Les « soft skills », ces compétences que vous détenez et auxquelles vous ne pensiez pas

Quand on veut changer de boulot, tout n’est pas simple.

Souvent, on hésite à sauter le pas, parce qu’on n’a pas confiance en soi. Pas confiance en ses compétences, plus précisément.

Je le remarque surtout chez mes clients qui n’ont pas changé de poste depuis longtemps. Ou qui n’ont jamais travaillé que dans une seule et même fonction, au sein de l’entreprise :

« Si je pars, je me demande bien ce que je vais pouvoir faire d’autre, puisque je ne sais faire que ça ».

Alors oui, bien sûr, apprendre un nouveau métier ou prendre un virage important pour sa carrière, c’est développer de nouvelles compétences, forcément. Ne serait-ce que la compétence de « savoir changer ».

Et justement. Savoir changer, c’est une compétence qui ne s’apprend pas en formation. Mais c’est une aptitude que l’on va développer en changeant, et en re-changeant.

Cette capacité à savoir changer, qui peut s’apparenter à la capacité d’adaptation, ça fait partie de ce qu’on appelle les « soft skills ». Et ça, c’est très recherché par les entreprises.

Prendre conscience de vos soft skills va vous faire reprendre confiance en ce pan entier de vos compétences, auquel vous ne pensiez pas. Et ça, ça fait du bien 🙂

Voici donc 5 points importants à connaître sur les soft skills

Je vous propose d’engager une réflexion sur les vôtres. Celles que vous allez pouvoir faire valoir pour passer avec succès à la prochaine étape de votre longue carrière.

Et topper votre prochain job.

Qu’il se trouve en interne dans votre organisation actuelle, ou dans une autre entreprise.

Qu’il se trouve dans la poursuite de votre métier actuel, ou dans un autre métier, à l’issue de la reconversion que vous voulez mener.

Mettre en avant ses soft skills, c’est utile pour tous les projets professionnels.

C’est quoi, les « soft skills » ?

Littéralement « compétences douces », par opposition aux « hard skills », les compétences dites « dures ». Je ne traduis volontairement pas ce terme par « compétences molles », comme la version française a décidé de le faire, car en réalité, ces compétences ne sont pas molles du tout.

Une « soft skill » est une qualité souvent associée au domaine de l’intelligence émotionnelle.

Par exemple : Votre façon d’entrer en relation. De la cultiver. De communiquer avec les autres. D’être apprécié pour vos qualités humaines. D’être intuitif. Chaleureux. D’être optimiste et de voir le verre à moitié plein, etc.

Certains auteurs qui écrivent sur le leadership associent les « soft skills » au versant plutôt féminin de l’être humain. À vous de vous faire votre avis là-dessus, mais il est vrai que communication et instinct sont traditionnellement rangés dans la catégorie « Vénus » de nos qualités/compétences…

À quoi servent les « soft skills » ?

En identifiant les vôtres, et en sachant comment bien les utiliser et les mettre en avant, vous allez même avoir une longueur d’avance sur vos « concurrents ».

J’entends par concurrents, les collègues qui visent la même évolution professionnelle que vous en interne, ou les candidats au même poste que vous, si vous êtes en recherche d’emploi.

Vos soft skills vont vous donner de la matière à défendre en entretien d’embauche, surtout quand on vous demandera de parler de vous. D’exprimer vos principales qualités, par exemple.

Pourquoi les « soft skills » sont-elles si appréciées par les entreprises ?

Ces compétences sont appréciées en entreprise, parce qu’elles complètent bien les savoir-faire plus terre-à-terre (« hard skills ») que sont par exemple : Le sens de l’organisation, les techniques de négociation, ou encore la gestion commerciale, etc.

Elles le sont particulièrement lorsque les postes que l’entreprise propose sont en contact direct avec les clients (internes ou externes).

Recruter les « soft skills », une assurance pour l’avenir

Et surtout, les soft skills ne périment pas.

Parier sur l’embauche d’un candidat plein d’empathie et d’instinct est un bon investissement sur le long terme pour un recruteur. Alors que « maîtriser le logiciel untel » prévoit des mises à jour régulières, qui ne sont pas gratuites pour l’entreprise…

En plus, on dit aussi que les « soft skills » sont le cœur des qualités du leader. Les recruteurs seront donc encore plus attentifs à la façon dont vous les exprimez, s’ils sont à la recherche d’un candidat à fort potentiel d’évolution.

Les trois principales « soft skills » attendues dans les entreprises :

  • Un fort sens de la communication

A l’oral ou à l’écrit, savoir communiquer en long, en large, et en travers est un point incontournable. En quantité certes, mais surtout en qualité : Une influence efficace, de façon simple et claire et qui démontre à son public qu’elle a été écoutée et comprise.

  • Savoir convaincre

Savoir influencer et convaincre les clients, les collaborateurs, les partenaires, les hiérarchiques, les pairs, et le tout dans le bon sens. Y parvenir nécessite une touche de subtilité, et toujours du plein d’écoute et d’empathie en amont.

  •  Faire preuve d’humilité

L’humilité, c’est avoir un sentiment modeste de sa contribution, de sa situation et de sa position. De plus en plus, les leaders autoritaires et avides de pouvoir (tiens, ça me dresse le poil sur le bras rien que d’en parler, ça doit réveiller chez moi un mauvais souvenir !), même s’ils peuvent démontrer une certaine efficacité à court terme, sont sur le déclin (et bienheureusement !).

L’idée aujourd’hui est de laisser son ego à la porte, et d’être conscient du potentiel de toutes les idées qui émanent de l’équipe. Ça c’est du raisonnement à long terme, et c’est bon pour une boîte.

Donc vous l’avez compris, les « soft skills » n’ont rien de compétences « molles ». Moi je dirais « compétences douces ».

Apprenez à définir vos propres soft skills

Voici un exercice pour arriver à les extraire de votre expérience, pour pouvoir les mettre en avant dans vos candidatures, ou face à un recruteur.

Vous allez faire un inventaire exhaustif de vos compétences, et pour cela vous devez lister :

  • Vos expériences factuelles en termes de missions et tâches
  • Les compétences « dures » que vous en tirez, sous la forme de verbes d’action (recruter, utiliser Excel,etc.)
  • Les « soft skills » qui vous ont permis de mener ces missions de manière particulièrement qualitative (bien communiquer, être emphatique, etc.). Comme des « qualités support ». Vous voyez ce que je veux dire ?

Il n’est pas toujours facile, de se mettre en avant, et de parler de ses qualités.

De mettre en valeur ses compétences, quand on n’a pas l’habitude de parler de soi.

Et de SE mettre en valeur tout court, d’ailleurs. De se « vendre ».

Et puis que faut-il dire d’assez positif sur soi pour se mettre avant, mais sans pour autant paraître présomptueux.se ? Il y a un équilibre à trouver.

Surtout qu’on nous dit plein de choses différentes sur ce qu’il faut dire quand on est en recherche d’emploi, et qu’il est difficile de faire le tri entre les bons et les moins bons conseils…

En plus, chercher un bon job est une situation exceptionnelle, sur laquelle on n’aime pas avoir à l’idée qu’il faudra se former un jour…alors on n’est pas prêt.e !

Donc >> Vous voulez un coup de main ?

Prenons le temps de parler de votre situation, et je vous expliquerai comment je peux vous aider à faire le point sur vos atouts et compétences.

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8 réflexions au sujet de « Les « soft skills », ces compétences que vous détenez et auxquelles vous ne pensiez pas »

  1. Bonjour Bérangère et merci pour cet excellent article! Les soft skills prennent de plus en plus d’importance dans la vie de l’entreprise. Les recruteurs doivent réussir à les déceler dans le comportement des candidats. Et comment les déceler? En posant les bonnes questions! Les ressources humaines sont et seront une question de personne!

  2. Merci Bérangère pour cet article. Lorsque qu’on a « grandi » dans des entreprises qui ne reconnaissaient et valorisaient quasiment que les hard skills, il est difficile de prendre conscience de ses soft skills et donc de construire sa confiance en soi dans le domaine professionnel. Votre article, tout en témoignant de l’heureux changement de considération qui s’opère de nos jours en entreprises concernant ses compétences humaines, élève ces qualités en compétences utiles et recherchées par les employeurs.

  3. Très bon article qui remonte le moral des autodidactes. Je vais de suite me mettre au travail pour revaloriser CV et lettre de candidature. En espérant vraiment que ça porte ses fruits …..

  4. Merci pour cet article plein de bon sens, qui résonne en moi pour la femme leader qui a su mener à bien de belles réussites collectives tout en luttant contre ce machisme égocentrique.
    Fort heureusement j’ai rencontré beaucoup d’hommes qui savent aujourd’hui laisser libre cours à cette partie d’eux même et laisser les anciens schémas de pouvoir autoritaire qui ne vous écoutent pas. Je pense que les femmes démarrent une carrière en développant leur côté fort masculin pour ensuite avoir cette force de pouvoir communiquer avec intégrité face à ce type de personne. Et les hommes doivent assumer leur part de féminin, nous avons tous à trouver un équilibre qui lorsque les hommes et les femmes s’associent dans un contexte gagnant gagnant produit de l’efficience mais surtout dans la durée.

  5. Article très intéressant.
    La posture gagnant-gagnant, d’égalité est la plus favorable à l’épanouissement et à la performance des entreprises.
    Ensemble, quel plaisir d’avancer, d’innover, de s’améliorer, de collaborer. Quand le travail devient un plaisir, l’entreprise a à y gagner.

    Merci pour cette description et au plaisir d’échanger.

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