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Stéphanie est maman de famille nombreuse. Elle nous raconte comment elle a quitté sa vie de salariée épuisée, pour se lancer et développer son entreprise, sur un projet n°1, puis un projet n°2.

Elle nous raconte :

  • Son passé de responsable qualité, qui l’a menée au burn out
  • La reprise de son travail après l’arrivée de son troisième enfant
  • Comment elle a décidé de se reconvertir
  • Son premier projet entrepreneurial pour aider les femmes à bien s’organiser
  • L’évolution vers son activité actuelle de coach de vie
  • Quel a été son fil conducteur : l’amélioration continue
Reconversion vers le métier de coach de vie : Stéphanie témoigne !

PS : Stéphanie intervient aussi dans la (géniale) masterclasse « Comment gérer sa charge mentale », au sein du programme Le Bilan de Confiance® : notre programme d’accompagnement en ligne de 6 mois, dédié aux working mums en quête de sens, pour les aider à trouver leur place professionnelle et la prendre.

Bérangère : Bonjour Stéphanie, merci d’avoir accepté de venir nous voir. Je pense que certaines de nos lectrices et membres du Groupe Facebook Working Mum Power te connaissent déjà grâce à ton activité Bien Être Organisée. En effet, beaucoup de mamans s’intéressent à l’organisation de l’espace et au rangement, mais aujourd’hui tu viens nous parler de ta reconversion !

Aujourd’hui tu es devenue coach de vie, et tu es passée par plusieurs étapes. Ce qui va être très intéressant, c’est de comprendre ce cheminement. Avant, tu étais salariée et puis tu t’es lancée dans l’entrepreneuriat avec une première activité. Et là, tu as de nouveau évolué pour proposer ce que tu fais maintenant.

Parles-nous de ta vie d’avant, ton point A en tant que salariée avant de te lancer dans l’entrepreneuriat ?

Stéphanie : J’ai un parcours professionnel de plus de 25 ans. A la base j’ai une formation scientifique. Donc j’ai commencé ma carrière en tant que responsable qualité. J’ai travaillé en centre hospitalier pour mener à bien la démarche qualité et l’accréditation de lancement de l’établissement. J’ai été en charge de l’amélioration continue de la qualité de service dans les services à la personne, dans le secteur médico-social.

C’est un point que l’on retrouve dans mon parcours : j’aime évoluer. Donc quand j’avais fait le tour d’un poste, spontanément j’allais en chercher un autre. J’ai ce besoin de continuer à grandir, à me nourrir et à apprendre de nouvelles choses.

Ma carrière dans le salariat s’est terminée sur un dernier poste très intéressant. Je faisais de la gestion de projet pour un réseau d’entreprises. J’étais multi-casquette puisque j’étais à la fois chargée de projet, déléguée régionale, responsable de communication et webmaster. J’ai également mis en place une antenne de formation.

J’ai donc passé 16 ans dans les missions salariées.

Cette dernière mission avait l’air foisonnante et intéressante. Qu’est-ce qui a fait que tu as quand même eu envie de quitter ce poste pour te reconvertir ?

Stéphanie : Ce qui s’est passé c’est qu’en parallèle j’ai eu 3 enfants. Il a toujours été important pour moi de travailler. J’ai pris quelques temps partiels à 80% mais très rapidement je retournais à un temps plein. C’était très important pour moi d’avoir une mission salariée et d’évoluer dans un milieu professionnel. J’admire les femmes au foyer mais clairement je n’en suis pas une. Je suis une maman qui a besoin de travailler.

Stéphanie a connu un épuisement maternel

Jusqu’à 2 enfants, ça fonctionnait bien. Je ne l’ai pas précisé, mais ce dernier poste avait beaucoup de trajets. J’avais facilement 1h30 à 2h de trajet par jour. J’étais très organisée, avec des exigences assez élevées sur la performance que je devais avoir au travail, l’organisation à la maison et mon rôle de maman que je prenais très à cœur.

Ça commencé à mal fonctionner après l’arrivée de mon troisième. Cet enfant a été attendu, ça a été un pur bonheur. J’ai eu mes 8 mois de congé maternité qui se sont très bien passés. Et en fait, quand je suis revenue au travail, c’est là que ça a commencé à se dégrader.

C’est souvent un moment charnière, le retour de congé maternité.

Stéphanie : J’ai été très mal remplacée, donc j’ai dû rattraper 8 mois de travail à mon retour.

Et puis je me suis rendue compte que l’organisation à 3 enfants, ce n’est pas la même qu’à 2. Ça, je l’avais sous-estimé. J’ai sous-estimé l’impact de l’arrivée du 3ème enfant : comment il allait faire bouger les lignes dans mon organisation.

A l’époque j’avais une organisation très rigide. Cette rigidité j’ai travaillé dessus et j’y travaille encore. J’avais des exigences tellement hautes que ce petit rouage qui a commencé à mal fonctionner, il a entrainé un certain nombre de dysfonctionnements. Dans ma famille. Dans mon énergie. Je me suis mise à être très énervée, à beaucoup râler à la maison.

Ça a commencé à se répercuter sur le travail et j’ai fini en burn-out en 2014.

Bérangère : Merci pour ce partage. Ta situation est emblématique de ce qui peut se passer pour une mère qui reprend le travail après une grossesse. Tu parles d’exigence, même de sur-exigence. Bien entendu que sur le long terme, on cumule les casquettes mais nous n’avons qu’un corps humain. Surtout quand on est très investie dans son travail, nous sommes de bonnes candidates à l’épuisement. Je voudrais vraiment que ce premier message soit reçu par les mamans qui nous lisent ou nous écoutent : gare à l’épuisement ! Il est important de prendre du recul sur sa situation.

Comment tu as vécu cette période d’épuisement après ton troisième enfant ?

Stéphanie : J’aurais aimé ne pas aller à la rupture pour me rendre compte que j’avançais avec un certain nombre d’exigences qui m’étaient fixées par l’extérieur. Je me connaissais très peu à l’époque, je ne faisais pas de développement personnel. Finalement, je ne réfléchissais pas au sens des choses.

J’avais un schéma un peu tout tracé : « fais des études longues, t’auras un beau métier, un CDI, tu achèteras une maison et tout ira bien ». J’avais tout sur le papier pour être heureuse. J’ai eu mes 3 enfants en bonne santé, la maison, le CDI, le bon salaire,… Et pourtant 2013 a été une horrible année, pendant laquelle j’ai été extrêmement malheureuse. Ce que je sais maintenant, c’est que j’ai vécu un épuisement maternel.

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Comment tu as compris que c’était un épuisement maternel ?

Stéphanie : On parle beaucoup du burn-out professionnel, mais moi avec le recul, ce que j’ai vécu en 2013 était un épuisement maternel. C’est-à-dire que je ne me reconnaissais pas à la maison. Au lieu d’être la maman bienveillante que je souhaitais, j’étais une femme qui rentrait fatiguée du travail, qui criait et qui se couchait.

J’ai eu une période très difficile pendant 6 mois où je ne faisais que ça : crier-dormir-bosser. Je n’arrivais plus à être une maman aimante.

Ensuite, forcément, ça s’est mis à impliquer le professionnel. On veut parfois nous faire croire que vie pro et vie perso sont hermétiques. Quand on est maman, quand on est une femme qui travaille, tout est imbriqué. Quand on est pas bien chez soi, on est pas bien au travail.

Stephanie nous parle de son burn-out et de sa reconversion

Il y a aussi eu un changement de direction au travail, qui a fait que ça s’est beaucoup moins bien passé. J’ai été arrêtée par le médecin du travail. Et quand je suis revenue, il n’y a eu aucun questionnement de la part de ma hiérarchie.

J’ai senti que c’était le moment de partir. D’une certaine façon, il s’agissait de sauver ma peau.

Il n’y a pas eu d’empathie de la part de ta hiérarchie. Aucune compréhension du fait que maintenant tu avais 3 enfants.

Stéphanie : Ils ne se sont pas du tout remis en question. Je suis revenue comme si j’étais partie la veille alors que ça faisait 3 mois que j’étais absente. J’ai réalisé que ce n’était plus possible. Je n’ai pas pu récréer un espace de travail qui respectait mon équilibre donc j’ai négocié une rupture conventionnelle.

Bérangère : Ce n’est pas rien tout ce qu’on nous demande. Les conditions sont réunies pour mener à l’épuisement. C’est sûr qu’on est tellement la tête dans le guidon qu’on ne fait plus la part des choses. Combien de mamans m’ont dit : « j’étais en burn-out mais je ne le savais même pas ».

Stéphanie : On tient. On est des bonnes petites filles. Le problème c’est qu’on tient bon et qu’on s’oublie. Si vous vivez ça, il ne faut surtout pas vous juger. On se dit « J’aurais dû savoir, j’aurais dû faire autrement. » C’est comme ça. Une fois que vous vous en rendez compte, l’important que vous sachiez qu’il y a plein d’outils et de techniques pour vous en sortir. D’abord, il faut penser à soi.

Parle-nous de ta rupture conventionnelle. Comment ça s’est passé ? Tu avais déjà ton projet d’après à ce moment-là ?

Stéphanie : Pas du tout.

Je travaillais dans le milieu associatif. Le président de l’association a été gravement malade pendant que moi j’étais en arrêt. A mon retour, j’ai eu la chance d’avoir un nouveau président. Sauf que lui, il a tenu 3 mois. Ça vous laisse imaginer comme l’ambiance s’était dégradée.

Stephanie a négocié une rupture conventionnelle

Début janvier, il m’appelle et m’explique que le lendemain, il va annoncer sa démission au conseil d’administration. Moi à ce moment-là, je m’étais remotivée. Je m’étais dit : « avec lui je peux faire un bon binôme, mais s’il part, c’est pas possible. »

Du coup je lui ai demandé si avant de partir, il pouvait valider ma demande de rupture conventionnelle.

C’était le bon moment pour moi.

J’ai saisi cette opportunité. Le mercredi soir je lui ai envoyé ma lettre et le jeudi après-midi il y avait le conseil d’administration. Je suis restée encore 6 mois, le temps de faire les démarches, le préavis, etc, mais j’étais libérée.

Et donc tu as démissionné sans avoir de projet ?

Stéphanie : Pour le coup, je ne quittais pas pour un autre poste, comme j’avais toujours fait précédemment.

Mais je ne quittais pas non plus pour créer mon entreprise. Je n’avais aucun modèle d’entrepreneuriat. Je n’ai pas d’entrepreneur dans ma famille ni autour de moi. C’est un milieu que je ne connaissais pas du tout. Je quittais parce que je ne pouvais plus rester.

C’était vraiment de la survie pour moi. Je me disais que de toute façon quelque chose allait clasher : soit ma famille soit mon boulot. J’ai choisi de garder ma famille.

A partir de là il se passe quoi pour toi ?

Stéphanie : On est fin juin 2015. Je suis épuisée. Donc je passe 2 mois sur ma chaise longue à regarder le ciel. Dans mon jardin.

Je ne fais rien du tout.

Quand on sort d’un burn-out, il ne faut pas chercher à faire des choses nouvelles tout de suite. Il faut du temps pour se reconstruire.

Je n’ai rien fait pendant 2 mois, et puis j’ai commencé un bilan de compétences. J’ai eu la chance de trouver une accompagnatrice très à l’écoute et très performante. Je l’avais sélectionnée selon des critères précis, donc j’ai eu un bon accompagnement. J’ai exploré beaucoup de pistes.

Avec le bagage que j’avais, mon expérience, ce qui ressortait c’était le consulting. Ça ne me branchait pas plus que ça.

Comment tu as mis le doigt sur le projet qui te faisait vibrer ?

A un moment, il y a eu cet aspect d’aider les femmes débordées à mieux d’organiser au quotidien. Parce que moi pour sortir de l’épuisement j’ai appliqué un certain nombre de choses chez moi. J’ai mis en place des outils. Des outils de planification que je connaissais très bien au travail, mais que je ne mettais pas en place chez moi.

Stephanie s'est reconvertie dans l'organisation pour aider les femmes débordées

D’abord j’ai commencé à faire des plannings, à mettre en place des choses pour alléger les tâches ménagères. Peu à peu, j’ai simplifié, j’ai trié, j’ai désencombré. J’ai pris toute ma garde-robe de salariée et j’ai tout viré, parce que ce n’était plus moi : les costumes, les tailleurs,… En fait, j’ai tout viré pour faire de la place à un nouveau moi.

Ensuite, j’ai découvert le développement personnel et petit à petit l’idée de lancer ma propre activité a fait son chemin. C’est comme ça que j’ai créé ma première entreprise « Bien Être Organisée » en juin 2016.

Dans quel état d’esprit tu étais quand tu t’es lancée ? Comment tu as trouvé tes premiers clients ?

Stéphanie : J’ai été très vite passionnée. L’entrepreneuriat m’a passionnée et me passionne toujours. J’ai découvert un monde extraordinaire.

Avec des gens qui ont des visions. Des gens qui sont ambitieux. Des gens qui se bougent et qui ont compris que si c’est pas eux qui se bougent, il ne va rien se passer. L’opposé d’un monde salarié où on attend que la hiérarchie nous donne des consignes et où, si ça ne se passe pas bien, c’est la faute de l’autre.

En cela, le monde salarié ne me correspondait pas bien, parce que j’ai toujours considéré qu’il y avait des solutions. S’il y a une difficulté, il y a une solution. Dans le pro, et à la maison.

L’entrepreneuriat m’a très vite passionnée, surtout avec le web marketing. C’est quelque chose dans lequel j’étais à l’aise, plus que le réseautage présentiel classique.

Et puis de toute façon, tes contraintes de maman de famille nombreuse ne te permettent pas (comme à moi) d’aller réseauter dans des petits déjeuners entrepreneuriaux à 20 bornes de chez toi. Ce n’est pas possible, il faut fonctionner autrement.

Le logo du site de stéphanie Genevois

Stéphanie : C’est ça. Je me suis beaucoup développée avec le web marketing. J’ai créé mon site internet et mes réseaux sociaux. J’ai très vite mis en place une newsletter. Pendant 2 ans et demi, tous les vendredis soir il y avait une nouvelle newsletter. Ça a touché parce qu’il y avait de plus en plus de personnes qui ont trouvé de l’intérêt quand ce que je partageais.

Bérangère : Tu as commencé à trouver tes clientes. Tu as exercé ton activité d’accompagnement à l’organisation. Mais là tu prends une autre direction. Finalement c’est le changement dans le changement. Le message à retenir c’est que ça ne s’arrête jamais en fait (rire).

Raconte-nous cette nouvelle transition ?

Stéphanie : Pour moi, plus qu’une reconversion, c’est une évolution.

Les activités qu’on fait au quotidien doivent nous nourrir. Une activité qui m’a nourrie en 2010, qui m’a nourrie en 2016, peut-être ne me nourrit plus aujourd’hui. Ce travail, chaque année, c’est de faire le point. Se demander où on en est. Ce qu’on a fait sur l’année écoulée : ce qui nous a plu et ce qui ne nous a pas plu. Ce qu’on veut garder ou supprimer.

On n’est pas obligée de continuer à faire des choses qui ne nous plaisent pas. Quand on est entrepreneur, c’est vrai qu’on a cette latitude et cette liberté. Mais c’est aussi le cas en tant que salarié. Moi je l’ai fait plusieurs fois : je commençais à m’ennuyer dans mon job et j’en ai cherché un autre, tout simplement. C’était moins radical. Je démissionnais pour un autre poste, j’avais déjà une promesse d’embauche. On n’est pas obligée d’aller à la rupture. Les choses peuvent se faire de façon naturelle.

Souvent on va s’enfermer en se disant : non j’ai toujours fait ça. Mon activité au départ, en 2016, je la voyais d’une certaine façon. Au fil du temps j’ai évolué et les clientes ont évoluées avec moi aussi. Ce qui me plaît vraiment maintenant, c’est l’accompagnement coaching : prendre la personne dans son ensemble et comprendre ce que sa problématique d’organisation veut dire profondément.

Donc l’organisation est un point d’entrée pour aller plus loin ?

Stéphanie : Le rangement va être une problématique de surface, mais derrière, ça peut révéler quelque chose.
Je peux être amenée à travailler sur les priorités, et si ma cliente ne sait pas définir ses priorités, c’est qu’elles ne sait pas quels sont ses essentiels, ses valeurs profondes.
Si je suis dispersée, c’est peut-être que je n’arrive pas à faire des choix. J’ai peur, je vais manquer quelque chose, j’ai des croyances qui me bloquent.

On va aller explorer tout ça et à côté, bien sûr, mettre en place des solutions concrètes.

Maintenant, j’aime vraiment mêler ces outils. Il y a des outils d’amélioration continue qui viennent de mes premières missions salariées. Il y a des outils de planification, de gestion de projet, de coaching, de développement personnel,… je mêle un peu tout ça.

Les problèmes d'organisation peuvent révéler des choses que Stéphanie analyse en coaching

Bérangère : Le message que j’entends c’est que tu recycles des compétences que tu avais dans ton ancienne vie. Tu as acquis ces compétences dans ton expériences salariée, puis tu as été ta propre étude de cas. Tu as appliqué ces outils-là sur toi et tu t’es ensuite professionnalisée pour aider les autres.

Cette organisation, ce n’est pas que faire des listes et des plannings, c’est aussi aller régler la source de ce qui fait qu’on est trop chargées. Aller trouver son essentiel pour désencombrer sa vie.

Stéphanie : L’organisation, ça reste un outil. Être organisée, ce n’est pas un finalité. La finalité, c’est vraiment retrouver du temps de qualité pour soi, sa famille et ses projets de cœur. La finalité c’est de vivre des journées plus équilibrée et épanouissante. Les outils d’organisation peuvent aider à ça.

Bérangère : Alors je te lance officiellement l’invitation : viens animer une masterclasse et nous partager tes astuces dans mon programme d’accompagnement Le Bilan de Confiance® ! Mes clientes sont exactement dans le même état d’esprit. Aujourd’hui, trop de personnes cherchent à « trouver leur voie », en pensant que ce n’est qu’une affaire professionnelle et un remix de compétences à faire. Mais ça va bien au-délà : si on arrive pas à y voir clair sur sa trajectoire et se envies pro, c’est parce qu’on est trop chargées. La société nous pressurise.

On est dans de l’ultra productivité tout le temps et ça ne laisse plus de place pour ce qui est essentiel pour nous.

Bérangère : Il y a une pression énorme sur les mères. Il y a cette culpabilité permanente. Il faut être excellente dans dans tous les domaines, et en plus maintenant il faut tout faire bio, écolo, maison, se remettre à coudre. Certaines mamans adorent ça mais ça en plus de tout le reste, ce n’est pas toujours possible. Bien sûr qu’il faut faire des choix. Ton message est vraiment super intéressant en ce sens.

Stéphanie : Ces injonctions, c’est ce qu’on appelle la charge mentale. On parle même maintenant de charge mentale écologique. Et souvent c’est quand même la femme qui va porter tout ça. La femme, à partir du moment où elle devient maman, elle est là pour prendre soin, faire en sorte que son enfant survive. Toute maman qui veut être la meilleure maman possible, va s’engager dans une course qui crée une charge mentale énorme. Elle peut vite se retrouver piégée là-dedans.

Reconversion vers le métier de coach de vie : Stéphanie témoigne !

On croule sous la charge mentale. On se couche le soir avec une liste de choses qu’on a pas faites. Puis on se réveille le matin avec une nouvelle liste de choses à faire. Et on s’épuise. C’est vraiment ce travail sur l’équilibre entre la vie pro et la vie perso qui est primordial.

Tu parlais de cette pression qu’on se met à trouver sa voie. Trouver son projet idéal tout de suite. Sa « mission de vie », moi c’est un terme qui me paralyse. J’ai découvert cette notion en quittant de salariat, mais aujourd’hui je ne pourrais pas vous dire si j’ai une mission de vie. J’ai des choses qui me tiennent à cœur, j’ai des choses que je veux partager, j’ai déjà repéré ce fil conducteur de l’amélioration continue.

C’est important de comprendre ce qui nous anime pour avancer en cohérence avec soi.

Stéphanie : Est-ce que ma mission de vie c’est d’améliorer le quotidien pour plus de bien-être ? Peut-être. Mais en tout cas il ne faut pas s’enfermer là-dedans. Il faut effectivement, repérer ce qui vous plaît, ce qui vous faire vibrer et aller le plus possible vers ça. Si c’est possible d’en faire une activité professionnelle et rémunératrice, tant mieux !

Mais peut-être aussi que ça va être une première itération. Comme moi en 2016, j’ai commencé par un projet. Je proposais certaines prestations que je ne propose plus aujourd’hui parce que j’ai évolué et que j’ai pris du recul pour dire : « ça j’arrête, ce n’est plus ce qui me fait vibrer ».

En 2020 j’ai pris le risque d’arrêter des prestations pour en démarrer de nouvelles. Je ne repars pas de zéro parce que j’ai une belle communauté qui me suit. D’ailleurs je leur en ai parlé, beaucoup m’ont dit qu’elles comprenaient tout à fait cette évolution. Certaines personnes ont arrêté de me suivre parce que ça ne leur correspondait plus. L’important c’est de respecter ce que j’ai envie de faire, et qui va peut-être encore évoluer dans 5 ans !

Bérangère : Ton témoignage est super intéressant, merci beaucoup. Ce qu’il faut retenir c’est qu’on est en amélioration continue. Ça fait sens avec ce que je prône quand beaucoup de femmes veulent trouver leur voie. Moi je pars du principe qu’on n’a pas qu’une seule voie. Si tu es persuadée que tu n’as qu’une seule voie, tu ne peux pas t’autoriser toutes ces bifurcations. L’être humain a besoin d’apprendre et d’évoluer. Ce n’est pas possible d’aller se chercher un objectif unique et statique. Un parcours professionnel, c’est dynamique et mouvant.

Stéphanie : C’est vivant !

Parle-nous de ta nouvelle activité. Quelle est la mission de ton entreprise ?

Stéphanie : Je suis toujours sur mes réseaux sociaux. J’ai un tout nouveau site internet qui sort : stephaniegenevois.com. Ma mission c’est vraiment d’accompagner les femmes qui travaillent à clarifier leur essentiel, alléger leur charge mentale, réconcilier vie pro et vie perso et aller vers un meilleur équilibre de vie.

Pour faire ça, je vous propose 3 niveaux :

Stephanie propose 3 niveaux d'accompagnement vers une vie équilibrée

Bérangère : Merci pour ton témoignage et à très bientôt !

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