Serge Augier qui m’enseignait la pratique depuis 7 ans. Il m’a dit que j’étais prête donc je me suis lancée. Chaque année il y avait de plus en plus de monde donc a ouvert de plus en plus de classe. Ça a été un signe pour moi que je faisais le bon choix.

En plus de ce succès auprès des élèves, l’autre signe pour moi ça a été le sentiment d’être à ma place quand je donnais des cours. En fait je me suis rendu compte que ça ne me demandait pas du tout d’énergie. D’ailleurs j’ai mis du temps à accepter l’idée d’être payée pour faire quelque chose que me donnait autant de plaisir.

« J’ai mis du temps à accepter l’idée d’être payée pour faire quelque chose que me donnait autant de plaisir. »

Bérangère : C’est vrai qu’on a quand même une culture autour du travail, où on associe travail et souffrance. On a encore du mal à réconcilier les notions de travail et de plaisir.

Comment tu as travaillé sur cette culpabilité d’avoir comme métier ta passion ?

Marion : Il est très difficile en tant que femme de se dire qu’on peut s’éclater ET gagner de l’argent. Je me suis tout simplement réconciliée avec le fait que je propose des services qui me réjouissent et que des gens sont prêts à payer pour ça. D’autant plus que dans les métiers du bien-être on a tendance à opposer matériel et spirituel.

Il faut réussir à garder en tête que ce que je fais, c’est important. Ça a de la valeur. Et que moi, qui je suis, c’est important aussi. Souvent en tant que praticienne on a tendance à s’oublier et à tout donner pour ses clients. Alors qu’il est essentiel de garder du temps pour soi et pour sa pratique.

C’est un cheminement que j’ai fait pendant un moment et que je continue à mûrir. Je me rends compte qu’on est nourri de blocages et de croyances qu’il faut éliminer pour avancer.

« Il est très difficile en tant que femme de se dire qu’on peut s’éclater et gagner de l’argent. »

Est-ce que tu peux nous parler plus en détail de ce que tu fais aujourd’hui ? Quelles sont tes actus ?

Marion : J’ai une passion pour les saisons. Les saisons comme ligne d’horizon. Aujourd’hui je travaille en ligne pour permettre à tous ceux qui habitent loin de chez moi de me rejoindre et de découvrir ce que je propose.

En ce moment je propose un programme en ligne pour apprendre à prendre soin de soi et se sentir dans une dynamique de groupe pour pratiquer tous les jours le Corps, le Souffle et l’Esprit.

les saisons comme ligne d'horizon

La deuxième chose que je propose pour aller plus loin et vivre avec les saisons. Ça s’appelle Pulsation. L’idée c’est de se mettre au diapason avec les saisons dans sa vie professionnelle. On passe quand même 8 heures par jours à travailler, donc si on commence à aller mieux au niveau de sa santé et de son énergie, cela se ressent aussi sur le plan professionnel. Le but est aussi d’éviter le désalignement et de se respecter dans le type d’action que l’on est amenée à faire au travail.

L’idée c’est d’adapter son rythme et ses actions selon les saisons pour être plus efficace et protéger son énergie ?

Marion : Quand on est une femme, il y a des périodes où on a envie d’aller au fond des choses, d’autres où on va aller vers les autres, ou être beaucoup plus dans l’introspection. Ces cycles dépendent des saisons, et j’essaie de transmettre comment on peut surfer sur la vague et mettre à profit ces différentes énergies, plutôt que s’épuiser à lutter contre.

La société nous a fait croire qu’en tant que femme, il faut être à fond toute l’année, tout le mois, toute la journée. Alors que ce n’est tout simplement pas possible. C’est le meilleur moyen d’aller vers la surchauffe. Littéralement le burn-out en anglais. Il est fondamental de prendre des pauses pour mieux repartir parce que sinon on se grille.

Mon message avec les saisons c’est « vivons les saisons dans notre vie quotidienne, dans notre santé et dans notre vie entrepreneuriale ». Dans votre entreprise, l’argent n’est pas le premier capital, c’est VOUS. Votre entreprise, c’est vous. Prenez le temps de prendre soin de vous et de vous économiser.

Bérangère : Merci Marion pour ton témoignage !

Retrouvez sa masterclasse sur l’énergie au fil des saisons dans le Bilan de Confiance®.

Quiz spécial maman

« Es-tu (réellement) prête à changer de vie professionnelle ? »

Je fais le test

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.