Comment bien choisir son coach (professionnel) ?

Et éviter certains pièges…

Ce matin, je me régalais de mon petit chaï latte sur ma terrasse, quand j’ai saisi La Dépêche et suis tombée sur ce titre en première de couverture : « Comment bien choisir son coach ?».

J’ai donc posé mon mug immédiatement pour me jeter avec délectation dans la lecture de ce papier, qui je l’avoue, m’a mise dans une situation de petite (grosse) frustration, car il y manquait plein d’infos, à mon sens.

Et malheureusement, je n’ai pas trouvé cet article éclairant...

Comment bien choisir son coach ?

Comme j’ai plutôt (une grosse) tendance à écouter mes émotions (la frustration en est une), j’ai ressenti le besoin d’écrire cet article pour vous donner quelques précisions sur ce qu’est le « coaching », et sur les points à vérifier pour ne pas se tromper dans le choix de votre coach professionnel.

La profession n’est pas encore réglementée (tout le monde peut, aujourd’hui, se proclamer « coach »), il n’y a donc pas de barrière à l’entrée en théorie pour qui veut se lancer (mais dans la réalité vous allez comprendre au fil des lignes que des barrières, il y en a, si l’on souhaite faire de cette activité son métier, compte-tenu de l’exigence de la discipline quand elle est pratiquée dans les règles de l’art).

Le terme « coaching » est très à la mode, et représente un marché qui émerge, et dont le potentiel financier est conséquent, disons-le.

Soyez donc sélectif.ve et curieux.se dans le choix de votre coach professionnel, pour ne pas vous faire avoir par le syndrome « Cour des miracles » qui sévit en ce moment sur la place…dont les coaches professionnels « exigeants », et les clients coachés sont les victimes collatérales.

Je profiterai aussi de cet article pour donner des infos sur ma pratique du coaching, et vous informer sur comment moi, à titre perso, je fais tout pour rester la plus pro possible (en mode adjudant-chef dans ma pratique parfois, je sais, mais c’est important :))

Et encore un point : je sais que mon blog est lu par beaucoup de coachs, ou d’aspirants au métier de coach. J’espère que vous trouverez ici un éclairage sur ce que nos potentiels clients sont en droit d’attendre, en faisant appel à nous.

Outils du Coach

Coaching, ou conseil ?

Le « coaching » au sens large, est un mot que l’on emploie de plus en plus aujourd’hui comme un raccourci pour dire « un spécialiste du sujet X qui va m’aider à organiser mon mariage/perdre des kilos/retaper la chambre des petits/ trouver une petite copine ». Bref, un.e spécialiste du sujet qui m’intéresse et qui va me donner des tuyaux, parce qu’il.elle sait comment faire, et pas moi.

Sauf que le coaching professionnel, ce n’est pas ça. Ça, c’est de l’accompagnement. Du conseil.

Ici, je vais vous parler du « coaching professionnel », tel que je le conçois (et qui en est une vision plutôt orthodoxe, je vous l’accorde. Mais un torchon, ce n’est pas une serviette, n’est-ce pas ?)

C’est quoi le coaching professionnel ?

Le coaching professionnel, comme son nom l’indique, intervient dans le cadre d’une situation professionnelle problématique, qu’un individu amène à son coach, sous la forme d’une demande. C’est une technique d’accompagnement de l’individu (ou du groupe), dont le cadre précis est défini au départ par un contrat d’intervention, et qui n’est ni du conseil, ni de la thérapie.

Le coach n’est pas spécialiste du sujet que lui amène le coaché, mais il est spécialiste sur la façon de le questionner pour qu’il sache trouver ses solutions tout seul.

Le coach ne donne donc, en principe, pas de conseil lorsqu’il intervient dans un contrat de coaching : « Il ne donne pas les poissons, il apprend à son client à fabriquer sa canne à pêche ».

Sa raison d’être est donc de développer l’autonomie et le potentiel de son client, pour que les objectifs définis dans le cadre du contrat de coaching soient atteints à la fin de l’accompagnement.

Donc prenez un coach pour apprendre à faire tout.e seule, et prenez un consultant si vous avez besoin de conseils, ou qu’on fasse les choses à votre place. Tout dépend de votre objectif final, et du temps dont vous disposez, en fait.

Un coach professionnel doit être sérieusement formé

On ne s’improvise pas coach. Accompagner des individus en inconfort, voire en difficulté, en souffrance implique d’être formé sérieusement à des techniques d’accompagnement spécifiques et professionnelles.

Les formations au coaching fleurissent dans tous les sens, car le concept est à la mode, et marche très bien. Il y a de plus en plus de demandes, c’est vrai. Du coup, sur Internet, vous trouverez comment vous former au coaching en 3 jours. Sérieusement…3 jours ! > Ce qui veut dire, qu’après une formation de 3 jours, vous pouvez vous dire « coach », et accompagner des personnes en burn-out, par exemple.

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Personnellement, ça me choque, que des « formations au coaching » vendent ça…

Comment vérifier qu’un coach est bien formé ?

Demandez à votre coach comment il s’est initialement formé au coaching, mais ce n’est pas tout.

Assurez-vous qu’il continue de s’y former régulièrement, pour mettre ses connaissances à jour, et garder une pratique en lien avec les évolutions du terrain.

Un coach professionnel sérieux doit vous répondre sans hésitation, car il n’a rien à cacher et sait que cette question est importante.

Il existe une petite poignée d’écoles sérieuses qui dispensent des formations longues, et les universités et IAE commencent à s’y mettre dans leurs parcours management ou RH.

Soyez vigilant sur la notion de «coach certifié» : Les certifications/accréditations reconnues comme officielles sont celles issues des principales fédérations ( l’ICF, la SFCoach et l’EMCC) . Par conséquent, je vous laisse vous faire votre propre opinion sur les écoles de coaching qui « certifient » elles-mêmes leurs propres stagiaires, de leur certification « maison »….

Quid de la certification RNCP ?

En ce moment, les écoles mettent également en avant leur certification « RNCP ». Alors. Cela veut dire, oui, que la formation en question figure bien au registre national des certifications, donc qu’il existe un moyen de se la faire financer par le CPF par exemple. Cela veut dire aussi que ses modalités d’évaluation correspondent bien à ses objectifs pédagogiques, etc.

Mais ce n’est pas un label attestant de la qualité d’une formation 🙂  

Pour ma part, j’ai choisi de me former en 2013 par le biais d’une formation universitaire, à l’IAE de Toulouse.

Parce que pour moi, pour une profession non réglementée, c’était un gage de qualité, ne serait-ce par le niveau de sélection de la formation (20 places par an pour l’IAE, contre des promotions de 200 à 300 places disponibles pour certaines écoles de coaching dites « certifiantes »…) Donc je suis partie pour 273h de formation sur un an à l’époque, l’écriture d’un mémoire professionnel, et un processus d’évaluation rigoureux et exigeant.

Un coach professionnel doit être supervisé

La supervision, individuelle ou en groupe, c’est le fait, pour un coach, de se faire régulièrement coacher lui-même sur sa pratique par un coach plus expérimenté.

La supervision du coach sert notamment à valider, confronter, faire évoluer sa pratique, et s’assurer de rester dans les clous de la déontologie et de l’éthique du coaching professionnel.

Tout coach professionnel digne de ce nom doit être supervisé régulièrement. Même si cela représente du temps, et un investissement financier.

C’est la preuve qu’il est sans cesse dans la volonté d’améliorer la qualité de ses suivis. Cet élément est donc également à vérifier avec les coaches que vous allez rencontrer.

(👉🏼Pour info, je suis actuellement supervisée collectivement par Isabelle Asseman, dans son groupe toulousain de supervision de coachs « avancés »)

Un coach professionnel travaille dans le cadre d’un contrat

Vérifiez que votre coach vous propose un cadre de travail précis, qui fait l’objet d’un contrat écrit.

Ce cadre est caractérisé par un nombre de séances défini à l’avance, un objectif global de suivi, une fin connue. Le tout matérialisé dans un contrat écrit, qui doit être signé au démarrage du suivi.

Si un « coach » veut vous vendre un coaching sur une durée plus longue qu’un an, vous êtes en droit de le questionner à ce sujet (le but du coaching est de rendre le client autonome, pas de le garder le plus longtemps possible…)

Un coach professionnel sérieux doit avoir une éthique et une déontologie strictes

Un « vrai » coach professionnel doit avoir une éthique de vrai coach, et respecter un code de déontologie strict.

Cette déontologie reprend les éléments que nous voyons ici, à savoir obligation de se former, de se faire superviser, de fixer un cadre contractuel, de ne pas intervenir hors de son champ de compétences (se prendre pour un psy, ou faire de fausses promesses, etc.), et de ne pas prendre l’ascendant (le pouvoir, quoi) sur son client, de quelque manière que ce soit.

Exemples en vrac :

– On ne coache pas deux personnes proches (associés compris, ils doivent être coachés par deux coaches différents : Dans une relation, on ne peut pas être juge et partie).

– On ne coache pas un N+1, si on coache son N-1. Idem.

– On ne peut pas répondre à la demande d’une entreprise qui ferait coacher l’un de ses cadres pour qu’il décide de partir, ou pour se couvrir d’un potentiel litige prud’homal  (oui, c’est fou, mais ça existe, j’ai déjà refusé une demande de ce type).

– On ne peut pas promettre la lune, d’ailleurs le coach a une obligation de moyens, et non de résultats. Il n’y a pas de secret, le résultat sera le fruit de VOTRE travail.

– On ne peut pas avoir d’intention pour son client, si ce n’est celle de l’accompagner au mieux vers l’autonomie. Prendre des décisions à sa place, c’est non.

(👉🏼De mon côté, je fournis mon code de déontologie en annexe de tous mes contrats de coaching, d’ailleurs je vous le tiens à disposition sur demande)

Un coach professionnel travaille sur lui-même

Un coach professionnel sérieux s’est lui-même fait coacher, et s’est souvent fait/se fait accompagner par un thérapeute. Il doit s’engager à tout faire pour maintenir son équilibre mental et émotionnel, pour garantir une neutralité parfaite dans l’accompagnement de ses clients.

Vérifiez-le.

(👉🏼À titre personnel, je me fais accompagner et change de thérapeute tous les ans. Dans mon métier, se faire accompagner est indispensable à mon sens, pour garder l’équilibre. Je considère cette « hygiène » psychique sur le même plan qu’une activité sportive par exemple.)

Un coach professionnel pratique (et fait payer) son coaching

Combien de coachs ne pratiquent pas leur art, parce qu’ils ne trouvent pas de clients ? Plein !

Certains déroulent un CV énorme en formation ou consulting en entreprise, et disposent aussi de la corde coaching à leur arc, mais ne le pratiquent pas. D’ailleurs, les références-clients qui figurent sur leur site, sont souvent des clients de leurs formations, ou leurs missions de conseil. Point intéressant à vérifier, donc.

Demandez donc plutôt à votre potentiel coach de combien d’heures payantes de pratique il peut se prévaloir, et non depuis quand il pratique le coaching. Parce qu’être « coach certifié » depuis 10 ans mais pour 5 clients, ça n’a pas le même sens que d’être certifié depuis 5 ans, avec un millier d’heures payantes de vendues, n’est-ce pas ?

Idem. Quand on débute dans la profession et qu’on n’a pas de client, on est tenté de coacher son entourage pour quelques euros, ou par le biais d’un troc de services. Sauf que ça, ce n’est pas du coaching professionnel > coacher ses potes, ce n’est pas éthique. Ne pas monnayer son service de coaching, ça joue sur l’efficacité de l’accompagnement, et ça peut même être dommageable pour la personne coachée.

Quels sont les tarifs du coaching professionnel ?

À mon sens, un coach qui brade ses prix, est souvent un coach qui n’a pas de client (l’histoire classique de l’offre et de la demande, quoi !). Vérifiez donc que le prix de ses prestations soient en cohérence avec le marché.

(👉🏼À date, j’ai accompagné des centaines de clients en coaching individuel pour plus d’un millier d’heures (je ne pratique pas le coaching d’équipe), ainsi qu’à peu près le même nombre d’heures de formation, en collectif.)

Un coach vous propose toujours un entretien exploratoire

Quoi qu’il en soit, je vous conseille vivement de rencontrer plusieurs coaches avant de vous décider. Un coach professionnel vous proposera toujours un entretien dit « exploratoire », avant de s’engager sur un contrat. Cet entretien (gratuit) vous sert à définir notamment si le coach vous convient, et si vous avez le feeling avec lui.

Quand au coach, il lui permet de définir si la problématique que vous lui amenez est bien dans son champ de compétences. Par exemple, je peux décider de ne pas accepter un coaching, si je détecte en entretien exploratoire, que la problématique que le client m’amène est plutôt d’ordre thérapeutique, ce qui n’est pas mon métier.

Aaah, je me sens beaucoup mieux, maintenant que j’ai apporté ces quelques précisions 🙂

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Cet article a 2 commentaires

  1. Bonjour et merci pour votre article !
    Je suis convaincu que votre approche recense les critères légitimes d’évaluation d’un coach. Vous prouvez que vous voulez être le coach dont vous rêvez pour vous-même et je pense que c’est la bonne approche.

    Vous parlez d’un classique à lire et à relire en fin d’article mais la référence manque. C’est une coquille ou une façon de nous dire qu’il n’y a pas de classique ? 🙂

    Bien cordialement,
    JVS

    1. Merci !
      alors oui, il y a un bug probable sur l’affichage, surtout si votre navigateur est Safari, je ne sais pas l’expliquer !
      Mais la question du classique de référence mérite d’être posée 🙂
      Moi j’aime beaucoup « Le Métier de coach », de François Délivré. Vous l’avez lu, peut-être ?

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