Comment gérer le manque de reconnaissance au travail ?

L’autre jour, j’ai accompagné une jeune femme sur son changement de poste. Elle est commerciale, plutôt junior, et travaille dans une belle PME. Elle me décrivait ce qu’elle vit actuellement, avec son N+1.

Ce genre de petit chef(soupir) me fait me féliciter tous les jours d’avoir quitté la vie salariée pour travailler à mon propre compte, et ne pas avoir à subir ça…

Quand on a un petit chef…

Elle connaît donc actuellement une méchante frustration au travail : Quand elle est arrivée sur son poste, son N+1 ne l’a pas vraiment intégrée ni formée, faute de temps (ou de mauvaise organisation de son propre planning ?).

Elle doit souvent se débrouiller toute seule en cas de problème, car il n’est pas dispo pour lui répondre, et retient pas mal l’information.

Il ne la félicite pas pour les grosses affaires qu’elle lui ramène, car il les considère comme un dû. Du style « ben quoi, tu veux une médaille ? T’es payée pour ça… »

Il l’accompagne juste le jour de la signature des contrats, pour s’approprier l’affaire, et ne lui dit jamais merci.

Ensuite, il s’approprie les affaires gagnées lors des réunions mensuelles.

Un cas d’école, quoi. Car malheureusement, cette situation est tellement courante…

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Donner de la reconnaissance au travail avec un petit merci de temps en temps

Alors qu’est ce qui lui manque,  à cette jeune femme, au point d’être si mal dans ses baskets aujourd’hui ?

Elle pense même à changer de fonction, de métier. Elle remet en question ses compétences, se demande si elle est à sa place. Alors que ses objectifs de vente sont atteints, donc la question de sa compétence ne devrait même pas se poser…

Et bien il lui manque un petit « MERCI » de temps en temps.

Un petit merci qui veut dire simplement « tu as fait du bon boulot », ou encore « tu es quelqu’un de fiable ». Bref, un petit merci qui ne mange pas de pain, qui rassure quelqu’un qui démarre dans une entreprise (ou qui y est depuis longtemps, d’ailleurs), un petit merci gentil, poli et normal.

Le merci, c’est de la nourriture pour l’estime de soi. C’est un signe de reconnaissance tellement simple à donner, et qui peut avoir un impact si fort sur le travail et le bien-être des gens…

Je me rends compte en ce moment, alors que ma fille commence à bien parler, que le merci est vraiment le truc basique que je lui apprends. Je dis merci sans arrêt, pour lui donner l’exemple, et je la reprends avec un « on dit quoi ? » quand elle oublie de le dire. Donc le merci, c’est basique, c’est instinctif, dans la vie. Ça fait partie de l’éducation. 

C’est l’un des premiers mots que l’on apprend dans les guides touristiques, quand on part en vacances à l’étranger, avec bonjour et au revoir...

Alors pourquoi en entreprise, certains managers ne le disent pas à leurs collaborateurs ? Ces mêmes collaborateurs qui font tourner leur boutique ? Ceux sur qui repose l’activité opérationnelle d’une entreprise ? Des gens importants, quoi !

(Des gens, tout simplement, d’ailleurs)

Franchement, quand je vois que des entreprises mettent en place des coins baby-foot, des salles de sieste ou un Chief Happiness Officer pour commander des paniers de légumes bios pour tout le monde…je me dis que revoir les basiques, ça coûte moins cher, c’est moins « cosmétique », et ça a sûrement un impact plus fort sur l’engagement et le bien-être des collaborateurs…Non ?

Donner de la reconnaissance au travail, c’est si dur ?

En fait, nous ne sommes pas tous égaux devant le don de signes de reconnaissance à l’autre. C’est une question d’éducation, de croyances, de peurs parfois.

Certaines personnes ne savent pas dire merci. Ne peuvent pas dire merci, car ça leur enlève quelque chose (un peu de pouvoir, sûrement).

Il y a ce chef hyper-pudique« je ne donne aucun signe de reconnaissance, et puis d’abord je n’en donne pas à ma femme non plus, alors… ».

Il y a aussi l’orgueilleux «je n’en ai pas reçu non plus, moi, quand j’ai commencé. Donc je ne vois pas pourquoi j’en donnerais »,

On a aussi l’innocent « je n’ai jamais appris à en donner et je ne me rends même pas compte que je n’en donne pas »,

Le vicieux « si je dis que c’est bien, il va pouvoir me demander quelque chose, je me méfie »

Ou encore le bordélique « quoi, j’ai oublié, j’ai trop de travail, je ne peux pas penser à tout »

Bref, tous les prétextes sont bons.

Gratitude et reconnaissance au travail

N’empêche qu’obtenir de la reconnaissance et de la gratitude au boulot, ça fait du bien.

Si vous en manquez, pour ne pas en souffrir, il y a plusieurs options, à prendre une par une ou simultanément :

  • Apprendre à s’affirmer pour savoir demander explicitement et objectivement des signes de reconnaissance
  • S’auto-reconnaître de manière assez forte pour ne pas dépendre de la reconnaissance des autres
  • Partir
  • Se donner de la reconnaissance soi-même, et en donner aux autres, pour en recevoir mécaniquement en retour.

J’aime bien cette dernière option, parce qu’elle me fait venir deux idées agréables là tout de suite :

D’abord cette fabuleuse phrase de Gandhi, qui dit « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ».

Ben oui, tout changement commence par soi-même.

Ça a l’air simple comme ça, mais parfois on a la tête dans le guidon du quotidien, et pas assez de recul pour repérer la marge de manœuvre dont on dispose pour faire évoluer les choses au travail (ou ailleurs).

Et puis il y’a  une autre phrase qui me vient, et qui est bien connue dans l’état d’esprit du réseauteur.

C’est « Qui donne reçoit ».

C’est comme ça que ça marche, quand on veut réseauter, ou juste relationner sainement. Rends service à quelqu’un sans rien attendre en retour, et il te le rendra sûrement.

Ou quelqu’un d’autre te le rendra. En tous cas, faire un pas vers l’autre, c’est faire monter tout le bazar d’un niveau, croyez moi.

Et bien pour la reconnaissance au travail, c’est pareil. On dit MERCI, et sincèrement.

D’ailleurs, j’ai envie d’en profiter pour faire mon tour gratuit de gratitude. (Quoi ? Qui a dit remise des César ?) Avez-vous déjà fait cet exercice ?

Le principe : Vous remerciez, tout simplement. Pas forcément en adressant des mots à la personne ou la chose envers qui vous l’éprouvez, mais en ressentant ça, pour vous-même. La gratitude est un outil très fort de développement personnel. 

Pratiquer la gratitude au quotidien influe sur nos ressentis, notre façon de voir la vie, et donc sur les évènements qui nous arrivent.

Alors c’est parti, je remercie :

  • Je suis reconnaissante envers mes bons managers

Oui, parce qu’on ne parlera pas des mauvais managers (👉🏼 Je consacre tout l’article « Quitter sa boîte à cause d’un mauvais manager ? » à ce sujet, vous le trouverez ici)

J’en ai pourtant rencontré, comme tout le monde, alors du coup je suis doublement contente d’en avoir eu des bons, et deux en particulier. Ces deux personnes ont été modélisantes pour moi (modélisant, ça veut dire « sur qui j’ai copié-collé quand je suis devenue manager à mon tour », on en a tous un, non ? )

Je remercie donc Anne, la manager qui aime les gens et avec qui tout est simple et bien fait au boulot.

Je remercie aussi Jean-Marie, l’excellence dans la confiance et la bonne humeur.

  • Je suis reconnaissante envers mes bons collègues

Je remercie tous ceux qui ont accompagné mon parcours professionnel à travers nos victoires, nos crises de confiance, nos décisions difficile à prendre au moment des PSE (déjà 3 PSE traversés dans 3 entreprises différentes, au jour de mes 29 ans, qui dit mieux ?), nos moments de révolte contre nos entreprises, nos chefs, un système, et aussi nos fous rires, nos bouffes d’équipe, tout ça tout ça…

  •  Je suis reconnaissante envers ceux qui m’ont accompagnée dans mon évolution professionnelle

Merci à tous mes formateurs en PNL, naturopathie, analyse transactionnelle, coaching, les différents thérapeutes qui m’ont aussi donné le goût de l’accompagnement, mes superviseurs successifs, et en particulier Sandrine et Isabelle.

  • Je suis reconnaissante envers les professionnels qui m’ont fait confiance

Merci à vous, mes clients en demande de changement. Pour cette énergie, cette prise de responsabilités, cette reprise de pouvoir assumée sur votre vie, quand vous me contactez parce que vous avez décidé de la changer, avec tout le courage et le travail que cette démarche demande.

Merci de m’amener vos questionnements, qui peuvent résonner avec les miens, et qui font que ma pratique s’améliore tous les jours. Merci de votre confiance.

  • Je suis reconnaissante envers mes amis et famille

Dans la pyramide de Maslow, il y a le besoin d’appartenance qui arrive au 3ème étage. Alors là, pour le coup, je me sens carrément appartenir à nos petits nids, vous êtes mes piliers, mes soutiens inconditionnels, merci pour tout cet amour.

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2 réflexions au sujet de « Comment gérer le manque de reconnaissance au travail ? »

  1. Bonjour, sur le manque de reconnaissance au travail il me semble que dans votre approche il manque la recherche d’une amélioration de la qualité relationnelle entre l’employé qui souffre de ce manque et son patron ou supérieur hiérarchique « auteur » de la frustration.

    Il n’est pas absolument certain que celui-ci se rendre compte de la situation qu’il créée. Il sait évidemment qu’il ne gratifie pas, mais il ne « sait » pas forcément (« savoir » pris au sens d’une prise de conscience) ce que cela génère comme frustration, ou en tout cas n’a pas forcément conscience du niveau (de l’importance) de la frustration.

    Un dialogue n’étant pas toujours facile à mettre en place directement entre les deux parties pour des raisons faciles à imaginer, l’intervention d’un tiers (genre médiateur ou personne connue pour son indépendance de jugement et ayant l’écoute du patron auteur de la situation), peut permettre de faire évoluer les choses et à le mérite de provoquer un changement sur du long terme, pouvant être aussi bénéfique à d’autres personnes de l’entreprise qui sont de facto et pour cause d’origine identique, dans la même situation.

    Qu’en pensez-vous ?
    Cordialement

    1. Merci pour ce commentaire, Alexandre. Effectivement, vous avez raison. Il existe plusieurs manières de venir à bout d’une situation problématique ayant pour cause le manque de reconnaissance au travail, et l’amélioration de la qualité relationnelle entre manager et managé en est une.
      Comme je l’ai écrit, tout le monde n’est pas « égal » devant le don de signes de reconnaissance.
      L’intervention d’un tiers, tel médiateur ou coach professionnel pour l’amélioration d’une telle situation, peut constituer une vraie porte de sortie par le haut, et pour les deux parties.

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