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Comment lancer un podcast à succès, tout en gardant son emploi salarié ? Plutôt qu’une reconversion vers un projet entrepreneurial, Marie a choisi de conserver son emploi salarié, et de lancer un podcast en mode « side project ». Elle a créé le podcast « Maman Bosse », pour donner la parole aux mères qui travaillent, et qui témoignent de leur expérience de la complexe conciliation entre carrière et vie de mère.

Dans cet épisode, nous avons parlé de :

Plutôt qu'une reconversion vers un projet entrepreneurial, Marie a choisi de conserver son emploi salarié, et de lancer un podcast en mode "side project".
  • Sa formation, son entrée dans le monde du travail et le secteur de l’édition
  • Sa bifurcation vers l’informatique, un monde d’hommes alors qu’elle sortait de son premier congé maternité
  • La naissance du projet « Maman Bosse »
  • L’alignement de ce projet avec ses valeurs, la mission de son podcast
  • Ce qui la motive et lui donne l’énergie et l’envie de consacrer 10h par semaine à son side project de podcast

Bonjour Marie, je suis super contente de t’accueillir. Dis-nous un peu qui tu es ?

Marie : Je m’appelle Marie Pommier, je suis créatrice d’un podcast qui s’appelle Maman Bosse et qui parle, comme son nom l’indique, de carrière et de maternité. C’est ce sujet qui nous réunit aujourd’hui. Je suis ravie d’être là. Je t’ai reçue sur mon podcast il y a quelques mois déjà, donc à mon tour maintenant d’accepter ton invitation.

Bérangère : Ton podcast donne la parole à des mères pour qu’elles nous partagent leurs expériences de vie : comment elles font entre travail et carrière. C’est vraiment très intéressant parce qu’il y a vraiment tous les profils. Moi ce qui m’intéressait aujourd’hui c’est que tu nous partage la naissance de ce projet. Parce que finalement ce qui fait ta particularité c’est que tu es encore salariée. Tu es salariée ET tu as lancé ce podcast comme side project. Raconte-nous ton parcours et la genèse de ce projet !

Quelle est ta formation ? Comment as-tu choisi ton orientation ?

Marie a fait ses études dans le domaine du livre avant de lancer son podcast en side project

Marie : Alors moi j’ai fait des études dans le domaine du livre. C’est un choix d’orientation assez simple ! Jétais passionnée de lecture, donc je me suis dit que j’allais en faire mon métier : bibliothécaire, documentaliste, etc.

Et puis au fil des études, j’ai fait des rencontres et donc j’ai commencé ma carrière dans le domaine de l’édition de livres.

Je travaillais sur des livres qui n’étaient pas de la fiction : des livres scientifiques, scolaires, … Et puis dans le cadre d’une mobilité interne, à l’issue de mon premier congé maternité, j’ai eu l’occasion de changer de poste. J’ai pris un poste sur la partie informatique et c’est un peu là que la première petite graine de mon side project « Maman Bosse » a été plantée.

Quel était ton métier exactement après cette mobilité interne ?

Marie : Donc j’étais cheffe de produit côté édition papier et on m’a propossé un poste de cheffe de produit logiciel donc côté informatique. C’est une ocassion que j’ai acceptée pour une raison principale. Certes, le livre est une passion et ça le restera toujours, mais objectivement le marché de l’emploi dans le monde du livre en France est très restreint.

Du coup je me suis dit qu’en terme de perspectives de carrière et d’avancement ça allait être compliqué. L’informatique, c’est effectivement plus porteur et puis ça m’intéressait de découvrir de nouvelles choses.

Comment as-tu vécu ce changement dans ta carrière ?

Marie : Je suis passée du papier à l’informatique et donc, d’un monde professionnel très féminin à un monde 100% masculin. Ça a été une découverte et une surprise. Ça paraît évident dit comme ça, mais ce n’était pas quelque chose que j’avais anticipé.

Je pense que ça a été un peu le deuxième point de départ de Maman Bosse.

Marie a travaillé dans l'informatique avant de lancer son podcast en side project

Donc attends, tu es arrivée dans un secteur masculin et tu sortais de ton premier congé maternité ? Donc tu étais la seule femme, mais aussi la seule maman ?

Marie : C’est ça, j’ai fait tout au même moment. J’ai commencé à évoluer dans le monde du logiciel et donc j’ai eu plusieurs postes et plusieurs entreprises. Aujourd’hui je suis toujours salariée dans le domaine de l’informatique, je suis directrice produit.

Ce que j’entends, c’est que depuis le début il y a cet intérêt pour les contenus et des métiers autour du produit culturel.

Marie : Exactement, moi le fil rouge de mon parcours c’est le produit et le contenu du produit !

A ce moment-là, qu’est-ce qu’il se passe pour toi ? Comment tu t’es dit que tu allais lancer un side project de podcast ?

Marie : Alors, ce qu’il faut savoir sur moi c’est que tous les trois à quatre ans je change de poste ou d’entreprise. Quand on regarde mon CV c’est très marquant. Donc au bout d’un moment je me suis quand même rendue compte que ça pouvait pas être dû au hasard. En fait, généralement au bout de trois ans je commence à avoir fait le tour de mon poste. Et au bout de quatre je m’en vais, parce que je m’ennuie franchement.

Il y a presque deux ans, j’arrivais tranquillement aux trois ans de mon poste et je me suis dit « tu le sais, tu te connais, d’ici 18 mois/un an tu vas t’ennuyer ». Donc plutôt que de subir ces envies de changement, j’ai eu envie de les anticiper. Notamment parce que dans la structure dans laquelle je travaille aujourd’hui et aussi pour des raisons personnelles, les évolutions sont plus limitées. Et en même temps je n’ai pas envie de changer parce que j’adore cette entreprise et je suis passionnée par le produit sur lequel je travaille.

Bérangère : C’est ce besoin d’apprendre finalement qui entre en compte dans ton choix d’aller créer un projet à côté. Il y a toujours cette courbe d’apprentissage : j’apprends, je me nourris, j’acquiers une nouvelle compétence, puis j’arrive à un plateau et on a envie de changer. Toi tu as su identifier cela et c’est super important de connaître son fonctionnement.

Donc là, tu as vu que tu étais au bout de ta courbe d’apprentissage mais par contre tu adores ton entreprise ?

Marie : Exactement. J’ai mis en place des choses pour faire évoluer un peu mon poste dans la structure dans laquelle je travaille. J’ai dit à mon manager que j’allais arriver bientôt à une phase de routine et que je n’avais pas envie de ça. Du coup je lui ai proposé de travailler sur de nouveaux projets, de nouvelles missions, … C’est pour ça aussi que j’aime mon entreprise, c’est parce que ce genre de choses, c’est bien perçu et bien reçu.

J’ai donc pris de nouvelles missions, acquis de nouvelles compétences petit à petit. Mon poste a évolué et j’ai évolué avec lui. Mais en parallèle, j’avais envie d’un autre challenge plus important. Donc je me suis dit que j’allais faire un truc pour moi.

Comment tu as déterminé que ce side project pour toi ce serait un podcast ?

Marie : En fait, j’ai réfléchi à ce qui m’animait. Comme je te l’ai dit le fil rouge de ma carrière c’est le produit et le contenu donc je me suis dit que j’allais faire quelque chose autour de ça : je vais produire du contenu.

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Marie a lancé son podcast en side project à côté de son emploi salarié en CDI

Au départ j’ai pensé à ouvrir un blog parce que pour moi l’écrit et la lecture sont des choses qui comptent beaucoup.

Finalement j’ai choisi le podcast parce qu’on y raconte aussi des histoires, mais il y a aussi une dimension technique. J’avais envie d’apprendre la technique donc le podcast était le média parfait pour raconter des histoires et en même temps, continuer sur ma courbe d’apprentissage. Par ailleurs, j’étais évidemment une grande consommatrice de podcast.

Comment as-tu déterminé le sujet de ton podcast ?

Marie : J’aurais pu faire un podcast sur n’importe quoi, mais j’ai choisi ce sujet par rapport à mon parcours. Quand mon premier enfant est né, je suis passé d’un monde féminin à un monde masculin et ça a été très marquant. Pour la première fois de ma vie j’ai été une minorité.

Je suis une femme blanche CSP+ avec une éducation tout ce qu’il y a de plus traditionnelle. Pour la première fois j’étais en minorité : j’étais une femme, une mère dans un monde d’homme. Et cette expérience-là m’a fait me dire qu’il y avait un vrai sujet à creuser. Le fait d’être une femme et le fait d’être mère font de toi une minorité, et ce n’est pas normal.

Pour la première fois de ma vie j’ai été une minorité.

Tu l’as vécue comment cette situation professionnelle toi, en tant que mère et que femme ?

Marie : Dans ce monde d’homme, pour avancer, pour progresser, j’ai parfois dû sortir les rames. J’ai mis des choses en place parce que moi j’avais envie de continuer à avancer dans ma carrière. C’est vrai que j’ai fait cette expérience-là : à partir du moment où tu as un enfant, on décide un peu de ta carrière pour toi.

C’est à dire qu’un poste avec beaucoup de déplacements, on ne te le propose même plus. Comme tu as des enfants, on s’imagine que tu ne vas pas pouvoir. Et ben moi j’ai pris un poste avec plus de déplacements quand ma fille avait 6 mois. Parce que j’en avais envie, parce que c’était possible, parce que c’était partagé avec mon conjoint. Mais il a fallu que je me justifie de me positionner sur ce poste-là, alors que si je n’avais pas eu d’enfant, je n’aurais pas eu à me justifier.

Marie a lancé son podcast en side project après son congé maternité

Voilà, ce sujet je l’ai expérimenté personnellement depuis presque dix ans. Je me suis sentie très seule sur ces questions, parce que 10 ans en arrière c’était quand même des choses dont on parlait moins. Et puis finalement, en en discutant avec mes copines, mes cousines, mes collègues, etc : on passe TOUTES par là. Donc je me suis dit : j’ai de l’expérience et il y a un sujet, donc je vais faire un podcast là-dessus.

Bérangère : Donc en fait, tu es en train de nous dire que c’était un projet qui avait du sens pour toi. Parce que ça résonnait, c’était aligné avec toi, avec ton vécu, avec cette zone-là où tu te sentais compétente pour prendre la parole. C’est génial !

Les mères et le monde du travail

Bérangère : Bravo parce que je crois que c’est vraiment le premier podcast que j’ai croisé qui s’emparait vraiment de ce sujet-là. Les femmes et a fortiori les mères sont invisibilisées dans le monde du travail, puisque l’identité de mère n’est pas dans l’ADN du monde du travail aujourd’hui. Les femmes sont arrivées sur le marché du travail au moment où elles ont pu contrôler les naissances, donc c’est quelque chose qui a 30 ans. Mais le monde de travail lui, il était déjà masculin. Malheureusement c’est encore un peu comme ça en 2021.

Comment tu as créé le podcast concrètement ?

Marie : Alors moi je suis vraiment partie sur ce projet en mode loisir. Il a beaucoup de ressources gratuites sur internet donc j’ai regardé des vidéos Youtube, j’ai lu des articles, j’ai écouté des podcasts sur la création de podcast et j’ai rejoint des groupes facebook sur ce thème.

Pour Noël je me suis fait offrir un petit micro d’occasion que j’avais repéré dans une boutique pas très loin de chez moi. J’ai commencé à faire des essais toute seule chez moi. Je me suis formée au logiciel de montage en regardant des vidéos sur internet. Et voilà ! J’ai démarré comme ça sans trop réfléchir.

Combien de temps il faut pour lancer un podcast ?

Marie : J’ai commencé à avoir cette idée et à en parler à l’automne 2019. J’en ai parlé un peu autour de moi, et au bout de la dixième personne qui m’a dit franchement c’est une super idée, je me suis dit : « Je vais le faire. J’essaie, je fais 10 épisodes et on verra ! ». Je m’étais fixée comme deadline mars 2020. J’aime bien fonctionner avec des échéances dans ma vie pro comme perso. Donc à l’automne 2019 je me suis dit : « Tu auras ton micro à Noël. En mars tu mets en ligne un épisode quoi qu’il arrive » .

Le confinement est arrivé, j’avais 2 épisodes de prêt. Mon entourage me disait que ce n’était pas le bon moment pour lancer un podcast. Mais je me suis dit que si je le faisais pas là, je ne le ferai jamais. J’avais envie de le sortir tout de suite. Je ne regrette pas du tout, parce que si j’avais attendu qu’on sorte de la pandémie et bien Maman Bosse n’existerait toujours pas. J’ai lancé mes deux premières épisodes fin mars, et puis j’ai enchaîné avec un épisode toutes les deux semaines et j’ai continué à progresser.

J’imagine que tu dois avoir beaucoup d’écoutes ?

Marie : Aujourd’hui j’ai un peu plus d’une trentaine d’épisodes. Je suis à 3 par mois en ce moment et j’ai un peu plus de 30 000 écoutes. Certains épisodes font plus, d’autres font moins. Je ne suis pas très attachée aux chiffres.

On ne va pas se mentir, si j’avais 10 écoutes au bout d’un an et demi je pense que j’aurais arrêté. Mais moi mon objectif n’est pas de faire 1 million d’écoutes par semaine, parce qu’aujourd’hui c’est un projet à côté de mon activité salariée.

Ce projet a la place que je lui accorde. Si je voulais emmener Maman bosse beaucoup plus loin, il faudrait que j’y consacre plus de temps. C’est un choix que j’assume.

Justement, ce side project te prend combien de temps par semaine ?

Marie : J’ai fait l’exercice de comptabiliser et un épisode, c’est environ une dizaine d’heures de travail. Je sors 3 épisodes par mois donc à peu près 30h.

Quelles sont les étapes pour créer un épisode de podcast ?

1. Trouver les intervenantes

Il faut d’abord trouver des invitées, donc moi j’ai commencé avec des gens de mon entourage : des copines, des cousines, etc. Puis après le bouche à oreille et les réseaux sociaux ont fait le reste ! Il y a aussi des gens que je démarche en fonction de certains sujets que j’ai identifiés. Par exemple, j’adorerais recevoir une femme qui travaille de nuit et qui a fait le choix de ces horaires-là.

2. Réaliser les entretiens

Après il y a les échanges. J’aime bien faire un premier entretien téléphonique pour rencontrer les gens, parce qu’il faut trouver le bon sujet mais aussi la bonne personne pour le porter. Il y a aussi la question de l’élocution et de la capacité à prendre la parole.

3. Monter les épisodes

Ensuite, il y a le montage. Moi je monte beaucoup mes épisodes. J’ai un format final de 30 minutes mais j’ai des enregistrements qui vont jusqu’à 1h30. J’enlève des choses, je reconstitue l’histoire. J’essaie vraiment de construire quelque chose. Le montage, c’est aussi enlever les « euuh », les bruits de bouche, les soufflements, … C’est aussi couper des phrases, des idées qui s’éternisent. C’est un choix éditorial que je fais.

4. Faire le mixage

Exactement. Après je rédige mon introduction, ma conclusion, et je les enregistre. J’ajoute ma musique. Ensuite, il y a encore un travail de mixage pour égaliser les sons et les voix. C’est une partie sur laquelle j’ai décidé de me faire aider et de sous-traiter.

5. Créer la communication autour du podcast

Et puis en dernier il y a la communication. Parce que des podcasts il y en a plein, sur tous les sujets. Donc si vous voulez qu’il soit écouté, il faut le faire connaître. Ça implique de la création de contenu et du référencement.

Bérangère : Beaucoup de mères ont envie de sortir d’un job qui ne leur convient pas, ou de trouver une activité en parallèle comme ça pour être davantage en phase avec leurs valeurs.

Où tu en es avec ces deux activités qui se superposent : vie salariée et podcast ?

Marie : Tout ce travail de création de contenu sur les réseaux sociaux, c’est quelque chose que je ré-exploite dans ma vie professionnelle. Une partie de mon poste est lié à la communication donc les deux se font écho. Moi je me sens très alignée en menant ce projet qui est finalement un peu mon aventure entrepreneuriale à moi.

Même si ça reste un loisir, il y a quand même une dimension financière puisque j’investis dans un prestataire pour le mixage. Je me suis fixée un budget loisir et ça doit rentrer dans mon enveloppe. Je fais des choix aussi de ne pas faire certaines choses parce que ça ne rentre pas dans mon budget.

Comme je l’ai dit, je pourrais amener Maman Bosse plus loin. J’ai identifié ce que je pourrais faire comme par exemple créer un site internet. C’est un choix : je n’ai pas le budget pour le faire ni le temps. Je pourrais renoncer à mon abonnement Netflix, mais pour l’instant je ne fais pas ce choix.

Finalement un side project, c’est comme une mamantreprise, mais en mode loisir !

Marie : Je l’ai vraiment appréhendé comme une aventure entrepreneuriale très alignée avec mes valeurs et ma vie professionnelle. Ce qui m’anime aujourd’hui dans ces deux projets c’est l’humain. Moi je suis manager, ce qui me fait vibrer tous les jours ce sont les échanges avec mes collaborateurs, les emmener là où ils ont envie d’aller, les faire grandir, les faire progresser.

Et finalement ce que je fais avec Maman Bosse c’est de l’humain aussi. C’est dire aux femmes : vous pouvez avoir la carrière que vous voulez, rien ni personne ne doit vous en empêcher. Oui c’est dur quand on est mère. Oui il y a des contraintes, mais ça se gère. Mon projet c’est de montrer qu’il y a plein de façons d’être une Maman Bosse. Il y a autant de façons qu’il y a de femme. Ce qu’il faut, c’est trouver sa façon, et être alignée avec et ne pas subir.

Pour moi, s’il y a un poste avec des déplacements professionnels et que c’est le poste de vos rêves, c’est pas parce qu’on a un enfant qu’il faut forcément refuser. Il y a des solutions qui existent et des choses à mettre en place. C’est valable à tous les niveaux dans une carrière.

Bérangère : C’est super challengeant de jongler entre vie pro et perso. On connaît toutes ça. C’est un vrai challenge de pouvoir piloter sa vie professionnelle et pouvoir se projeter dans ce contexte très particulier.

C’est quoi les facteurs-clés de succès pour porter un double projet professionnel comme le tien avec ton podcast ?

Marie : Je crois qu’il faut de l’envie. La raison pour laquelle je n’arrête pas, c’est parce que j’y crois. Je crois au message et à l’intérêt de ce que je fais. Sinon je ne mettrais pas le réveil à 5h30 certains matins pour mettre en ligne un épisode. Quasiment tous les soirs de la semaine, une fois les enfants couchés, de 20h30 à 22h, je travaille sur Maman Bosse. Je me suis fixé une limite donc à 22h j’arrête.

Marie travaille le soir sur son podcast

Les gens que je rencontre me portent. Et ça prend d’autant plus d’importance dans le contexte dans lequel on vit, parce que notre vie sociale est réduite. Comme je disais ce qui m’anime c’est les rencontres, c’est l’humain, donc depuis un an je souffre pas mal de cette vie sociale réduite. Le podcast, c’est un formidable moyen pour moi de compenser ça. C’est une ouverture sur le monde et sur les gens, depuis chez moi.

Encore une fois ça a du sens. Donc ça motive. Et quand on est motivée, on trouve l’énergie, l’envie, le jus pour bosser 1h30 de plus par jour pour un projet comme ton podcast.

Marie : L’autre sujet c’est de se mettre des règles. Au début je n’en avais pas. Même si je passais tous mes weekends jours et nuits dessus, il y a toujours du boulot à faire pour développer un projet ou une entreprise. Donc je me suis mis des garde-fous car ça reste un loisir. Je n’ai pas envie de m’interdire de faire une balade à vélo avec mes enfants parce que je dois programmer un épisode.

Bérangère : Bravo pour cette organisation et ce projet. Personnellement, je ne loupe pas un épisode.

Le mot de la fin pour toi ?

Marie : Si on sent en soi qu’on a un projet ou une envie de side project, avant de se dire que c’est impossible, il faut essayer. Il faut tester. Moi c’est comme ça que je fonctionne dans ma vie professionnelle et donc c’est comme ça que je fonctionne avec Maman Bosse.

Je me suis fixé une date, un objectif : fin mars, tu sors ton premier épisode, ensuite, tu essaie de faire les 10 premiers. Je pensais m’arrêter à 10, et puis j’ai commencé à avoir des retours hyper intéressants et hyper positifs sur Instagram donc j’en ai fait encore plus.

Après il y a des femmes avec des parcours incroyables qui sont venues me proposer leur histoire. Je ne pouvais pas ne pas livrer au monde ces histoires-là. Petit à petit on avance et c’est le meilleur moyen de vaincre son syndrome de l’imposteur et de gagner de la confiance en soi.

Un bon side project, c’est un projet qui nous donne des ailes et qui nous booste !

Marie : Un autre message que je voudrais faire passer c’est qu’avoir son propre projet qui nous tiens à cœur, c’est le meilleur moyen de réduire sa charge mentale. On me dit : « Comment tu trouves ce temps-là ? ». Mais ce temps-là, je l’ai toujours eu. Mes enfants ont grandis donc forcément c’est plus facile qu’avec un bébé de 6 mois.

Lancer un podcast en side project à côté de son emploi salarié demande une bonne dose d'organisation

Les journées de tout le monde font 24h. On a le temps qu’on s’accorde. Moi par exemple, il y a plein de choses que je fais moins dans ma maison, et tout le monde va très bien. C’est important de prendre conscience de comment on utilise son temps.

Avant je voyais du linge sale, donc je faisais directement une machine. Après je me suis dit que ce n’était pas toujours à moi de les faire, donc je me disais « Non je ne le ferai pas ». Mais en fait je consacrais quand même du temps à me dire que ce n’était pas à moi de le faire. Maintenant, si je passe devant le tas de linge, je lance la machine ou pas. Mais j’ai rempli ma tête d’autre chose que les courses, le linge, les enfants, … J’ai autre chose dans ma tête. C’est vraiment quelque chose que je recommande : trouvez le projet qui compte pour vous et vous allez pouvoir faire table rase des choses qui sont inutiles et qui vous polluent.

Bérangère : Merci pour ton témoignage qui nous montre que le bon projet te nourrit et il te donne de l’énergie !

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